La guerre des clans

Une guerre entre Fidèles et Rebelles; Qui la gagnera?
 
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 Grand bal masqué [sujet principal]

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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 23 Déc - 18:01

Le soleil était tombé derrière les montagnes illuminant le ciel couvert de ses quelques couleurs qui transperçaient le gris des nuages. De sa chambre, la reine Nathalia avait pu observer le phénomène. Elle savait que cela voulait dire que sa présence serait demandée à la salle du trône. Les premiers invités viendraient saluer la triarchie et il était de mise qu’elle y soit. D’un pas gracieux, elle se présenta devant son haut miroir sur pied. Elle avait enveloppé son frêle corps dans une somptueuse robe rouge vin bordée de dentelle noir. Des motifs en fil d’or découpaient ses formes. Le symbole des fidèles avait été agrafé au centre sur sa poitrine juste à l’entré de celle-ci. Elle avait noué un ruban de dentelle fortement décoré aux motifs de sa robe autour de son cou. Nathalia avait fait de même pour son masque. Celui-ci mettait en valeur ses yeux dorés souligné d’un trait noir. Elle avait aussi marqué au crayon ses lèvres pulpeuses. Maintenant qu’elle était prête, la reine pouvait afin disposé sur sa tête sa couronne. Elle le fit avec grande délicatesse replaçant ses cheveux par la même occasion. Elle enfila ses longs gants de satin noirs qui glissèrent délicatement sur ses doigts, ses mains et ses bras. Lorsqu’une servante vint toquer à sa porte, Nathalia terminait les derniers ajustements à ses préparatifs.

-Que la mascarade commence.

La reine fut la première de la triarchie à arriver en les lieux. Elle se doutait que la jeune Lumia devait être morte de terreur dans sa propre chambre. Bien qu’elle fût masquée, il lui fallait assumer l’héritage de sa famille. Pauvre enfant, si jeune et affronté un tel monde… En comparaison de Nathalia, si vieille et tellement accoutumé à ce genre d’extravagance. Elle avait jadis participé à ces bals ou la fantaisie des uns faisait le bonheur des autres. Il faisait longtemps que la noblesse n’avait pas eu droit à ce genre de divertissement. De plus, dès trois royautés, elle était la plus alaise en société. Il fallait mouler la jeune reine Maraigh à cela le plus vite possible. On habituait les demoiselles dès leur enfance pour ces évènements d’apparences. Malheureusement, l’enfance de Lumia s’était envolée. Quant à l’assassin, il était le seul à pouvoir décider de son attitude. Il n’était pas possible pour elle, simple femme dans la vie de l’homme, de faire de lui un Roi à part entière. Lorsqu’elle eut fait le chemin qui menait à son trône, elle eut le pré-sentiment que celui à sa droite resterait vide toute la soirée. Surélever de plusieurs marches, les trois trônes surplombait entièrement la salle. Son trône avait été conçu pour dominer les deux autres. Il en était de même en leur palais respectif. Habituée à bien paraître, Nathalia plaça sa robe au même moment qu’elle s’assoyait sur le confortable coussin de plume qui rembourrait le blanc ainsi que le dossier et les appuie-bras. Sa délicate silhouette se perdait dans l’immense trône qui n,avait sans doute pas été fait sur mesure pour elle. En elle-même, elle fut amusée de la chose. Son visage par contre se figea en une expression de neutralité. Le dos droit pas tout à fait appuyer contre le dossier, les bras soigneusement rangé sur ses genoux, elle observa les dernières servantes qui s’activaient au buffet. L’Absence de Lumia la dérangeait extrêmement. La reine aurait voulue s’entretenir avec elle afin de la rassurer. En parlant de sureté, Nathalia porta sa main dans son dos. Dans la jonction du dossier, de l’appuie-bras et du banc du trône, une épée avait été insérée. Sans même lui porter un seul regard, Nathalia savait qu’on avait exécuté son ordre et y placer sa propre épée. Un fin sourire se souda à ses lèvres un instant. Que de souvenir. Elle n’aurait su si c’était sur ce même trône que, des années au paravent, le roi s’était écroulé sous le poids des trois poignards. Elle pouvait toute fois certifiée que c’était exactement devant elle au bas des quatre escaliers que s’était tenue à piètre jongleuse. Tant d’années… tant de souvenirs auxquels elle n’attachait plus aucune valeur. Ironie du sort, elle avait revêtis la même robe sans s'en préoccuper réellement. Qui pouvait se souvenir de toute façon?
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Lumia Maraigh
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 23 Déc - 19:08

Lumia jeta un dernier coup d’œil à son reflet qui lui renvoyait l’image d’une jeune femme indécise. Sa robe violacée enveloppait son corps et se moulait à son corps jusqu’à la taille pour tomber au sol avec légèreté. Seul quelques mèches de cheveux retenaient ceux-ci de tomber sur son visage, alors que le reste descendait en cascade sur son dos. Voilà. Cela suffisait surement. Elle avait changé une bonne cinquantaine de fois de vêtements avant de finalement opter pour celle-ci. La couronne posée sur sa tête scintillait sous la lumière des bougie qui éclairait la pièce et sauf le ruban semblablement ornée à sa taille, elle ne c’était pas alourdit de plus de bijou. Maintenant tout était parfait.
Elle quitta la chambre d’invité, qu’elle logeait depuis la veille, d’un pas sûre. Laom, la tête dans l’encadrement de la fenêtre soupira. La porte se rouvrit brusquement et Lumia attrapa le masque laissé sur la commode et en couvrit son visage. Elle fit un sourire gêné à la dragonne et referma la porte en sortant. Ce soir elle n’aurait pas la dragonne près d’elle pour lui dicter comment se conduire. Elle serait laissée à elle même comme une gazelle dans la cours des lions. Elle se dirigea vers la sale d’abat… la salle de bal et parvint à chasser d’elle les craintes qu’elle avait, autant lié à cette nécessité de bien paraître qu’à ce que Laom lui avait dit quant au déroulement de la soirée. Elle ne savait pas si elle devait s’attendre à ce qu’il se passa quoi que ce soit qui déroge à ce qui était planifié et n’avait aucunement formulé le souhait de le savoir. Tout cela, pourtant l’énervait.
Elle marchait d’un pas rapide, mesuré du mieux qu’elle le pouvait. Elle avait apprit à ne pas se considérer en retard, même lorsqu’elle l’était et c’était le cas. Elle aurait du descendre avant. Elle passa la porte jeta un coup d’œil furtif à la salle et se dirigea vers le trône à la gauche de Nathalia sans plus attendre, mais sans se presser. La moyenne entre les deux trouvaient encore difficilement écho dans son esprit et il en fallut de peu pour que le souffle lui manque, surtout dut à sa nervosité qu’à une mauvaise condition physique. Elle s’arrêta devant Nathalia. Elle se souvint à temps qu’il n’était pas nécessaire de trouver excuse à son léger retard et servit un sourire à Nathalia en lui servant avec une sincérité presque enfantine.


