La guerre des clans

Une guerre entre Fidèles et Rebelles; Qui la gagnera?
 
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 Appartements de Rosaly Carillo

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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 16 Oct - 11:12

Rosaly était assise devant le grand miroir de sa chambre, mettant une dernière couche de couleur sur ses paupières. Pour une fois, la jeune femme n'avait pas envie de sortir. Cette sortie n'était pas une partie de plaisir: Un groupe de bourgeois se ressemblaient au château pour parler des avancements de la guerre contre les Rebelles qui commençaient à bouger à l'ouest. Ils avaient de plus en plus de miliciens qui se rassemblaient dans les montagnes et dans les plaines. Bientôt, ils attaqueraient, Rose en étaient sûre.

On les avait rassemblés que pour mieux prendre leur argent. Malgré les fond presqu'infini que la triarchie, on commençait à marquer d'argent, surtout pour payer les soldats entraînés qui attendaient impatiemment le début réelle de la guerre. Et si on commençait à envoyer des gens au front, l'argent fondrait comme neige au soleil. Son rôle en cette soirée était que les bourgeois donnent des grosses sommes d'argent pour financer la guerre. En tant normal, Rosaly n'avait pas à s'occuper de ce genre de rassemblement, c'est une des deux reines qui s'en chargeaient. La parole d'une reine pesait beaucoup plus dans la balance que la parole de la conseillère. Mais Nathalia avait mystérieusement décidé de laisser cette lourde tâche à Rosaly cette fois. La voix de Rose était moins convaincante, mais en tant que porte-parole de la royauté, elle se devait de le faire à sa place.

Les pas des servantes qui s'affairaient aux dernières tâches de la journée résonnaient à l'étage. Mais Rosaly ne faisait plus attention. Depuis le temps où elles faisaient toujours le même trajet, la jeune femme pouvait même dire qui était à quel endroit. Ce fut les pas plus lourds dans l'escalier qui attira l'attention de la conseillère. Joshua. Elle lui aurait bien laissé sa soirée à lui aussi. Avec toutes les fêtes et les réunions qu'elle avait présidée ou assistée, son garde du corps avait dû être aux aguets bien des fois. Bien sûr, c'était son métier, mais pour une fois qu'ils pouvaient enfin respirer... Lorsqu'il attendit ses pas près de la porte, Rosaly haussa la voix.


- Tu peux entrer Joshua.

Elle attendit la porte ouvrir et les pas s'approcher d'elle. Elle ne tourna pas la tête de son miroir- il restait quelques retouches à faire - mais elle vu sa silhouette dans la glace.

- Moi aussi, j'aurais bien aimé prendre une pause. Je n'étais pas concernée par cette rencontre pour une fois. Mais lorsque Nathalia ordonne, c'est assez suicidaire de refuser. (XD) Mais comme personne ne s'attendait à ma présence, tu ne devrais pas avoir à t'inquiéter pour ce soir. De plus, je ne vois pas faire acte de présence bien longtemps, juste le temps de ramasser l'argent de nos donateurs.

À ses mots, Rosaly eu un autre sourire et passa une dernière fois la poudre verte sur le dessus de ses yeux.
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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 16 Oct - 16:04

L’air ambiant était toujours aussi chaud et sec malgré la lourde noirceur qui s’abattait peu à peu sur la ville, laissant les habitants vaquer à de calmes occupations avant d’aller rejoindre fatigués, leur lit douillet. Le temps pour eux d’oublier un temps, les préoccupations de leur intimité et de la guerre. D’autres, ce soir, auraient le soin de s’en soucier pour eux. De riches familles avaient été conviés à cette occasion et même si le sujet de cette invitation n’avait pas été très claire, on refusait rarement une invitation de Nathalia par peur des représailles.

Joshua avait guetté discrètement les arrivées des calèches. Riches marchands, riches héritiers, tous brillaient dans leurs beaux habits d’apparat. Les fers d’or portés aux sabots des chevaux blancs témoignaient de ce débordement de luxe qui constituait une carapace d’arrogance peu imaginable. Le jeu des faux-semblants commença dès l’arrivée des invités dans la petite salle de conférence. Les hectares de terrains, les châteaux, les possessions familiales étaient déjà étalés sur la table en de longues conversations ou plutôt en un long match où chacun devait impressionner autrui en de long discours pompeux. Certains étaient venus accompagnés à leur bras de plusieurs concubines et c’est bien de ces femmes dont Joshua avait le plus d’appréhension… Pourtant bien pouponnées, leur langage trahissait leur provenance du peuple et malgré leur apparence fragilité, le garde du corps ne démordait pas qu’elles pouvaient être un danger.

Ayant fait un rapide tour de la pièce, Joshua disparut à travers la porte orné d’un lourd rideau de velours bleu nuit. Il gravit les marches une à une et s’apprêta à frapper l’épaisse porte de bois de son poing lorsque la voix qui lui était désormais familière vînt à l’inviter à entrer. Sa main gantée se porta à la poignée qu’il poussa sans plus de manière avant d’entrer dans la chambre et de partir se poster derrière elle. Il avait la position idéale s’il avait voulu la tuer. Si son souffle avait été un poignard, sûr qu’elle serait morte à l‘heure actuelle.

Joshua ne dit mot, se contentant de rester fixement derrière elle, une main simplement postée sur le pommeau de son épée que cachait sa lourde cape noire. Il l’écouta… Le repos n’était pas essentiel dans son métier, se relâcher et exposer sa cliente au danger, il ne pouvait pas se le permettre. Tant qu’il serait sous ses ordres, aucune lame ne devait effleurer la peau délicate de Rosaly. Joshua cacha un soupir lorsque celle-ci lui dit de ne pas s’inquiéter. C’est avec de tels conseils qu’elle finirait par finir au bout d’une pique. Elle le payait pour s’inquiéter de tout et il le faisait. Que cette entrevue dure trois heures ou dix minutes, il garderait ses sens en éveil. Elle n’était pas la première conseillère royale et il était inutile de lui rappeler comment quelques autres avaient finis.

L’argent des donateurs… si ces riches personnages avaient du mal à lâcher leur or pour une cause autre que la leur, il suffisait de faire de la guerre, leur cause. Chacun se battrait alors pour donner le maximum d’or et ainsi pourvoir se proclamer l’homme grâce à qui les Fidèles ont remportés la victoire. Leur nom rejoindrait des livres d’histoire et dans quelques années, quand il seront recouverts de poussière, tout ça n’aura plus la moindre importance. Tous s’accrochaient à des chimères. La gloire, la célébrité, même le pouvoir! Tout ça n’était qu’illusion… Et Joshua protégeait ces gens qui courraient après des fantômes.
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Sam 17 Oct - 19:41

Rosaly ne s'offusqua pas du silence son garde du corps, elle avait maintenant l'habitude de ne pas entendre de réactions de sa part. Il était plutôt tranquille et il faisait son travail avec sérieux. Elle n'allait tout de même pas commencer à se plaindre parce qu'il est de nature solidaire. Ça la changeait un peu des nobles qui cherchaient continuellement à l'impressionner avec des monologues qui n'en finissaient plus. Elle se leva donc du petit tabouret de bois où elle était assise depuis près d'une heure et défroissa d'un geste sec sa robe couleur émeraude. Elle mettait en valeur la couleur de ses yeux, mais aussi la cicatrice dans son dos. Au début, la jeune femme avait essayé de la cacher le mieux possible avec des robes qui lui cachait le dos, mais elle avait fini par comprendre que cette blessure allait faire partie d'elle pour toujours. Elle avait donc recommencé à porter les mêmes qu'avant l'assassinat raté. Celle-là était plutôt simple, c'était bien une première pour Rosaly alors qu'elle avait toujours les robes les plus folles qui soit. Lassé dans le bas des reins et laissant le dos à découvert, elle avait de plus un joli décolleté. La jeune femme sentait souvent le regard des gens qui regardaient fixement sa blessure, comme estomaqués qu'elle soit encore vivante après ça. Mais elle l'avait fini par s'habituer, comme tout le monde après un temps d'ailleurs.

- Allons-y.

Elle alla vers la porte et se regarda une dernière fois dans le miroir pour être certaine de ne pas avoir oublié quelque chose. Il fallait avouer qu'elle était magnifique dans sa tenue de ce soir. C'était ce qu'elle voulait : attirer l'œil assez longtemps pour qu'elles les adhèrent à sa cause, leur cause. Elle jeta un dernier coup d'œil à Joshua qu'elle savait près d'elle toute la soirée. Depuis trois ans, il était carrément son ombre. Lorsqu'il n'était pas là, aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle se sentait seule.