-Bonsoir Nathalia. Vous êtes réellement ravissante.

Nathalia avait toujours fascinée la fillette qu’elle était par son élégance et si Lumia c’était éloignée de beaucoup de l’image du vilain petit canard maladroit qu’elle avait le jour où elle l’avait rencontré, elle ne pouvait s’empêcher de trouver chez elle le même émerveillement. Il n’y avait donc aucune politesse dans ce compliment, seulement la sincérité qu’on lui aurait probablement dictée de cacher si la dragonne de sa mère l’avait accompagnée.
Elle ne s’attarda pas devant le trône central et vint prendre place sur le siège à gauche de Nathalia. D’ici, au moins, pouvait elle voir les gens se déplacer dans la pièce et voir d’un œil presque extérieur comment ils devaient se comporter. Le danger dans ce château était surement situé à côté d’elle plutôt qu’ailleurs dans la pièce, mais parmi tant de gens ont elle ignorait encore trop de chose, elle n’avait pas d’autre choix que de faire confiance à une femme qui en connaissait plus que quiconque sur la manière d’agir ici. Si elle n’avait pas eut toute cette pression, Lumia n’aurait sans doute eut aucun mal à s’amuser, mais pour l’heure elle ignorait même si elle était en droit de s’amuser ici.
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Daleg
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 23 Déc - 20:32

Voilà longtemps que Daleg n’avait pas assisté à ce genre d’évènement. Il y’aurait certainement du beau monde ce soir. Il y’avait quelque chose de faussement amusant à penser qu’ils allaient faire la fête alors que le déluge s’abattait sur les terres et que d‘autres allaient vivre l‘enfer cette nuit. Cette fête était la parfaite représentation de sa reine. A la surface, une apparente douceur, comme cette fête, et en profondeur des éléments déchaînées comme la tempête qui s’abattait sur les villages de tout le continent. Ce matin encore, Daleg était couvert de boue, ayant mené une expédition par laquelle il devait dégager une route sur laquelle la montagne avait déversée un déluge de terre et qui empêchaient le passage des caravanes marchandes, mais aussi des invités de ce soir, venant de l’Est. Il était important qu’ils soient tous là ce soir, d’une part car cela confortait les esprits dans la puissance fidèle actuelle et d’autre part, Daleg ne doutait pas que sa reine ait d’autres choses en tête même si elle n’en faisait part à personne.

Seul dans sa chambre, il sentait bon la propreté d’un bain récent et une odeur boisé imprégnait sa peau. Revêtant son pantalon et sa chemise sombre, qu’il espérait s’harmoniser avec la tenue de la Reine Nathalia, il vînt attacher ses manches mousquetaires à l’aide de discrets boutons de manchettes. Sa large chemise évasée en quelques froufrous laissait se dessiner un torse musclé et désireux de porter encore longtemps la gloire de la noblesse. Il vînt cintrer sa taille d’une belle ceinture de cuir sombre à la large boucle frappée du sceau fidèle. Sa chemise marqua quelques plis délicats emprisonnés par le morceau de cuir qui marquait sa taille encore fine. Daleg enfila ses cuissardes parfaitement cirées par-dessus son pantalon et coinça un coutelas en dedans. Sa fidèle épée ne quitterait pas sa ceinture. Il était le Co-capitaine et il prendrait mal le fait qu’on lui interdise de se présenter armé à la fête. Le beau jeune homme fit quelques pas vers le miroir, curieux de se découvrir dans de nouveaux habits de soirée. Il se tourna, vérifiant ses différents profils et attrapa la touche finale qui trônait silencieuse sur son lit. Il couvrit son visage d’un masque blanc que quelques marques rouges venaient décorer et déposa avec soin la lourde cape rouge sur ses épaules qu’il noua. Redressant la capuche sur le dessus de sa tête, quelques mèches lisses d’un long noir, trahissant son identité, en profitèrent pour s’échapper et glisser avec délicatesse contre le velours de son vêtements rouge. Ce masque cacherait ses faiblesses ce soir et le rendrait plus sûr de lui!

Il quitta sa résidence, le couloir des soldats. Il fit un peu de zèle en allant s’assurer que tout était en ordre, que les soldats étaient tous à leur poste, que les premiers convives étaient accueillis comme il se doit puis d’un pas téméraire, il se dirigea vers la salle de bals. Lorsqu’il poussa la porte, ce fût un homme à la démarche assurée qui se présenta à elles. Il gravit les trois marches qui rendait cette estrade si forte de puissance et salua les deux demoiselles avec noblesse. Nathalia resplendissait de beauté, son masque faisait d’elle une énigme encore plus difficile à résoudre. Lumia apprenait vite! Elle avait une certaine simplicité avec cette robe qui charmait Daleg.


_ Mes compliments Lumia, vous êtes ravissante!

Daleg n’en pensait pas moins de la Reine Nathalia mais il ignorait s’il était en droit de lui faire part de sa fascination. En fait, il était presque convaincu que sa remarque serait mal placée et il ignorait si le petit protégé qu’il était aurait la permission d’oser un compliment sur sa personne. Il ne voulait pas lui donner l’impression de vouloir la surpasser en la complimentant comme toutes les femmes ont l’habitude de se faire complimenter. Daleg ne mettait pas sa Reine dans le même rang. Elle était bien au-dessus de toutes. Elle était unique!

Le Co-capitaine vînt se positionner entre Lumia et Nathalia avec un pas de retrait et se pencha à l’oreille de la matriarche pour lui faire part des nouvelles.


_ Ma Reine, vos premiers invités se présentent à la grille… Nous n’avons malheureusement aucune nouvelle de Del Lä Niokirkanof, nos éclaireurs et nos messagers ont battus la campagne sans succès.
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Rosaly Carillo
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 23 Déc - 23:45

Deux mois s'était écoulés depuis l'embuscade au domaine des Carillo. Deux mois aussi que Rosaly n'avait pas de nouvelles de Joshua, resté derrière, au manoir familial pendant que la conseillère reprenait la route vers le château sous la bonne garde des soldats de Nathalia. Elle avait eu s'adapter au fait qu'elle se retrouvait de nouveau seule depuis trois ans. Dire que Joshua lui manquait était peut-être trop demandé à la jeune femme, mais sa présence rassurante à ces côtés lui faisait plus défaut qu'elle l'aurait pensé. Les premières semaines, elle fut en alerte au moindre bruit suspect et avec les jours qui s'écoulaient, elle avait fini par se calmer, sans pour autant être autant en confiance qu'avec Joshua à ses côtés.

Malgré ses plusieurs défauts, Rosaly était toutefois une femme de parole. Elle l'avait tenu et quelques jours après son retour au château, elle alla à l'écurie où son garde du corps avait installée Ventiris. Au début, la jeune femme était mal à l'aise devant le regard empreint de sagesse de la bête de légende. Au fil des semaines, elle apprit cependant à apprivoiser cette animal dont sa race étaient tellement traînée dans la boue sur les terres Fidèles. Rosaly ne voyait pas pourquoi les gens les haïssaient. Ils avaient la même intelligence qu'eux. Il pourrait même être des amis précieux dans la bataille. Mais la jeune femme ne montrait pas trop ses nouveaux idéaux devant les écuyers de l'endroit. Se montrer favorable à ces bêtes risquait de signer son arrêt de mort. En fait, Rose enviait le lien que Joshua avait avec Ventiris, un lien indestructible malgré leur différence et l'éloignement. Peut-être que qu'elle finirait par connaître ce même lien un jour.

En cette soirée pluvieuse, Rosaly s'apprêtait encore une fois à faire cavalier seule. Elle se leva de son banc devant son miroir où elle se tenait depuis près d'une heure et défroissa sa robe dorée qui complétait de belle façon son masque. Brodées de minces fils d'or et tombant de belle façon au niveau de ses talons, la jeune femme portait aussi de petites sandales de la même couleur. Pour l'occasion, elle avait laissé ses cheveux blonds tomber librement jusqu'à ses reins. Elle avait même accroché quelques plumes à ses cheveux pour accompagner le masque, lui-même fait de petits diamants et de minces couches d'or. Avant de rejoindre le garde qui l'attendait à l'entrée - elle ne laissait plus personne entrer dans ses appartements- elle se dirigea vers son lit et pris le fourreau de la dague de Joshua et le changea pour quelque chose de moins voyant pour la soirée. Elle protégea l'arme blanche d'un tissu de la même couleur que sa robe et la cacha adroitement dans sa robe. Ainsi, elle ne serait pas totalement vulnérable devant un agresseur.

Elle ouvra à porte et ne jeta qu'un bref regard froid au soldat qui la suivit d'un bon pas alors que la conseillère descendait les quelques marches qui la séparait de la salle de bal. Les gens arrivaient déjà en grand nombre, Rose aurait dû arriver plus tôt. Mais malgré cette pensée, la jeune femme fit une belle entrée dans la salle et alla rejoindre les deux reines et le Co-Capitaine qui étaient déjà arrivés. Ce présentant devant eux avant de prendre sa véritable place à côté de Lumia, la belle blonde leur fit une légère révérence, comme l'ordonnait la tradition.


- Mes très chères Majestés Nathalia et Lumia, vous êtes magnifiques.

La conseillère se releva légèrement et regarda Daleg.

- Co-Capitaine Daleg, je suis heureuse de vous revoir.

Après les salutations d'usage, Rosaly alla s'installer à côté de la nouvelle reine. Évidemment, le roi n'était pas encore présent. Peut importe, les reines n'avaient pas besoin de lui. Maintenant, il ne resterait qu'à soutenir avec un magnifique sourire les nombreuses salutations du peuple. Une partie de plaisir...

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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 30 Déc - 22:15

Nathalia se tenait droite et fière sur son trône. Dans une immobilité parfaite, nul ombre d’un rictus ne venait déformer son visage. Son esprit s’était calmé et avait renvoyé dans le néant les souvenirs d’antan. Pour le moment, il n’était pas de mise de se souvenir de jours passés bien que le bal fut la tradition ancestrale elle-même. La reine préférait profiter des derniers instants de silence de l’endroit. Bien que, durant la soirée, elle puisse se terrer dans un silence sans qu’un quelconque personnage ne vienne la déloger, elle ne pouvait se permettre de baisser sa garde avec le bruitage de la soirée. Tout pourrait arriver si elle devait cesser un instant de voir au-delà des convives. Elle profita de la tranquillité temporaire pour fermer les yeux et soupirer. Il était clair qu’après toutes ses années d’existence patienter était une chose qu’elle savait faire de mieux. Cette soirée serait longue et épuisante, mais nécessaire. La femme avait l’habitude de ces soirées encontre partie ni Lumia ni Del Lä Niokirkanof ne pouvait en dire autant. Elle pouvait excuser l’homme de son absence. Il ne pouvait pas devenir un homme de convenance instantanément tout simplement parce qu’un titre l’honorait de porter un joyau de la royauté Fidèles. Nathalia savait plus que tout que l’homme restait « Fidèle » à sa nature [jeux de mot complètement tordant pour Nathalia d’ailleurs…]. Un fin et limité rire fit sursauter ses frêles épaules. Dans sa tête, une part d’elle se tordait de rire avec son incongrue imagination. Elle aurait certainement été capable d’éclater de rire si le concerner de l’image forte farfelue qu’elle avait eue avait été en sa compagnie. Un pas rapide, gracieux et à la fois décidé la fit sortir de ses songes. Une adolescente resplendissante se tenait devant elle. Son seul bijou scintillait dans sa chevelure ébène. Ses yeux verts transperçaient au travers de son masque. Sans compter que la jeune fille ressemblait davantage à une vraie femme dans une telle robe. Rien avoir avec celle que Nathalia lui avait fait enfiler pour sa toute première rencontre avec sa mère dans son corps d’adolescente. La reine Lumia scintillait d’une étrange beauté déroutante rien qui ne put avoir un rapport avec sa génitrice et encore moins avec son géniteur.