Rosaly ouvrit la porte et se mis en marche vers les escaliers qui menaient à la salle de bal qui faisait aujourd'hui office de salle de rencontre pour elle et les invités de Nathalia. Comme ses appartements étaient au deuxième étage et la salle au rez-de-chaussée, la jeune conseillère dû descendre des étages la séparant des nombreux nobles qui l'attendaient depuis quelques minutes déjà. Au passage de la femme devant les lourdes portes de bois qui ouvraient sur la salle de bal, les deux portiers lui ouvrèrent la porte. Joshua avait déjà disparu, mais elle ne se savait pas trop loin.

La fête semblait déjà bien s'annoncer. Elle entendait les discussions vives des nobles qui devaient déjà à la main les meilleurs vins de la cave royale. Maintenant, à elle de les charmer.


(hj: Je te laisse poster dans la salle Joshua ^^)
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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Jeu 26 Nov - 16:41

>> le grand Jardin

De retour dans la chambre, la tension accumulée au bout d’une longue journée à veiller commença à s’estomper, comme une cocotte-minute dont la vapeur a besoin de s’en échapper pour éviter l’explosion. Joshua ne laissa pourtant pas de côté la traditionnelle fouille des lieux pour vérifier que personne n’était camouflé dans un placard ou derrière un des long et lourd rideau de la fenêtre, il vérifia d’un œil expert que rien n’avait été bougé, que rien de nouveau n’avait été déposé pendant leur absence. Il connaissait un par un, chaque objet de Rosaly, de sa brosse à cheveux en passant par chacune de ses robes ou ses bijoux. Mais cet endroit était celui où il se sentait le plus chez lui, l’endroit où Rosaly était le plus en sécurité et il ne se lassait pas chaque soir de jeter un œil sur son visage serein et endormi, comme si tous les maux du monde pouvaient disparaître, comme si la paix intérieure existait encore, comme si un jour, il serait de nouveau capable de dormir d'un même sommeil.

Dans cet espace qui n’était pourtant pas le sien, mais qu’il partageait avec Rosaly, il avait son petit coin. Ce petit espace pour ses affaires avaient été décidé d’un commun accord. Dans ce petit meuble écrasé par la royale armoire que la jeune femme possédait pour tout son linge, il rangeait le peu qu’il possédait. Un petit sac en toile contenant quelques secrets de plus sur lui. Depuis qu’il l’avait mis là, il y’a trois ans, il ne l’avait plus jamais ouvert mais à chaque fois qu’il ouvrait la porte du meuble et qu’il voyait ce sac couché dans le bas, l’envie lui venait d’en défaire le nœud mais par protection ou par punition, il se l’interdisait.

Ce soir encore, il défit le manteau qu’il portait chaque jour et d’où se dégageait encore un peu du parfum de Rosaly et l’accrocha dans cette armoire prévue pour lui. Il défit soigneusement l’arbalète fixée à sa cuisse et la déposa sur une des étagères, se délestant de quelques autres armes offensives, gardant uniquement son épée, il referma le meuble et vînt tirer les rideaux de la fenêtre. La journée du lendemain serait moralement difficile et le voyage habituel pour se rendre sur la tombe des parents de Rosaly serait sans doute fatiguant. Il fallait qu’elle se détende au vue d’une bonne nuit.


_ Allez faire un bain chaud, je vais faire monter le dîner en attendant.

Joshua lui permettait ainsi de se détendre sans qu’il soit collé à elle. La salle de bains étant l’un des seuls endroits où Joshua n’allait pas en même temps qu’elle. Le garde du corps quitta la chambre quelques secondes, le temps de charger un serviteur d’aller aux cuisines chercher un repas. L’ordre logique des choses auraient voulu que le dîner se passe dans la salle de bals avec les autres convives mais ce n’était pas soir à imposer un sourire radieux sur les lèvres de la conseillère.

-------------------------------------------------
[pardon, je vais partir du principe qu’elle l’a écouter]

Lorsqu’il revînt la chambre était vide et il entendait le mouvement de l’eau dans la salle de bain tout à côté. La chambre était donc vide de la présence de la jeune femme. Si Rosaly sentait un vide lorsqu’il n’était plus là pour la protéger, il fallait dire que cela lui produisait un peu la même chose de n’avoir plus personne à protéger. Il fit le tour de la pièce, cherchant à faire quelque chose d’utile pendant que le repas était préparé et que la jeune femme profitait de se délasser dans la baignoire. Joshua empoigna deux grosses bûches qu’il mit dans l’âtre avec des petits bois combustibles et alluma le tout avec une bougie. Le bois bien sec commença à brûler sans plus d’attente, faisant étinceler la table basse tout devant et chauffant agréablement l’air ambiant.

On toqua à la porte. Joshua partit ouvrir. Ne laissant personne entrer, il se contenta de prendre les plateaux et de fermer la porte. Il disposa l’ensemble sur la petite table devant la cheminée. L’odeur lui rappela à quel point il était affamé. Et il en fallait de la nourriture pour combler cette grande armoire à glace. Il se dirigea d’un pas vers la grande porte de la salle d’eau, toquant d’une main ferme alors que ces lèvres se portaient tout contre le bois pour se faire entendre au travers.


_ Le repas est servi, je n’attend plus que vous pour nous mettre à table.

Le repas se ferait en face à face comme tous les soirs où la jeune demoiselle préférait rester dans ses appartements. Les autres soirs, Joshua mangeait après elle, la plupart du temps seul. Il n’était pas dans ses privilèges de manger à la table des nobles, son poste s’arrêtant à celui de serviteur.

Ce soir, sur la table. Joshua avait fait un petit écart pour que la jeune fille se fasse plaisir, un peu de vin fidèle dont la réputation n’était plus à faire. La conseillère avait bien mérité un petit plaisir, elle qui devait toujours se priver en public pour ne pas courir de risque. Ici, la nourriture et la boisson avait été contrôlée et elle pourrait se faire plaisir avec un peu de vin ou encore ce morceau de gâteau à la crème qui tendait ses petits bras. Fruits sec, morceau de gibier fumant, raisins, pomme de terres en sauces… tout n’était là que pour éveiller l’appétit et pourquoi pas délier les langues.
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Jeu 3 Déc - 23:20

Sous la proposition de Joshua, Rosaly alla sans se faire prier dans la salle de bain qui était adjacente à ses appartements. Une des servantes remplissaient déjà de bain sur pied d'eau chaude pour permettre à la jeune femme d'y prendre place. Lorsqu'elle déserta l'endroit, la conseillère se dévêtit et se glissa dans l'eau avec un soupir de soulagement. L'eau la réchauffait après sa petite escapade dehors. Restant quelques minutes les yeux fermés, l'eau jusqu'aux épaules, elle finit par glisser et s'immerger totalement la tête sous l'eau. Elle ne restait pas très longtemps dans ce monde qui n'était pas le sien, son souffle ne pouvait la faire survivre que quelques secondes seulement. Elle sortit de l'eau en inspira profondément, au même moment où des coups à la porte se faisaient entendre. Le repas était servi.

Ne voulant faire attendre Joshua plus que nécessaire, elle se lava rapidement les cheveux et le reste du corps avant de sortir de la baignoire et de se sécher. La jeune femme revêtit ensuite une robe légère pour dormir. Ses cheveux étaient encore gorgés d'eau quand elle ouvrit la porte de la salle d'eau, emmitouflée dans une robe de chambre pour s'empêcher de grelotter au contact du changement de température. Heureusement, Joshua avait mis quelques bûches dans le foyer qui leur servait de chauffage l'hiver. L'hiver... Bientôt, ils seraient quasiment enfermés à double tour dans le château pour se protéger du froid mordant du continent. L'année passée, Rosaly avait été alité quelques jours à cause d'une mauvaise grippe. À chaque année, plusieurs personnes mourraient, mais la jeune femme avait réussi à s'en sortir avec un coup de main de ses servantes et de quelques réserves d'herbes médicinales dans ses armoires.

L'odeur de la nourriture parvint à Rose et fit crier famine son ventre. Avec tous les convives a rencontrer et avec Niokirkanof qui était arrivé sans avertissements, la jeune femme en avait oublié jusqu'à sa propre faim. Elle s'assit sous le regard de son garde de cours et regarda ce qu'il avait fait venir de la cuisine. Quand il avait eu fini avec la cuisinière Elle eu un sourire amusée en voyant la bouteille de vin posée sur la table. Elle devait vraiment sembler morose pour que Joshua lui permette de prendre de l'alcool. En trois ans, elle devait en avait bu que cinq ou six coupes, le plus souvent seule après l'avoir fait vérifier par Josh.