- Vous pareillement. J’espère que votre premier bal vous plaira. Si je puis vous être d’une quelconque façon…agréable, demander.

Elle laissa la jeune fille rejoindre son trône. Du coin de l’œil, Nathalia s’amusa à l’observer. Le regard de la jeune femme se promenait sur la salle. Des servantes en majorité qui portaient les derniers détails au buffet et au service. Quelques nobles du château s’étaient regroupés ici et là. Ils attendaient toute fois la foule pour s’engager dans les salutations traditionnelles. Malgré leurs vains efforts pour être silencieux, leurs rires fusaient en échos dans la salle. Toute fois, à l’arrivé plus officiel du Co-capitaine Daleg, les nobles diminuèrent de décibel ne laissant qu’une rumeur remplir la pièce. Si Nathalia avait put être encore plus droite, elle se serait redresser sans hésiter pour accueillir ce bel apollon. Se contenta de relever le menton, la reine répondit à son salut par une légère inclinaison de sa tête. Lorsqu’il présenta ses politesses à la reine Maraigh, elle le suivit des yeux gourmande de ses manières. Puis alors qu’il prenait place à ses côtés, elle reporta son regard droit devant elle. Ce n’était qu’une question de seconde avant que sa conseillère ne survienne à la suite du Co-capitaine. Ce dernier avait prit sa place, mais se pencha à ses côtés pour lui donner les dernières nouvelles. Elle ne fut point étonnée de l’échec de leurs recherches. Elle s’y était attendue. Elle hocha avec douceur la tête pour lui signaler qu’elle avait compris. Sur un ton suffisamment fort pour que Lumia puisse en prendre connaissance, elle rétorqua avec répartie :

-Suggérons donc que le roi étant d’abord et avant tout un homme, cela est tout à fait normal… Il vient par contre de rater sa chance de danser avec l’une des deux plus belles femmes des festivités.

Elle tourna la tête vers Lumia un léger sourire sur les lèvres. C’était le genre de blague subtile qu’elle aimait faire. Elle ne se le permettait pas avec n’importe qui, mais en la charmante compagnie de Lumia, elle ne pouvait s’empêcher d’essayer d’égayer la pauvre enfant. Ceci n’était pas sans précédents. Elle tenait à ce que Lumia attache au lien qu’elles partageaient une certaine complicité. Ou du moins qu’elle n’associât pas à sa personne une sombre image comme tout les autres mortels. Il lui fallait rester près de la reine… Si jeune et influençable, elle pouvait subir le baratin de quiconque voulant l’éloigner des fidèles. Bien sur, en tête de liste venait ce chef rebelle Loan… Nathalia lui portait toute la méprise qu’il lui était possible de porter à un homme tel que lui. Il était encore pour elle que celui qui lui avait ravis sa chère et tendre Arlhéeane. Il avait énormément de chemin à faire pour qu’elle le considère comme un égal soit le dirigeant des Rebelles. Il était donc important que Lumia voit en elle quelqu’un pouvant la rejoindre et l’aider. Bien sur, jamais Nathalia n’aurait l’audace de lui proposer ouvertement toute aide de sa part. Cela aurait été un geste gauche. Elle ne voulait pas que la reine Lumia puisse penser ne serait-ce un instant qu’elle lui était supérieur bien que cela fusse vrai. Elle tenait à ce que Lumia comprenne qu’elle avait un pouvoir presque aussi pesant que Nathalia. Bien sur, il ne fallait pas que se pouvoir serve à la destruction des fidèles. Voilà l’important d’avoir une bonne image à ces yeux si verts. Toujours sur le ton de la discussion, elle enrichit :

-Si je puis me permettre une certaine fantaisie avant que de grands noms ne se présentent à nous, Daleg vous nous ferait bien l’honneur d’ouvrir la dance avec cette jeune et ravissante reine si sagement présente à nos côtés. Oh ! Et Daleg… ?

Elle se tourna cette fois ci vers son protéger lui faisant signe de se pencher à ses côtés. Déjà des gens commençaient à pénétrer dans la pièce. Le bruit des discutions remplissaient la salle d’un vacarme. Dans un murmure, elle susurra à Daleg dans le creux de son oreille d’une voix suave:

-Vous sera-t-il possible lorsque vous déambulerez parmi la foule de garder un œil sur les fréquentations de mademoiselle Carillo ?

Sur ce, elle tourna son visage vers la jeune femme en question qui venait de faire irruption dans la salle. Elle aussi avait revêtit une de ses plus élégantes robes. Cela faisait changement de ces petites robes discrètes auxquelles Nathalia s’était habituée. La demoiselle s’avançait vers eux avec sa même démarche volatile. Nathalia chassa Daleg d’un geste de la main non pas sans respect. Elle accompagna la salutation de Rosaly avec un hochement de tête qui fit scintiller son diadème. Elle avait remonté sa longue chevelure noire laissant quelques mèches lui chatouiller les épaules à chacun de ces mouvements.

-Ravis de vous savoir parmi nous ce soir.

Nathalia la suivit du regard alors que la conseillère prenait sa place au côté de Lumia…En temps normal, le capitaine de mission aurait du prendre place à sa droite entre Del Lä Niokirkanof et elle. Nathalia ne risqua pas un regard vers le trône vide. À quoi bon, il serait encore vide après. Elle se concentra plutôt sur les invités qui commençaient à se serrer en ligne deux part deux pour la plupart sinon seul. La reine tourna la tête vers Lumia et l’invita à l’imiter et de ce fait à se lever. Tout fois, Nathalia fit un pas vers l’avant. Son geste marqua le silence parmi les convives présents. Certains se dépêchaient de pénétrer dans la pièce pour ne pas manquer l’annonce de la Reine.

-Bienvenu à vous tous et passé une excellente soirée en d’agréable compagnie.

Alors que la Reine retournait s’asseoir sur son majestueux trône, la foule applaudissait son court mais suffisant mot de bienvenu. Le brouhaha reprit comme s’il n’avait jamais arrêter. La foule se mouvait de chaque côté de la pièce laissant le centre se remplir d’une file de gens tout prêt à saluer comme il se devait la triarchie ou du moins les royautés présentes.

Améthis suivait de près sa mère comme on lui avait ordonnée. Dès que plus d’un mètre les séparaient la figure maternelle attrapait sa progéniture par le bras et la ramenait à ses côtés. Ils y avaient tant de monde toute fois elle ne pourrait que parcourir la foule une fois les salutations faites. C’était la primordialité selon ces parents. Bien élevé comme elle l’était, la jeune fille profita de l’attente derrière ses parents pour replacer quelques mèches de ses cheveux qui lui tombaient sur l’épaule. Elle retroussa ses gants et emprisonna un pan de sa robe pour la soulever lorsqu’elle marchait. Un regard vers le sol lui suffit pour s’assurer que ses attributs de femme étaient en bonne position. Sa mère la regardait d’un air sévère une dernière fois et avisa la boucle blanche qui partait dans un mauvais sens. Mme Forester redressa son dos rappelant au même moment à sa fille d’en faire autant. Une dizaine de couple et voilà qu’il serait au tour de ses parents. Améthis regarda sur le gradin les personnalités. La jeune reine Lumia resplendissait de même que la blonde à ses côtés. Et que dire de l’adonis installé en recul de la grande reine Gaviria. Il était sombrement habillé sous sa cape rouge s’agençant au couleur de la reine. Il portait à sa taille sa fidèle épée. Nul doute qu’elle aurait aimé qu’il l’assaille avec son autre épée naturellement plus courte qu’il portait au même environ. À de tel pensée, Améthis sentit ses joues s’empourprées. Gênée, elle abaissa son regard jusqu’à ce qu’ils furent devant le gradin. Suivant le mouvement de ses parents, la jeune fille fit une révérence. Lorsqu’elle se releva, elle tenta un regard vers le jeune homme. Avec une telle compagnie l’on ne devait pas s’ennuyer fréquemment. Il lui fallut un moment pour réaliser que ses parents se déplaçaient devant elle. Aussitôt, elle leur emboita le pas peu désireuse d’attirer l’attention sur elle pour de mauvaise raison. L’on était encore qu’au tout début de la soirée pourtant elle se promit une dance en sa compagnie s’il devait descendre de la scène. Alors que ses parents se mêlaient à la foule sans un regard pour leur enfant celle-ci en profita pour disparaître de leur vision. Se mélangeant à ces gens au visage camouflé, Améthis eu une drôle de sensation. Enfin, elle était femme et suffisamment sûr d’elle pour attirer les regards masculins. Même elle ne serait jamais femme sans un verre à ses doigts. Elle attrapa donc au hasard une coupe sur le plateau d’une servante qui le lui présentait. Elle ne buvait qu’en compagnie de ses parents lors de grand souper en leur résidence, mais se soir, elle pourrait boire sans entendre sa mère lui répéter : « Plus lentement Améthis ! Une femme boit lentement. » Et si elle n’avait pas envie de boire lentement ? Et si elle était assoiffée ? Assoiffée de liberté ? Elle fit subtilement le tour de ce qui l’entourait. Personne n’avait le regard rivé sur elle ou du moins c’est ce qu’elle supposait. Pas évident avec ses masques de suivre le regard de tous et chacun. Elle porta sa coupe à ses lèvres et trinqua en silence à sa nouvelle vie d’adulte. Elle vida le verre non pas s’en resté surprise du gout acide du liquide. Ce n’était pas désagréable, mais à éviter. De plus, elle tenait à être capable de resté debout à la fin de la soirée. Si elle devait s’allonger se ne fut pas avant d’avoir trouver quelqu’un pour l’accompagner. Elle n’avait pas passé des heures à se parfumer et à se préparer pour ne pas en faire profiter un heureux. Elle reprit son chemin au travers de la foule. Et disparut parmi les groupes en pleine discussion.
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Lumia Maraigh
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Lun 4 Jan - 22:11

Ce n’est pas faute de l’avoir avertis qu’il fallait se méfier de Nathalia. Lumia n’arrivait pas cependant à voir ce qu’il y avait de si terrible en cette femme qui se tenait à côté d’elle. C’était peut-être justement le fait de ne pas voir les sombres défauts qu’elle pouvait avoir qui rendait si dangereux qu’elle la côtoie ainsi, selon l'avis des autres. Lumia n’avait pourtant pas un tempérament à se méfier de tout et serait surement trop confiante en les qualités de ceux qui l’entouraient toute sa vie, prête à en oublier facilement les défauts. Que Nathalia lui offre sa présence et son attention la touchait beaucoup et remettait loin au fond d’elle-même les doutes et les craintes qu’on tentait en vain de lui inculquer. Elle lui avait sourit, rayonnante, malgré sa nervosité qu’elle dissimulait du mieux qu’elle le pouvait. Si elle cherchait du coin de l’œil à noter les faits et geste de la reine Nathalia, pour savoir comment agir devant la cours, elle n’était pas à essayer de l’imiter pour autant. Leur nature était trop différentes pour qu’elle n’eut pas l’air clownesque si elle si était essayée.

Le murmure des conversations leur parvenait et mis à part les rires, il était difficile de déchiffrer ce qui se disait dans la salle. Les conversations légères des quelques nobles se mêlant aux murmures des serviteurs nerveux que tout soit parfait créait un bourdonnement en écho qui rendait insaisissable les paroles échangées. Lumia avait hâte que la salle se remplisse et que les présentations traditionnelles qu’elle devrait subir s’achève avant même que ce ne soit commencé. Elle dissimulait évidemment cet empressement derrière la nécessité d'en apprendre le plus possible sur les convenances du monde dans lequel elle devait vivre.