Le début du repas se fit en silence, les deux jeunes gens ayant l'un comme l'autre faim. Mais plus le souper avançait et plus Rosaly s'égaillait en commençant à parler de tout et de rien, Joshua répondant parce quelques mots par-ci par-là. Le vin avait fait rougit ses joues, mais rien de bien grave, elle était toujours en pleine possession de ses moyens. Le vin lui faisait oublier sa peine un bref instant, même si elle l'a ressentirait dans quelques heures, lorsqu'elle serait devant la tombe de ses parents, à quelques kilomètres du château. Elle se faisait un devoir d'aller voir à chaque année l'endroit où les corps de ceux qui lui avaient donné la vie reposaient. C'était aussi le seul petit voyage qu'elle faisait durant l'année, celle-ci restant au château le reste du temps. C'était beaucoup de travail pour Joshua, mais il avait été averti depuis le début: ce voyage, elle y tenait beaucoup.

La soirée tirait à sa fin lorsque Rosaly pris sa dernière bouchée. Manger sans convives autour d'elle à papoter comme des pies lui faisait un bien fou. Elle snobait ces têtes blanches qui ne cherchaient que son attention pour mieux être dans le cercle fermé de la royauté. Au moins, avec Joshua avec seule compagnie, elle n'était pas étourdit par ses phrases qui n'en finissait plus.


- Merci d'avoir fait venir le souper ici. Je crois que les nobles dans la salle de bals auraient fini par me rendre plus irritable que je ne lui suis maintenant.
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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 4 Déc - 9:45


Le garde du corps faisait les cents pas dans la chambre en attendant que veuille bien apparaître la jeune femme. Elle ne le fit pas patienter plus que quelques minutes, apparaissant dans ses vêtements de nuit, avant de s’installer sur les coussins cernant la table basse. L’homme remplit son verre avec un peu de vin. Elle avait bien mérité un peu d’alcool pour égayer cette fin de soirée. Joshua en boirait certainement quelques coupes aussi. Sombrer dans l’alcool lui aurait été facile pour oublier ses peines mais il y’avait Rosaly et il était de son devoir de rester en total possession de ses moyens pour la protéger. Joshua sourit, les cheveux de Rosaly, sous l’effet de la chaleur de la pièce commençait à faire un peu n’importe quoi. Cet air négligé lui donnait un petit je ne sais quoi qui le fit prendre un air moqueur que sa capuche aurait camouflé s’il avait porté son manteau.

Dans cette chambre, l’homme n’agissait plus avec la même fermeté, il la laissait plus libre de dire ou faire ce qu’elle voulait. Dans les couloirs du château, dans les salles de réunion, tous deux étaient tenus à une certaine rigueur, à des frontières que chacun d’eux ne devaient pas dépasser. Cette chambre était comme un territoire neutre entre ces deux limites.

Le repas débuta dans un silence quasi religieux. Joshua déchirait la viande de ses dents avec peu de façon et un grand appétit. Il ne faisait pas preuve de manières pour manger. Sans être dégoutant ou répugnant, il se contentait de ne pas faire de geste lent et majestueux pour couper sa viande. Les nobles pensaient-ils être impressionnants lorsqu’ils leur fallait 5 minutes pour couper leur viande et 5 autres pour la porter à leur bouche? Ils prenaient de grands air en mastiquant calmement. Leurs mains gantées venaient soulever leur coupe avec toujours cette même disposition de la main. Il ne prenait pas la coupe à pleine main, non non, ils déposaient simplement quelques doigts à la base pour le porter à leurs lèvres. Mais Joshua s’estimait heureux malgré tout de pouvoir se nourrir de repas qu’on ne donnait pas au peuple. Il avait goûté la nourriture de la prison, cette sorte de purée vaseuse et nauséabonde qui retournait le plus solide des estomacs. Les rats morts étaient simplement plus appétissants que les repas qui leur était servi. Pourtant cette vase verdâtre, Joshua l’avait mangé avec bien plus d’appétit que ce soir car c’était le seul repas qu’on daignait leur servir parfois en toute une semaine. Et même s’il devait être malade après, il la dévorait car il était affamé. Chaque pas de sa vie, lui rapportait une trace de son passé… un repas, un geste, un mot… le plus difficile était de cacher ses émotions pour ne pas avoir à dire pourquoi.

Il arrivait parfois au garde du corps de penser que Rosaly devait se sentir bien seule avec lui comme seule compagnie plusieurs soirs par semaine. Il ne décrochait que quelques mots et ne partageait pas grand-chose sur lui. La conversation était toujours à sens unique et même avec l’habitude de ces trois années, il doutait que la jeune femme ne veuille pas un peu plus d’échange. Joshua n’était plus habituer à tenir une conversation et encore moins à en entamer une. Le seul sujet qui lui trottait dans la tête était le voyage du lendemain et il ne préférait pas en parler. Cette excursion étant de trop près liée à la tristesse de ce soir. Il ignorait pourtant que ce silence la soulageait.

Les mets dans leur assiettes finirent par disparaître. Joshua rassembla les assiettes vides les unes sur les autres et entassa le tout sur le plateau. Une attitude de père de famille qui débarasse la table sans doute et qu'il avait gardé en lui. Il se leva pour déposer cette vaisselle dans le monte-plateaux dans le couloir quand Rosaly le remercia. Que dire pour prolonger la conversation? « De rien »; « c’est naturel, ne me remerciez pas »; « vous aviez l’air fatiguée »… Joshua se contenta finalement d’un simple hochement de tête et disparut quelques secondes dans le couloir vide avant de revenir.


_ Il vous faut dormir à présent.

Le garde du corps approcha la chaise, sur laquelle il passait ses nuits depuis trois ans, près du lit mais ne s’y installa pas. Il pouvait comprendre que cela soit difficile pour une personne de s’endormir quand quelqu’un est à côté et vous observe. Généralement, il attendait que Rosaly soit endormie pour venir s’y asseoir. Son propre sommeil était étrange, presque inexplicable. Il ne dormait pas vraiment mais arrivait tout de même à se reposer… une chose était sûre est qu’il était encore trop effrayé à l’idée de fermer les yeux. Laissant la jeune femme s’installer dans son lit, il se contenta de prendre un chiffon doux dans son armoire. Le sac en bas du placard se présenta encore à ses yeux, lui imposant une nouvelle tentation mais il en referma la porte et se contenta de venir lustrer son épée comme il le faisait presque tous les soirs en attendant que Rosaly visite la demeure de Morphée.
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 4 Déc - 19:08

Rosaly ne s'attendait pas à ce que Joshua lui réponde quelque chose à son remerciement. Mais elle se devait de le remercier pour ce qu'il faisait pour elle. C'était bien la seule personne que la conseillère appréciait autant pour son travail que pour sa personnalité. Même avec le bon petit montant qu'il recevait à toutes les semaines, le fait de rester 24 heures sur 24 avec elle, de ne jamais prendre de repos ou de congés était difficile pour n'importe qui. La jeune femme ne regrettait pas son choix de protecteur. Si elle n'avait pas demandé plus d'informations à cet homme lors de leur première rencontre, c'était parce que sa réputation l'avait fait pour lui. Même avec sa grande curiosité, elle ne cherchait pas un homme avec un passé extraordinaire, mais bien un homme capable de la protéger. Et elle n'avait pas regretté son choix une seule seconde. On lui avait dit que c'était le meilleur garde du corps et les rumeurs s'étaient révélées véridiques.

Alors que l'homme sortait quelques secondes de la chambre pour se débarrasser des couverts, la conseillère se leva de table et alla se réchauffer les mains quelques secondes près du feu. Elle aurait bien voulu contrôler le feu comme elle avait vu les amuseurs royaux le faire durant les grandes fêtes de son enfance. Son pouvoir à elle était plutôt passif et surtout très faible quand on les comparait aux autres tout simplement parce qu'elle n'avait pas de dragon. Depuis toute petite, elle n'était pas sortie du château et comme les dragons se faisaient rares dans la citadelle, la gamine qu'elle était n'avait pas peu trouvé son ''âme-sœur''. Il n'y avait que depuis quatre ans qu'elle se risquait qu'une ou deux fois par an à sortir de l'enceinte du château. En voyant comme il était compliqué de la faire sortir sans encombre, elle se demandait bien si elle allait devoir diminuer ces voyages, même si ne n'était qu'un seul.