Interrompant ses réflexions sur le cour de la soirée, le co-capitaine Daleg fit sont entré dans la salle, peu de temps après qu’elle-même soit arrivé. Droit et noble, sa posture était tout aussi irréprochable que sa tenue. Le respect que Nathalia avait pour son protégé ce sentait par la posture qu’elle prenait à son arrivé. Lumia le remercia du compliment sans oser le lui retourner de peur que ce ne soit pas une chose qui se fasse, selon la convenance.


- C’est aimable à vous , Sir Daleg.

L’absence du roi ne l’attristait guère pour sa part, bien qu’elle n’en fit pas mention. Elle n’avait pas eut le loisir de rencontrer l’assassin, mais en avait suffisamment entendu parler pour savoir qu’elle n’était pas pressé de faire sa connaissance. On ne pouvait le lui reprocher et évidemment elle n’aurait pas eut l’instinctive réaction de lui sauter à la gorge, comme l’aurait fait sa mère. S’eut pourtant été difficile d’arriver à prendre part au festivité et d’être assis si près de l’ennemi de la famille. Valait mieux que les choses fassent qu’ils ne se rencontrent pas en un moment de réjouissances, cela lui mettait une pression de moins et si Nathalia était déçue de son absence, Lumia ne pouvait partager ce sentiment. Le commentaire de la reine la fit cependant sourire. Loin de chercher trop loin pourquoi la Reine Nathalia cherchait à se rende si agréable, elle ne songeait pas à ce concept encore flou qu’était la manipulation. Sous toutes ses facettes, Nathalia paraissait naturelle et à son aise, d’une manière plus qu’admirable.

L’idée qu’elle pourrait bientôt danser sembla la ravir. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour bien se tenir sur son trône, mais se retrouver bientôt dévisagé par tous du haut de son trône aurait sans aucun doute tôt fait de la rendre mal à l’aise. Elle ne s’habituerait jamais à être considéré autrement par les autres et aurait été sans doute bien mieux aux beaux milieus des serviteurs, à les aider à préparer la table plutôt qu’à les regarder faire.
La conseillère de Nathalia se présenta à son tour dans la salle, dernière arrivée avant que Nathalia ne donne le ton au début de la soirée avec son bref discours. Lumia eut le temps de renvoyer à la conseillère son compliment, sans douter cette fois de la convenance du geste, en lui souriant et en répondant toujours plus sincèrement que poliment:


-Vous l’êtes tout autant mademoiselle Carillo.

Elle se leva à l’indication de Nathalia, reconnaissante que celle-ci prenne la peine de lui indiquer subtilement quelques règles de bases qu’elle eut pu aisément oublié avec tout ce dont elle devait se rappeler. Elle n’avait pas envie d’apparaître ridicule devant tout ses gens qui avaient alors les yeux rivés sur chacun de leur geste. Elle resta debout, en retrait dut au pas en avant que Nathalia avait fait et se rassit en même temps qu’elle pour laisser la foule de gens se mettre en ligne. Elle se retint de regarder autour d’elle pour chercher inutilement la présence du dragon qui aurait pu lui dire si elle n’avait pas commis une bourde à son insu. Commençait alors une torture psychologique pour elle, alors que les gens faisait la plus insupportable action qu’ils pouvaient commettre devant elle : se prosterner. Elle avait encore cet instinct de vouloir se lever et de demander aux gens d’arrêter cela. Elle s’en garda bien toutefois, consciente que cela eut été de mauvais gout et demeura irréprochable, avec l’envie toutefois de se pencher vers Nathalia pour lui demander si cela serait encore très long.


[premier jet! Je retravaille après ma douche après le sketch show!]
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Daleg
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mar 5 Jan - 12:05

Daleg garda le dos droit, fixant d’un œil calculateur les nobles qui vagabondaient déjà dans la salle. Quelques enfants impatients essayaient de se frayer un chemin jusqu’au buffet qui finissait de recevoir les derniers plats. Mais leurs parents en éveil surveillaient la moindre de leur tentative. Devant chaque porte se tenaient deux gardes pour ouvrir les deux battants au moment où Nathalia les invitait à le faire avec une synchronisation parfaite. Déjà le flot de nobles qui avait parfois parcouru des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’ici se déversa dans la salle. Tour à tour, il vinrent saluer les personnages royaux. Daleg se contentait de baisser la tête à chaque salut, il n’était pas de son rang de se faire saluer sans témoigner une marque en retour comme pouvait se le permettre Nathalia ou même Lumia. La Reine était tout simplement parfait dans son rôle d’hôte comme Daleg n’en aurait jamais douté. Nul doute que c’est elle ce soir qui donnait le rythme à la soirée et garantissais par sa seule présence, une organisation soignée.

Avant que les premiers saluts ne commencent, Daleg s’était vu convié l’immense honneur d’ouvrir le bal avec Lumia. Le jeune Co-capitaine s’était incliné, posant une main sur son cœur pour la remercier silencieusement du cadeau qu’elle lui faisait. Il n’en aurait jamais espéré tant au vu de ses origines plus que mystérieuses. Le bâtard sans nom qu’il était n’aurait jamais espéré un jour avoir un honneur qu’on réservait uniquement aux rois et reines. D’ailleurs le jeune homme s’offusquait quelques peu de l’insulte que portait Nio en ne se présentant pas à la première festivité trimonarchique. Cependant c’était toutefois un plaisir de ne pas avoir à garder un œil sur lui et puis sans doute lui devait-il la première danse car Nathalia aurait peut-être souhaité se la réserver à ses côtés s’il avait été présent. Lui-même aurait voulu partager cette première danse avec celle qui lui avait tout appris. Danser avec Lumia était loin d’être un fardeau cependant le lien n’était pas le même et Nathalia était tout ce qui lui importait. En échange de la bonté qu’elle lui avait un jour accordé et qu’elle lui témoignait encore aujourd’hui, il lui avait vendu son âme et offert sa vie. La seconde mission de la soirée consistait à surveiller d’éventuels fauteurs de troubles qui tourneraient autour de Rosaly. Il n’avait échappé à personne que son géant n’était pas à ses côtés ce soir. De ce qu’il en savait, le protecteur avait été blessé lors d’une embuscade et nécessitait un long repos. On lui avait également rapporté la mort de Sir Drey de Flemont qui aurait dû être présent ce soir qui plus est mais qui avait été assassiné dans sa demeure en ville. Bien qu’il était un homme exécrable, il était à déplorer la perte d’un homme dont les coffres auraient pu alimenter un peu plus ceux de l’armée. Comme on dit, l’argent était le nerf de la guerre. Sans un sou, l’armée ferait triste figure.

Daleg continua ses saluts. Il devait attendre que tous furent entrés et que Nathalia eut parlé pour invité Lumia à venir au centre de la salle. La seule façon de ne pas s’ennuyer lors de cette succession de masques et de costumes étaient d’essayer de deviner qui se cachait derrière. Si enfant, cela l’aurait beaucoup amusé, maintenant adulte, il agissait par sécurité et non par jeu et Nathalia devait faire de même. Certains faciès, certaines mimiques, leur étaient tout à fait reconnaissables, d’autres lui étaient totalement inconnus. Les voix étaient un indice, cependant certains nobles ne venaient à la cour qu’une fois par an alors il était difficile de mettre un nom sur tous.

Lumia était sans doute nerveuse, c’était son premier bal. Qu’en serait-il lorsqu’elle devrait descendre de l’estrade pour se mouvoir aux yeux de tous? Elle ne prenait pas beaucoup de risque d’être ridicule assise sur son trône mais une fois qu’elle devrait s’en dessaisir pour officiellement être présentée à tous, la panique serait peut-être plus forte que le reste… les bafouillements, les tremblements, les maladresses seraient peut-être au rendez-vous. Qu’importe, ce qu’elle vivait, Daleg l’avait maintes fois vécu auparavant et le vivait encore en quelques occasions, il prendrait son parti pour la tirer des griffes des nobles. Il n’y avait rien de mieux qu’une nouvelle reine encore jeune et fragile pour se faire les dents et qui plus est, elle devrait fournir plus d ‘efforts que tous les rois auparavant. Les langues du château allaient en effet bon train sur le fait qu’elle était la fille d’un rebelle et d’une traîtresse. Tous attendaient inlassablement de la voir tomber. Et nul doute que quelques femmes de la cour, des concubines pour la plupart, experte dans l’art de faire courir des rumeurs, avaient d’ores et déjà préparé quelques pièges qu’elles tendraient innocemment à la jeune Lumia. Nathalia semblait cependant témoigner de l’intérêt à la jeune fille et même si le jeune Co-capitaine aurait souhaité voir ses parents au fond d’une prison, il respectait Lumia car il respectait la hiérarchie et celle-ci disait d’honorer les rois et reines. Dans le fond, Lumia n’avait pas ce qu’on pouvait appeler de la chance d’être Reine, elle était l’agneau au milieu des loups. Il lui faudrait apprendre, apprendre et vite! Sinon elle ne serait qu’un pantin articulé.

Enfin la suite de personnes commença à s’amenuiser. La dernière famille vînt à les saluer. Quelques regards avaient demeuré baissés mais personne ne semblait avoir manqué à la règle de la révérence. Daleg capta quelques regards furtifs de la part d’une jeune demoiselle fine et gracile dans sa belle robe. Ses joues s’empourprèrent(celles de la jeune fille), le mettant subtilement mal à l’aise à son tour. Il fût soulagé de la voir disparaître dans la foule. Nathalia était bien l’une des seules femmes avec laquelle il se sentait des plus à l’aise. Les autres femmes qui lui témoignaient de l’attention le faisait passer par un long état de doute, la fameuse question « pourquoi moi? Qu’est-ce qu’elle me trouve? »

Nathalia fit son annonce. Le Co-capitaine redressa fièrement le torse comme s’il appuyait chacune de ses phrases pour leur donner plus d’amplitude et de pouvoir. Les nobles s’écartèrent, se groupant sur les bords de la pièce pour libérer la piste de danse. Daleg s’avança, s’inclina devant Lumia et lui tendit sa main de cavalier.


_ Me feriez-vous l’honneur?

Elle ne pouvait certes pas refuser puisque cela était convenu. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on a le fond qu’on ne peut pas y mettre la forme et le jeune homme trouvait plus respectable de faire preuve de convenances plutôt que de la mener au centre de la piste et de la faire danser parce qu’on le lui avait demandé. Et puis faire pour faire, n’était pas dans son tempérament, il fallait faire ce qu’on lui demande mais le faire bien!
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Ice Chase
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 6 Jan - 15:06

Tous les nobles attendaient dans une sorte de salle de transit où ils avaient tout le luxe d’admirer les magnifiques toiles et œuvres d’art qui ornaient la pièce avant d’être dirigé vers la vaste salle de bals. La comtesse riait à gorge déployée afin de bien montrer à tous quelle chance elle avait de se trouver au bras d’un si séduisant Lord. Les portes s’ouvrirent sur une salle inondée de lumières. La salle de bal avait été refaite, le bois était somptueusement sculptée, le carrelage si scintillant qu’on pouvait s’y mirer, les vastes fenêtres offrait un spectacle nocturne où vent et pluie venaient danser en s’enlaçant contre la vitre. A l’extrême gauche, un buffet magnifique orné de décorations et à l’extrême gauche, les trois trônes dont l’un était resté vide. La comtesse voulait être la première à entrer et le fit savoir autour d’elle. Quelques femmes firent grise mine mais durent se résigner à laisser entrer cette Miss « moi d’abord ». Noblement, le couple marcha en direction du trône suivit de près par les invités suivants. Ice s’inclina avec élégance tandis que la comtesse effectuait le salut féminin. Ice était Lord Sheldar ce soir. Il pensait comme lui, agissait comme lui. La révérence fût donc des plus usuels. Il n’avait aucune crainte à avoir puisqu’il déambulait dans son monde.

Ils s’éloignèrent, ne s’attardant pas à faire des courbettes s’ils ne voulaient pas entendre des plaintes outrées par-dessus leurs épaules. Ice emmena sa compagne se placer à un bon endroit d’où la danse leur serait des plus agréables. Une moue tendue et dédaigneuse se dessina lorsque ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur Lumia. Il se pencha à l’oreille de sa cavalière et pouffa d’un rire discret.


_ Regardez-donc les haillons dans lesquels elle se permet de nous être présenter. Cette simplicité me donne la nausée!

La comtesse porta sa main à sa bouche et se mit à rire en acquiescant.