Rosaly se dirigea ensuite vers son lit et enleva sa robe de chambre, laissant Joshua à ses passe-temps nocturnes. Elle lui avait proposé de laisser sa garde à un soldat de la garde royale pour qu'il puisse dormir d'un bon sommeil, mais il avait refusé. Encore une fois, elle n'avait pas insisté. Même après trois ans, elle avait encore de la difficulté à comprendre et à cerner cet homme. Peut-être ne le comprendrait-elle jamais finalement. En se blottissant dans les couvertures de satin, elle jeta un dernier regard à Joshua avant de fermer les yeux. Au début, le regard de l'homme l'a rendait mal à l'aise et elle n'avait pas vraiment dormi les premiers jours, elle avait encore une crainte la nuit venue, comme si le fantôme de l'assassin qui s'était glissé dans sa chambre jadis apparaissait. Mais maintenant, il n'y avait plus de gêne et elle savait que personne ne lèverait la main sur elle tant que Joshua serait là. C'est sur ses pensées qu'elle s'endormit, se réfugiant dans le rêve pour quelques heures.

******************************************
Le soleil commençait seulement à se lever quand Rosaly se réveilla en sursaut dans son lit. Son sommeil n'avait pas été des plus calmes cette nuit et un mauvais rêve dont la jeune femme n'avait déjà qu'une faible sensation de peur au creux de la poitrine. Elle se réprimanda de ne pas avoir dormi encore un peu, il était encore tôt. Mais maintenant qu'elle reprenait doucement contact avec la réalité, le souvenir de ce jour la frappa en plein visage: le voyage vers la tombe de ses parents. Le creux dans sa poitrine se fit plus lourd soudainement. Il n'y aurait que le sombre face-à-face qu'elle aurait à subir devant la lourde et froide tombe qui allait la calmer un peu, sans pour autant la soulager. Ce poids, elle le trainait quelques jours avant qu'il ne disparaisse.

Rosaly tourna légèrement la tête vers la chaise où Joshua sommeillait encore. Son épée avait retrouvé sa place dans le fourreau qu'il ne quittait jamais et le chiffon était déposé sur la table basse près de la tête de son lit. Elle constata quand découragement qu'elle avait la tête encore plus ébouriffé que la veille et c'est en voyant Rosaly essayer désespérément de placer un peu ses couettes rebelles que Joshua ouvrit les yeux.
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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 4 Déc - 22:05

Les nuits sont longues lorsqu’on est plongés dans le silence et que l’on ne dort pas vraiment. Ça laisse le temps de réfléchir, de se poser des questions. Cette nuit le sujet était tout trouvé. Joshua repassait en boucle l’itinéraire qu’ils emprunteraient. Ce voyage le mettait sur les nerfs. L’endroit était favorable aux attaques, seul l’escorte pourrait les protéger en cas d’attaque. Le cadre était simple. Pour rejoindre les terres de ce qui était autrefois les territoires familiaux des Carillo, il fallait emprunter une forêt et pas n’importe quelle forêt. Une fôret si dense que les dragons ne pouvaient percer les feuillages, une forêt si dense que dans certains passages, il fallait être en file indienne pour s’y engager. Aucun dragon donc dans ce voyage. Cela faisait trois ans qu’il le faisait pourtant à chaque fois c’était le même pressentiment d’une traversée trop dangereuse pour Rosaly. Mais voilà comment interdire à une enfant triste d’aller rendre hommage à ses parents décédés? Joshua avait depuis longtemps compris que sur ce point ci, elle ne transigerait pas. La chance ne serait pas éternellement avec eux. Un seul chemin pour accéder au cimetière familiale donc une unique route sur laquelle il pouvait être attaqué et un voyage organisé toujours à la même date. Autant dire qu’ils facilitaient grandement la vie des assassins potentiels. Mais il avait beau trouvé ce voyage suicidaire, cela ne changeait rien au fait que dans quelques heures, ils seraient sur la route et qu‘il devrait faire ce pourquoi on le payait.

Rosaly commençait à émerger, il était encore tôt mais ce n’était pas plus mal. Le temps qu’ils se préparent qu’ils descendent dans la cour pour rejoindre la troupe de soldats qui les accompagnerait, il ferait bien jour et la route se fera au moins sans l’anxiété de voir sortir de n’importe où des adversaires. C’est une jolie tête blonde toute décoiffée qui émergea des draps de satin, une jolie tête blonde encore fatiguée. Elle avait passé une nuit agitée, Joshua avait pu s’en rendre compte mais face à cela, il était bien impuissant. Comment pourrait-il lui apprendre à éloigner les cauchemars alors qu’il en était incapable lui-même. Sur ce sujet, elle semblait bien plus capable que lui de les éloigner. Une demoiselle bien plus forte qu’elle ne paraissait.

Joshua n’attendit pas plus longtemps pour se remettre en activité. Il se redressa rapidement, ouvrit l’armoire d’une traite et enfila son manteau après avoir remis son arbalète à sa cuisse. Ce n’était pas le moment de traîner, le voyage serait assez long et il faudrait être de retour avant la nuit pour éviter d’être surpris par des créatures indésirables. Montrant à quelle vitesse, il voulait que Rosaly se presse, il fit les paquetages qu’ils emporteraient avec eux.


******************************************************************


Une fois préparé, tous deux descendirent dans la cour. Les chevaux étaient attelés, uniques animaux qui pourraient se frayer un chemin dans cette brousse. Et Rosaly voyagerait en carriole pour la première partie du voyage, jusqu’à ce que le chemin ne s’y prête plus. Deux carrioles identiques avaient été préparés, histoire de donner le doute aux éventuels assaillants. Tous deux voilés, il était impossible de savoir dans laquelle Rosaly serait caché. Et pour ne pas donner d’indication, sachant que Joshua n’était jamais loin d’elle, il se cacherait avec elle dans la calèche. Dans l’autre calèche se tenaient plusieurs servantes qui portaient toutes la même cape sombre. Une cape que Rosaly portait également sous l’ordre de Joshua. Le but était encore une fois simple tromper l’adversaire lorsqu’ils auraient à quitter les carrioles.

Une dizaine d’hommes, tous armés, tous vaillants, tous prêt à les mener jusqu’au bout du voyage. Joshua tendit sa main à Rosaly afin de l’aider à se glisser dans l’une des voitures et il grimpa à sa suite. Assis face à face, le cocher fouetta bientôt les animaux qui marquèrent bientôt le pavé d’un « cataclop » rythmé. Le garde du corps paraissait calme et confiant pour ne pas inquiéter la jeune femme mais il était tendu. Tant mieux, s’il était dans cet état, il serait plus réceptif de son environnement. Il entendit le son de la grande grille du château, signe qu’ils venaient de quitter l’enceinte des murs fidèles qui les protégeait, et ils avançaient désormais vers cette forêt difficilement franchissable.
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 6 Aoû - 10:51

Derrière la stature de Joshua, Rosaly avait peut-être eu trop l'impression d'être invincible, intouchable face à l'assassin qui était prise en défaut. La phrase qu'elle avait jetée alors avait enfin fait briser le silence qu'Alice gardait depuis que le garde du corps était venu s'interposer dans ce qui aurait été l'assassinat de la conseillère. Comme Joshua, Rosaly ne cru pas un mot de la jeune adolescente. Elle avait vu beaucoup de comédiens dans sa courte vie pour savoir qui était des personnes à la sincérité exemplaire ou des comédiens de première classe. Elle était elle-même, elle l'avouait, une de ses femmes qui jouait presque toujours la carte de la mascarade quand ça l'arrangeait. Mais Alice n'avait surement pas été prise dans la guilde fermée des assassins pour son talent de comédienne, mais plutôt pour son travail exemplaire. La conseillère ne la vue que s'élancer vers la porte qu'elle avait elle-même prise quelques instants plus tôt avant que le flot de nobles masqués paniqués ne lui donne une meilleure couverture et qu'elle la perde de vue.

Rosaly se tourna alors vers son protecteur, ne sachant pas si elle devait envoyer les gardes qui n'étaient pas encore dans la mêlé à sa poursuite. Mais cette idée fut vite oubliée quand elle remarqua avec quel empressement les gardes bousculaient tout le monde pour aller dans la salle de bal. Personne ne se souciait d'elle ou du géant qui l'accompagnait ou bien la petite flaque de sang que les gouttes rougeâtres qui s'écoulaient du poignet de Joshua commençaient à former à leurs pieds. La jeune femme s'inquiéta encore une fois pour la statue qui lui servait de garde du corps. Mais il ne lui laissa pas le temps de faire de moindre mouvement pour que la jeune femme essaye d'arrêter le sang et il la poussait dans les escaliers pour aller à ses appartements. S'éloigner de la salle de bal, de la confusion qui y régnait et de l'assassin était la meilleure chose à faire dans ces circonstances.

Ses appartements étaient étrangement calmes quand on la comparait à tout ce qui s'était passé ce soir et qui avait encore son lot d'énervement. Mais Rosaly ne se sentait toujours pas en sécurité, même si c'était cet endroit qui avait toujours été l'endroit où Joshua se sentait assez en confiance pour enlever une partie de son air bourru et où Rosaly fait preuve de plus de gentillesse que devant le reste du monde. Elle regarda nerveusement autour avant de finalement entrer à la suite de son protecteur. Les gouttes de sang faisaient son chemin sur le calage immaculé de la salle et cela rappela à la jeune femme qu'elle devait arrêter ce sang avant que la blessure s'aggrave encore plus.

Elle se dirigea dans la salle d'eau pour trouver quelque chose qui permettrai de nettoyer un peu la blessure et pour éviter qu'elle s'infecte alors qu'elle se refermait. Rosaly avait peut-être des connaissances assez stupéfiantes concernant les plantes médicinales, mais elle n'avait ni le temps, ni la capacité de trouver la plante qui aurait pu éviter ce genre de problèmes, surtout qu'elle entendait régulièrement les pas précipités des gardes derrière sa porte. Elle cru alors que ce n'était surement pas le bon moment pour aller dans le jardin dans le seul prétexte de cueillir une mauvaise herbe.

En revenant dans la salle où se trouvait encore Joshua, Rosaly enleva son masque qui n'allait plus lui servir à grand chose désormais. Ses cheveux étaient un peu devenue n'importe quoi avec sa fuite rapide de la salle de bal et de l'altercation qui avait eu par la suite. Sa robe portait sur le bas les quelques gouttes de sang qu'elle n'avait pu éviter en suivant à grands pas le garde du corps. L'effet spectaculaire qu'avait son costume avait disparu en ne laissant que la peur et la panique de la tentative d'assassinat.

La conseillère ne lui laissa même pas le temps de refuser de se faire soigner, elle avait seulement besoin de faire quelque chose pour ne pas céder à la panique qui la gagnait peu à peu. Avec le linge qu'elle avait pris, elle enleva le sang sur le poignet avant de regarder d'un œil sérieux le trou que la petite arme métallique avait fait. La conseillère posa alors sa main gauche dessus, ferma les yeux et pris une bonne respiration. Malgré son manque de concentration évidente, la faible lumière blanche que Joshua avait vu il y avait trois mois refit son apparition durant une trentaine de secondes.


- Les moments où j'ai besoin de sortir ce petit tour de magie commence à devenir de plus en plus fréquent avec les jours qui passent...

Rosaly enleva alors sa main pour découvrir un poignet sans aucunes marques sauf une légère citatrice. La panique qu'elle aurait dû avoir lorsqu'on l'avait attaqué commençait à donner des signes plutôt voyant et la jeune femme essaya temps bien que mal de la cacher en s'excusant pour aller enlever ses bijoux. Mais malgré toute sa bonne volonté, elle n'arrivait pas à prendre le contrôle d'elle-même comme elle l'avait toujours fait. Elle commença à enlever maladroitement ses boucles d'oreilles en essayant d'empêcher les larmes de couler, sans succès.

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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Ven 6 Aoû - 12:29

Joshua entra à sa suite mais resta un instant à l’entrée avant d’attraper un valet par le bras alors qu’il courait dans les couloirs du château. La vitesse de l’homme fût rompu par la poigne qui le tira vers l’arrière. Le valet d’abord surpris se remis rapidement de sa surprise pour écouter la demande du géant. Rien de plus que le détail de ce remue-ménage… Le serviteur put donner quelques bribes d’informations qu’il avait eu lieu de voir puisqu’il était à ce moment de garde dans la salle pour ravitailler la table du buffet mais Joshua lui en demanda davantage afin de s‘assurer que les rebelles ne se disperseraient pas à l‘ensemble de la demeure. Un lieu sûr ne reste jamais sûr très longtemps dans ces conditions et s’assurer que Rosaly serait encore en sûreté dans ses propres appartements était du domaine de la priorité. Pour le moment, cela n’était qu’une tentative d’assassinat à l’encontre de la Reine, il semblait en avoir beaucoup aujourd’hui. Cette jeune femme était elle alors une rebelle? Ou le hasard de ces deux meurtres synchronisés n’étaient ils qu’une coïncidence? Joshua ferma la porte de l’antichambre par sécurité et rejoint Rosaly. Il rangea le Saï dans l’armoire où il entreposait ses affaires et nombres de ses secrets. Rosaly ne l’aurait pas à portée d’yeux mais il était utile de garder l’arme pour enquêter sur cette assassin: les armes servent souvent de signatures aux assassins. Il serait utile d’en apprendre un maximum sur elle et pour se faire, Joshua savait qu’il serait obligé de retourner dans son passé pour reprendre l’histoire avec le seul indice qu’il avait à son sujet.

Pour le moment, il ne se souciait pas beaucoup de Rosaly qui vaquait à se dévêtir pour porter une tenue plus légère et confortable. Il fouilla l’armoire en quête d’un morceau de tissu qu’il pourrait nouer bien serré sur sa plaie en attendant de pouvoir faire mieux plus tard mais la lady comme quelques mois auparavant était déjà porté à s’occuper de sa blessure. Inutile de grommeler, il était bien trop soulagé d’être arrivé à temps pour se mettre en colère surtout qu’il n’avait pas d’excuse de le faire, cette fois ci. S’il avait voulu, il aurait bien trouvé un détail pour donner début à une dispute mais il n’en avait pas envie. Et puis la conseillère était encore choquée de ce qui venait de se produire, elle n’aurait pas eu les nerfs de jouer au jeu de la querelle. Il l’observa faire. Ses doigts fourmillaient de toutes part lorsque la pression de sa main se posa sur la plaie. Il aurait préféré qu’elle n’utilise pas ses pouvoirs… si l’hémorragie était arrêté, la blessure n’était pas mortelle et ne réclamait pas tant d‘efforts. Joshua libéra son poignet dès que la jeune conseillère souleva sa main pour observer la fine cicatrice, comme un point rosé au centre de son poignet. Il le tourna dans sa main gauche, bougea les doigts pour éliminer les quelques fourmillements qui survivaient encore au creux de sa peau. Sa remarque le faisait réfléchir, même si Rosaly ne pensait sans doute pas mal, il ne savait pas vraiment comment il devait l’interpréter. Rosaly était-elle de plus en plus en danger ou était-ce lui qui était de moins en moins attentif? Il avait sans doute atteint un âge avancé pour l’époque, peut-être n’était-il plus au top de ses jeunes années?

Joshua la suivit des yeux lorsqu’elle se leva, lorsque ses mains tremblantes s’accablèrent à retirer le luxe de ses parements. Ses deux mains se posèrent de part et d’autre de sa nuque sans bouger, en un simple geste rassurant. Elle n’était pas seule et plus encore, elle était en vie.


_ Laissez votre peur s’évacuer Rosaly. Ne la gardez pas en vous ou elle vous poursuivra dans tous les gestes de votre vie… Personne ne saura que vos larmes ont coulé ce soir.

Le moment n’était pas encore le mieux choisi pour lui dire qu’elle reviendrait. S’il devait lui en faire part, elle accueillerait encore la nouvelle avec un sursaut de panique… Il attendrait qu’elle eut repris ses esprits et retrouvé un soupçon de calme et de stabilité. Il ne la laisserait pas sans arme devant la nouvelle attaque de cette illusionniste et il lui donnerait les clés pour vivre un jour de plus. C’est tout ce qu’il pouvait faire encore pour elle. Ce soir, sa vie d’avant, celle du paysan paisible qui suait sous le soleil lui manquait bien plus que n’importe quel jour de cette année. Dans cette vie là, il n’y avait pas de meurtre, de sang ni de trahison. Joshua se noya l’esprit songeur dans le reflet déformé de Rosaly qui prenait les traits et la chevelure de sa défunte femme, renvoyé par le miroir.

_ N’avez-vous jamais rêvé d’être quelqu’un d’autre?

Quelques mots échangés. Voilà peut-être ce qu’il faudrait à la conseillère pour finir d’oublier cette panique qui avait envahit le château.

[post pas top, mais j'ai primé l'envie de répondre vite sur la beauté du post! Razz]



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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Mar 10 Aoû - 19:43

Devenir quelqu'un autre ? Oui, Rosaly aurait voulu devenir une autre femme, une femme qui n'avait pas besoin de garde du corps pour espérer vivre aussi longtemps que n'importe qui, une femme qui pouvait être elle-même à longueur de journée, une femme qui n'avait que seul préoccupation de penser au repas qu'elle devait préparer pour le souper. Mais elle avait monté les échelons d'une toute autre vie et elle aurait bien voulu, l'espace d'un instant comme celui-ci, tout laisser derrière elle, se trouver un mari et vivre comme une femme normale.

La jeune femme s'essuya les dernières larmes qui lui avaient glissées sur ses joues et continua à enlever les derniers vestiges que ce qui avait fait sa splendeur au bal. Les larges mains de Joshua lui procuraient un sentiment de réconfort qui avait fini pas faire taire ses larmes, mais pas son angoisse de voir resurgir à tout moment l'ombre de l'assassin derrière les rideaux de sa chambre revenait toujours la hanter. Mais son protecteur était là cette fois, déjà à son poste. Elle ne devrait pas avoir peur. Mais c'était plus fort qu'elle. Dès qu'elle y pensait, des frissons lui traversaient le dos.


- Je ne vous l'avais peut-être pas dit, mais à mes 14 ans, mon père a voulu me donner au fils d'un partenaire de son marché d'armes. Quand ma mère à su la nouvelle, en même temps que moi, elle de nature si calme, a explosée de rage et de colère sur mon père. Le lendemain, celui-ci avait renoncé à ce destin qui m'était destiné et ma mère décida de me faire monter dans la hiérarchie royale grâce à son lien de parenté avec une des reines. Cela nous a pris cinq ans avant que je possède le poste de conseillère. Mais si j'avais eu le choix dans cette histoire, j'aurai pris le destin que mon père me tendait à l'époque. Je suis devenue ce que ma mère a voulu devenir à mon âge, pas ce que j'aurai voulu devenir moi-même. Alors oui, j'aurai voulu mener une vie calme, avec un mari aimant et une ribambelle d'enfants. Mais il est trop tard maintenant.

La jeune blonde passa sa main dans ses longs cheveux blonds pour se calmer encore une fois. Oui, si on lui avait donné le choix, elle n'aurait pas pris la voix du mensonge, de l'arrogance et du secret qu'était la vie de noble au château. Elle se demanda pourquoi Joshua lui demandait soudainement ce genre de questions. Jamais en quatre ans il n'avait voulu parler de sa vie privée et encore moins de celle de Rosaly à moins que cela fût pertinent pour sa protection. Mais en 3 mois, même si les deux le niaient chacun de leur côté, ils étaient devenu beaucoup plus proches l'un de l'autre. Et ce genre de questions devaient bien arrivés un jour au l'autre avec ses nouveaux liens.

- Vous avez fait le choix de changer de vie pour votre part. Je sais que vous étiez un ancien assassin et vous êtes maintenant un garde du corps. C'était un changement complet. Je vous envie d'avoir fait le saut, de choisir ce que vous vouliez vraiment faire.

Rosaly ne savait rien de la vie de Joshua avant que celui-ci ne soit un assassin. Peut-être aurait-elle dit autre chose en sachant ça, mais elle n'avait voulu que faire un compliment détourné à son grande du corps, chose qu'elle ne faisait pas souvent depuis qu'il était à son service. Pourtant, il faisait un travail exemplaire à ses côtés et si quelqu'un avait voulu détruire la réputation de Joshua en parlant de l'attaque où il avait été gravement blessé, le jeune bout de femme l'aurait défendu aussi férocement qu'il l'avait défendu cette journée-là.

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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Mer 11 Aoû - 10:30

En écoutant son histoire, il retrouvait encore là un extrême opposé. Que cela soit son père ou sa mère, tous deux lui avaient tracés un destin depuis le jour où elle avait poussé son premier cri. Lui, on ne lui avait rien imposé si ce n’est de se marier tôt pour renforcer le poids de la famille dans les décisions de village. Il avait pu épouser celle qu’il aimait, il avait pu choisir ce que serait sa vie à cet instant. Parfois, il avait envie de revenir en arrière, revoir sa mère mais était-elle toujours vivante? Et son père? C’était un homme trapu dans son souvenir, sans doute le temps ne l’avait-il pas encore emporté. Il ne les reverrait sans doute jamais. L’envie de les retrouver se mêlait à la honte d’expliquer ce qui s’était passé, à la peur d’être jugé, d’entendre des injures de la bouche des êtres chers qui n’avaient pas quitter la place qu’il leur avait fait dans son cœur. Sans doute, valait-il mieux qu’il continue de jouer le mort, il avait déjà souillé le nom de sa famille, par respect pour eux et par amour, il ne pouvait pas leur imposer son retour… Il aimerait tant savoir pourtant s‘ils vivaient encore.

Avoir un mari, des enfants… Joshua ne put retenir un sourire sincère mais triste en l’entendant décrire ce à quoi elle aurait aspirer. Elle avait raison, c’était cela le vrai bonheur mais bien mal à qui en désire plus comme ce jeudi noir où il avait décidé de s’engager dans l’armée. Tous les désirs d’apporter un peu plus de confort et de douceur s’étaient soldé par un effroyable échec. Mais tout était de sa faute, les jeux de guerre lui étaient montés à la tête, le sang était une drogue qui avait excité tous ses sens.

_Vous avez raison, je rêverai de la même chose: une femme aux boucles d’or et aux yeux de jade, deux enfants si beaux qu’ils rendent jaloux le soleil, quelques terres, une vie simple… Mais vous êtes encore jeune, désirable… beaucoup de nobles souhaitent obtenir vos faveurs. Si vous ne gouterez sans doute jamais les joies d’une vie simple, il n’est pas trop tard pour avoir un mari et des enfants. Vos obligations ne vous l’interdisent pas.

Sa remarque suivante entraîna un long silence. Comment lui expliquer que cette vision positive qu’elle avait de lui, d’un homme qui avait renoncé aux meurtres pour protéger n’était qu’un acte désespéré pour tenter d’approcher une rédemption qui ne faisait que s’éloigner davantage. Comment lui faire comprendre que les crimes qu’il avait commis était au-delà de ce qu’elle pouvait s’imaginer. Joshua avait du mal à trouver ses mots, le sujet était embarrassant et le temps qu’il avait passé à tenter d’oublier n’avait fait que rendre ses explications plus difficiles.

_ Vous vous méprenez Rosaly, il fût un temps où j’étais quelqu’un de bien. La vie m’a fait tout un tas de cadeaux, j’ai eu tout ce qu’un homme rêvait d’avoir… tout ce dont vous rêvez d’avoir… mais on a toujours le sentiment de pouvoir faire plus et cela nous pousse dans l’erreur. Vous seriez choquée de voir les litres de sang que j’ai versé au nom d’un soi disant « amour » et le monstre que j’ai été… c’est pourquoi la confiance que vous me témoignez me touche beaucoup mais elle n‘excuse pas les actes de mon passé.

Joshua se recula, pour le moment, il ne se sentait pas plus léger d’avoir laissé échapper quelques bribes de son passé. Il n’avait pas à assommer Rosaly avec ses problèmes de conscience, elle n’était pas sa thérapeute. On avait tenter de l’assassiner ce soir et il venait la désarçonner avec sa vie alors que c’est elle-même qui avait besoin de réconfort. L’apparition d’Alice avait été une tornade qui avait brisé le sceau retenant les sinistres secrets du garde du corps. Il lui dirait tout ce soir, il ne se sentait plus la force de tout lui cacher. Avec Rosaly, comme avec aucune autre personne, il savait qu’il pouvait parler, que rien ne quitterait l’enceinte de la chambre.

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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Jeu 14 Oct - 21:20

La jeune femme avait commencé à défaire des petites boucles qui tenaient dans ses cheveux et qui avait tenu bon malgré sa course dans le corridor. Elle ne s'attendait pas à ce que Joshua lui réponde, mais elle avait l'habitude. Il était l'homme discret et silencieux, elle, la fille frivole et souriante. Elle fut donc surprise qu'il continue la conversation. Mais à son ton de voix, Rosaly comprit rapidement qu'elle n'aurait le droit de voir dans le coeur du mystérieux Joshua qu'une seule fois. Si Josh avait été un de ses bourgeois que Rosaly aimaient tant cuisiner pour savoir les derniers potins, elle lui aurait sauté dessus avant même qu'il s'en rende compte et elle lui aurait tiré les vers du nez en moins de 2 minutes. Mais c'était Joshua, et ça changeait tout. Elle avait trop de respect pour cette armoire à glace pour lui faire subir son cruel interrogatoire.

Sentant qu'il prenait ses distances, la jeune femme se leva avant qu'il ne se referme encore une fois. Rosaly n'était pas aveugle: elle savait bien que quelque chose dans son coeur le rongeait et le tuait en petit feu depuis qu'elle le connaissait, et même d'avantage. Un jour ou l'autre, il ne pourrait plus contrôler le flot d'émotions qu'il avait enfermé. Rosaly n'était pas prête à le laisser partir. Les trois mois seule lui avait prouvé que sa présence, malgré le peu de mots qu'ils s'échangeaient, lui était plus que bénéfique.


- Depuis les quatre ans, nous passons chaque seconde ensemble. Je ne connais pas grand chose sur vous et vous, vous me connaissez par cœur. Le moindre mouvement vous indique si j'ai froid, si je suis malade ou si je suis inquiète. Je ne vous ai jamais rien demandez sur votre vie passée parce que le peu que je savais me satisfaisait même si j'aurai voulu en connaître plus.

Le petit bout de femme se mesura devant le grand protecteur. Elle ne voulait pas l'affronter parce qu'elle savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas l'aider si elle le faisait reculer au pied du mur. Elle savait seulement qu'elle devait le forcer à vider son sac d'une façon ou d'une autre. Rosaly avait quand même des appréhensions sur ce que Joshua devait cacher aussi profondément. Elle se doutait que ce n'était pas un beau passé et qu'il devait se sentir responsable de se qui était arrivé. Mais la conseillère voulait vraiment aider cet homme qui était toute sa famille en somme. Tout se qui lui restait.

- Je ne suis pas stupide Joshua. J'ai été élevée pour comprendre les gens et il y a longtemps que j'ai compris que vous me cachiez quelque chose de beaucoup plus grave que seulement une enfance difficile ou quoi que se soit d'autre. Ce secret va vous tuer, et encore plus qu'aujourd'hui, je vois à quel point il vous ronge. Je ne veux pas vous voir dépérir en silence Joshua. Vous comptez pour moi même si je semble me servir de tous le monde pour arrivez à mes fins. Mais ça, vous le savez déjà, vous me connaissez trop bien pour l'ignorer.

Rosaly se risqua ma mettre sa petite main sur le bras de son protecteur, espérant lui faire comprendre qu'elle était sincère.

- Je ne vous force pas de parler, mais ne laissez pas cela vous détruire.

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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Lun 1 Nov - 12:09

Par quel miracle, Joshua aurait-il réussit à lui avouer ce qu’il cachait. Plus il s’évertuait à faire un pas en avant plus il sentait une barrière le repousser deux pas en arrière. Comment trouver les mots? Comment avoir le courage? Faire face à nouveau, faire avec, avancer, se pardonner, vivre… Devant son procès intérieur où il avait été à la fois juge, juré et bourreau, la sentence était irrévocable : Il n’avait pas le droit d’oublier, ni même de se pardonner, son supplice serait à vie. Comment avait-il pu? Ses mains tremblèrent un peu en repensant au crime, ses yeux se clore pour effacer une vision du passé. Ses lèvres brûlaient du feu du secret. Il ne la regardait plus. Il sentait des regards invisibles posés sur lui comme si tous les saints de ce monde avait braqués leur regard en sa direction attendant, la balance de Justice à la main, qu’il avoue ses meurtres et CE meurtre en particulier, celui qu’il ne pouvait formuler sans revivre encore cette journée, sans en entendre les râles d’agonie qui avaient glissé de son épée.

Rosaly n’était pas la dernière à savoir que dans ce monde, tout le monde n’était pas beau. Chacun traînait un passé plus ou moins glorieux. Elle avait marchandé avec bien des hommes de mal au nom de la Reine, elle avait côtoyé la mort et avait sûrement plus d’une fois provoqué indirectement la fin de quelques centaines d’hommes mais la jolie conseillère avait comme gardé sa robe d‘innocence, cette réalité qu’on nomme nécessité, parce que c’est tué ou être tué. Cette nécessité et toutes les excuses de ce monde, Joshua les avait un temps cherché. Il avait retourné son crime sous tous les angles pour tenter d’expliquer son geste par une raison valable. Mais quelle raison peut excuser d’avoir tuer sa femme et ses deux enfants? Peut-être avait-il sous les yeux une des raisons pour laquelle il n’avait jamais souhaité en faire part, parce qu’il n’avait aucun argument pour expliquer et atténuer la gravité de son geste. Les hommes viennent au monde innocent mais ils goûtent au sang beaucoup trop vite, c’est la seule chose dont il était sûr.

Sa main posé sur son bras lui électrifia l’échine. Il était comme au pied du mur, il en avait trop dit ou pas assez. Maintenant, il en était arrivé au point de non retour, là où il choisirait de parler ou de la quitter. Il se tairait, elle se coucherait et au lendemain matin, lorsque ses yeux s’ouvriraient sur ce nouveau jour, il aurait disparu et sans qu’il n’eut besoin de laisser une lettre, elle aurait comprit pourquoi… parce que ce secret aurait eut raison de leur relation. Il fallait choisir. Dehors, il ne manquerait pas de trouver du travail, l’or n’était donc pas un souci mais dehors, pourrait-il trouver une amie plus fidèle et compréhensive que celle avec qui il avait partagé ces quatre dernières années? Le poids de devoir la quitter était lourd lui aussi, il avait eut le malheur de s’attacher à ce petit bout de femme. D’une main légère, il posa la sienne sur le dos de celle de Rosaly et la détacha de son bras sans pour autant la relâcher. Le bout de ses doigts blottit au creux de son poing, il se tourna vers elle. Le moment était venu :

- J’ai été marié il y’a de cela quelques années. Ma femme et moi avons eu deux enfants. Nous n’avions pas une vie des plus aisées mais nous étions heureux… J’ai voulu plus pour eux et je me suis engagé dans l’armée. Pendant plusieurs années, je ne les ai plus revu…

Il s’arrêta, mettant moins d’entrain à parler, sentant le moment le plus lourd approcher. Son regard se fit absent.

_ … Ma faction ne recevait plus d’ordre depuis des mois, et comme des monstres perdus au milieu des plaines, nous voulions plus de sang. Nous avons attaqués ce village parce qu’il était sur notre chemin et j’ai commis l’irréparable… J’aimerai me prétendre innocent mais dans cette guerre, j’étais de ceux à vouloir aller toujours plus loin, je n’avais même plus conscience des raisons pour lesquels je m’étais engagé. Je n’ai reconnu ma femme et mes enfants que lorsque leur sang coulaient sur mes mains… Il n’y a pas un jour qui s’écoule sans que je doive vivre avec le poids du regret, de la colère et de la honte.

Joshua chercha avec appréhension le jugement dans le regard de la jeune conseillère. Il savait qu’il avait mérité tous les airs qu’elle aurait pu prendre mais il s’en imposait déjà suffisamment pour supporter de lire dans ses yeux qu’elle le rejetait à présent.

_ Si cette révélation a altéré la confiance que vous me portez, je comprendrai que vous désiriez vous passer de mes services.

[pas cool, pas cool mais c'est posté]
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Sam 27 Nov - 23:15

Comment vivre avec un secret qui ronge votre esprit, s'infiltre partout et ce fait un plaisir de vous rappeler que ce que vous avez fait vous hantera pour le restant de votre vie ? Joshua avait réussi pendant plus de quatre ans. Il avait voulu protéger l'âme de Rosaly ? Il avait voulu garder le plus longtemps possible le respect de ce petit bout de femme ? La principale intéressée n'en savait rien. Ce qu'elle savait à ce moment où elle sentait que l'avenir proche de son garde du corps était entre ses mains, c'est qu'elle était profondément troublée.

Troublée, ce n'était rien en comparaison à se qu'avait dû vivre la femme et les deux enfants de Joshua quand leur père et l'homme qu'ils aimaient les avait trahis enfonçant sa lame salie de milliers de morts dans leur corps. Troublée aussi parce qu'elle venait de découvrir une facette de son ange gardien qu'elle n'avait pas soupçonnée. Il avait été père, un bon père même. Il avait vécu la vie que Rosaly avait toujours voulu vivre. Et il avait tout perdu en une fraction de seconde. Si Josh avait rapidement porté le blâme sur lui et avait souffert durant des nuits entières alors que Rosa dormait sans se douter de se qu'il vivait alors qu'il était à quelques centimètres de lui, la jeune conseillère, elle, voyait en ce grand géant au coeur brisé une victime de la guerre, des meurtres et du sang. On l'avait façonné en parfait petit soldat qui ne sait que tuer et dormir et c'était Joshua qui avait obéi et entraîner la mort de sa famille. On pouvait mettre la faute sur le protecteur de Rosaly, mais aussi à tous ceux qui les obligeaient à se battre à la guerre et qui les transformaient comme ça. Et ses monstres qui les transformaient, elle en faisait partie.

Oh ! peut-être pas directement, mais elle en faisait partie en continuant de faire des fêtes pour avoir plus de fonds, en jouant les intéressées devant un noble avec une flot de bateaux, en appuyant Nathalia. Ce n'était pas Joshua le monstre, c'était elle.

Rosaly fixa un instant les yeux gris rempli d'appréhension de Joshua puis, sa petite main enfermée dans la géante. Doucement, elle glissa son autre main sur celle de Joshua, déposant ces doigts dans le creux de ses jointures.


- Souffrir comme vous le faîte depuis toujours ne les ramèneront pas. Vous êtes aussi une victime vous aussi. Ce sont des gens comme moi qui vous ont forcé à devenir une machine durant la guerre. Ce sont nous les monstres, pas vous.

Elle leva les yeux un instant, recherchant dans son regard un calme, un signe que sa culpabilité s'estomperait. Elle ne croyait pas que la douleur partirait. On ne calmait pas de sitôt un coeur blessé.

- Vous avez fait des erreurs dans votre vie, vous avez tué, oui. Ce n'est pas vous qui a détruit votre famille, c'est la guerre qui l'a détruite.

( Raah ! Il a l'air tout petit ! Mais je te jure, ya 500 mots ! XD)

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Joshua Merendès
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Mar 7 Déc - 15:32

Quel idiot il avait été de lui faire part de ses pensées. Comment pourrait-il imaginer qu’elle le regarderait de la même façon? Il avait prit le risque de tout chambouler à cause d’un remord plus important que les autres jours? Un idiot, voilà tout ce qu’il était! S’il n’était pas capable de mettre ses états d’âmes aux oubliettes alors autant changer de métier. On ne protège personne efficacement lorsque l’on est plus concentré, que sur le passé. Il avait malgré tout confiance en Rosaly et savait que l’arme qu’il lui mettait entre les mains, elle ne s’en servirait pas contre lui. Il avait foi en elle, même s’il ne cautionnait pas tout ce qu’elle devait faire en tant que conseillère et qu’il ne prêtait aucune allégeance à Nathalia.

Sans pouvoir faire de pas en arrière, il regardait cette information faire son chemin sur les traits de la petite blonde et plus encore dans ses yeux. A quoi pensait-elle? Se sentait-elle trahi qu’un tel secret ne lui ai pas été rapporté? Y’avait-t-il du mépris pour le geste qu’il avait eu? Lui en avait tellement! Son arme lourde déjà souillée contre ces trois corps innocents n’auraient pu échouer dans le vol des souffles de leur vie. Cette lame, nul doute qu’il la reconnaîtrait s’il la retrouvait chez un marchand et cela même si les quelques centaines d’hommes qui avaient combattu à ces côtés avaient portés la même. Il espérait qu’on l’eut fondu, qu’on lui ai donné un autre but dans la vie que celui de tuer à nouveau.

Sa main venant recouvrir la sienne le fit tressaillir. Son geste avait une portée affective qu’il n’aurait pas soupçonné après un tel aveu. Il se sentait soudainement tellement las, tellement épuisé de lutter contre le passé, comme si cette main posée sur sa peau, pesait des tonnes. Il l’écoutait et il n’aurait su lui donner tort. Cela ne servait à rien de souffrir, ils ne reviendraient pas. Oui, mais comment faire autrement? Il n’arrivait pas à se départir de cette idée qu’il n’avait pas le droit de retrouver le bonheur alors qu’il avait volé celui des trois êtres qui lui étaient le plus cher. Dans la générosité qu’il lui connaissait, il vit Rosaly, prête à assumer le poids de sa faute à sa place pour l’en libérer, tirant tous les torts vers les gens de sa condition alors que les hauts officiers n’auraient jamais daigné s’excuser avec autant de bonté de cœur sur les pertes qu’ils auraient pu causer. Toutefois, Joshua n’estimait pas qu’elle en avait la responsabilité
.

_ Vous vous méprenez Rosaly. Je suis l’unique responsable de ce crime. J’ai porté cette arme contre eux de mon propre chef. Personne ne m’a donné l’ordre de le faire. J’étais totalement soumis à mes pulsions et c’est en cela que je suis coupable. J’aurai dû choisir de ne pas lever mon épée...

Il se détacha de sa main, estimant sans doute qu’il n’avait pas mérité autant de compassion.

_ Ma femme était comme vous, généreuse mais je sais que si elle me pardonnerait de lui avoir pris sa vie, elle ne m’aurait jamais pardonné d’avoir volé la vie de nos enfants. J’ai essayé de mettre la faute sur bien des choses mais rien n’efface ma culpabilité. Que dois-je faire?

Conseillère ou non, il en demandait beaucoup à ce petit bout de femme. Qu’aurait-elle bien pu lui dire de plus pour soulager ses maux? Il se replongea alors dans son mutisme glacial, ne cherchant pas à avoir de réponse à sa question.

_ Je vais demander à ce qu’il y ait un tour de garde supplémentaire autour de votre chambre cette nuit.

[archi nul mais j'ai ben du mal à me remettre dans le perso XD]
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Appartements de Rosaly Carillo   Mar 11 Jan - 15:20

Le destin est cruel avec certaines personnes. Des gens sont capables de vivre avec toutes les tuiles qui peuvent leur tomber sur la tête, d'autre devienne fou et meurt sous ces dernières. Le destin n'avait pas gâté Rosaly, mais surement pas Joshua. Mais, elle ne pouvait changer le passé malgré la douleur que ce passé faisait à son protecteur. Rosaly n'avait pas de véritables conseils à donner à Josh, même si cette demande la touchait beaucoup. Elle se faisait à moitié écouter par les hommes de Nathalia, et elle le savait. Même Nathalia ne l'écoutait pas outre mesure. Alors que Joshua lui demandait un véritable conseil...
Il était impossible d'oublier le geste. Oui, l'ancien père de famille avait tué femme et enfants, mais pouvait-on vraiment le condamner toute sa vie ? Pouvait-il se condamner tout sa vie ? D'après l'histoire de Joshua, il ne le devait pas, pas en se détruisant de la sorte, à petit feu. Ce grand homme, malgré la force qui émanait de lui, finirait pas s'essoufflé à force de se haïr. Et seuls les dieux savaient à quel point Rosaly l'avait expérimenté par le passé.

La seule chose qu'on pouvait condamner dans son geste n'était pas d'avoir tué sa femme et ses enfants, mais bien d'avoir voulu tuer quelqu'un. La jeune femme ne pouvait se résoudre à poser les châtiments qui allaient avec son geste. Comme avait-il seulement pu savoir que sa famille se serait retrouvée dans cette vieille maison à des lieux de son village natal ? Comment aurait-il pu les reconnaître après tants d'années si loin d'eux ? C'était une immense et regrettable coïncidence. Ce que pouvait condamner la jeune femme était la mort que le géant avait semée sur son passage, sans raisons apparentes. La mort pouvait être pardonnée lorsqu'elle était donnée pour se défendre ou sur ordre d'un autre. Mais Joshua avait donné la mort seulement en suivant ses pulsions, ses instincts les plus sauvages.

Voyant que Joshua se refermait un fois de plus sur son mutisme que la jeune femme connaissait si bien, elle l'attrapa une fois encore au bras de façon à ce qu'il se retourne. Il aurait bien pu ne pas se retourner s'il l'avait voulu, sa force étant bien plus grande que celle de sa minuscule compagne.


- Il faut vous pardonner la mort de vos enfants et de votre femme. Jamais vous n'auriez pu prévoir qu'ils seraient présents dans cette maison. Vous n'auriez jamais pu les reconnaître après ces années et la rage qui vous voilait la vue. Ce que vous devez condamner, c'est la mort que vous avez laissé derrière vous, ses gens que vous avez tués sans avoir de raisons. Ça, vous ne devez pas vous les pardonner. Il faut les gardez ici - Elle s'étira pour lui toucher la tempe - et là - Elle lui toucha la poitrine. Continuez à protéger comme tu le fais. Pas seulement avec moi, sauvez des gens de la mort pour vous faire pardonner ceux que vous avez envoyé trop tôt la voir.

Rosaly leva les yeux sur cet homme qui se tourmentait l'esprit. Elle ne savait s'il l'écouterait vraiment et si sa question n'avait été qu'une façon de clore le sujet. Elle regarda sa main encore posée sur le cœur de Joshua et qu'elle sentait battre. Elle se dégagea finalement avant de se tourner vers le foyer pour partir un feu et se réchauffer après cette longue soirée. Elle avait encore des frissons en pensant à cette assassin qui avait eu sa dague si près de son cou...

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