_ Il ne fallait pas en attendre plus d’une sale petite rebelle. Si j’étais au pouvoir, je la mettrais aux fers! Elle serait parfaite pour frotter le sol de mon manoir!

Lord Sheldar s’amusait beaucoup de cette image d’une Lumia soumise aux ordres fidèles mais si Ice avait pu se le permettre il l’aurait giflé et humilier publiquement juste pour qu’elle sache ce que cela faisait d’être prit de haut. Si Ice avait un véritable dégoût pour Arlhéeane et pour Loan, il avait en respect Lumia, ne s’attachant pas aux préjugés qu’elle serait l’image d’une traîtresse. Cependant Lord Sheldar continuait de se moquer, de critiquer sa tenue comme un bon marchand qu’il était. Il dévora la main de la comtesse en la couvrant de baisers gourmands. Ce soir, elle lui dirait tout ce qu’elle sait.

Ice n’était pas arrivé ici en ignorant ce que les rebelles projetaient de faire mais il ne faisait pas parti du plan. Même s’ils voyaient son clan mourir sous ses yeux, il se contenterait d’en rire. Bientôt entourés de couples ou de femmes et d’hommes venus seuls pour faire plus ample « connaissance », Ice continuait de taquiner la comtesse que les désirs ardents du verre qu’il avait saisit sur un plateau et porté à ses lèvres rendaient joueuse.

Tous les excès seraient permis se soir et elle avait déjà mille idées de pécheresse pour celui qu’elle voulait mettre dans son lit avant l’aube.
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Méya Vane
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 6 Jan - 15:12

Méya n’était pas restée dans le hall bien longtemps, là où les discussions allaient bon train avant qu’un signal n’indique aux invités qu’ils pouvaient, dès lors passer dans la grande salle de bal pour offrir leur salut à la triarchie et commencer la fête. Elle eut tôt fait de rejoindre la salle alors que la reine du château fidèle ouvrait officiellement les festivités. Seule, elle regardait avec une attention démesurée tout ce qui se trouvait dans la salle, comme si tout cela devait la fasciner. Tout cet apparat était pourtant loin de l’émouvoir. Elle écrasa un passage le pied de quelqu’un, trop occupé à regarder vers les plafonds pour voir où elle mettait les pieds. Elle lança un léger «oups, pardon» et entendit les murmures courroucés. Si Féniz avait eut droit de venir, il ce serait probablement amusé. Seule, il lui manquait son meilleur public, interprété par son dragon et cela l’ennuyait vraiment. Elle tourna son regard vers la reine Nathalia lorsque celle-ci prit la parole. Au travers de la foule, elle n’était qu’une parmi d’autre et bien que ses maladresses ne passaient guère inaperçu autour d’elle, dans cette mer de gens elle n’attirait pas l’attention.

Elle eut une vague impression, qui n’était même pas assez puissante pour être une impression de déjà vu. Cette femme, elle ne se la rappelait guère, car le jour de la mort du roi, son attention n’avait pas été tourné vers ceux qui l’entourait. Peut-être à la cour du roi, aurait-elle dut un jour cesser de se perdre dans les yeux d’un certain prince, qu’elle eut remarqué cette femme à mainte reprise, mais Nathalia n’était aujourd’hui pour elle, qu’une nouvelle tête couronnée qui devait la perdre au plus vite. Elle se mit en ligne dès les quelques mots prononcés, essayant de replacé une mèches de cheveux qui, malignement, se mettait au travers des autres. Elle sentait le regard toujours méprisant des femmes à quelques pas d’elle, qui ne pouvait que ce moquer d’elle. Elle arriva trop vite devant les membres de la Triarchie, presque poussé devant les paliers par l’empressement. Elle ne croisa pas le regard de ses gens trop élevé dans la société pour que l’on se permette un regard sans être discourtois, gardant les yeux au sol. Elle s’abstint à ce moment là toute singerie qui eut pu la trahir, sachant se tenir quand elle se trouvait devant la gueule puante du loup. Si la petite reine l’avait reconnue, elle l’ignorait et ne risqua pas plus un coup d’œil vers elle qu’elle ne le fit pour Nathalia. Elle s’effaçait déjà dans la foule sans avoir attiré l’attention sur elle plus qu’elle ne l’aurait dut. Elle n’avait pas envie plus qu’il n’en faut de trainer les pieds devant le trône, avant que le moment ne convienne.

Elle ressassait ce qui avait été dit et ce qu’elle devait faire, ambivalente encore sur la tournure que devrait prendre les événements. Son mandat était clair, mais un accident était rapidement arrivé, surtout avec sa propre maladresse. Alors que plus loin, les courbettes continuait, elle attrapa un verre de vin sur un plateau et le bu d’un trait sans y faire réellement attention. Le vin était toujours excellent! Mais il fallait se méfier! Elle pourrait sans doute, par mégarde à cause de ses beuveries, faire un faux part... lourd de conséquence.
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Del Lä Niokirkanof
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 6 Jan - 15:29

La soiré semblait bien s'annoncé, tout le monde s'amusait et dansait, même cette petite reine. Ilk, 'aigle noir de Nio arriva bien avant lui au bal. Comme a sa grande habitude, il passa par l'une des fenêtre qu'il ouvrit lui-même de force étant donner qu'il était fermer pour ne pas laisser la pluie rentrer. Cela obligea unserviteur de venir le fermer après le passage de Ilk. Il fit un survole de la foule et il alla se poser sur le dossier du trone ou devait être Nio. Plusieur invité remarquèrent sa présence. Certains ne s'en préoccupèrent pas, tandis que d'autre regardait l'aigle d'un mauvais oeil. Pour eux c'était d,une certaine facon un mauvais présage, car il ne semblais pas réellement appécier cette aigle, surtout que lorsqu'il était là cela signifiait que son maitre ne devait pas être loin. Ilk survola la salle du regard cette fois. Il y avait deux personne de haut rang qui semblait danser ensemble. Surement que la fille était la reine Lumia. Ensuite il porta son regard sur le trone du centre. La se trouvait Nathalia assit confortablement a observé la soiré. Il sautadu dossier ou il se trouvait et alla se percher sur le bras du trone de Nathalia. Il inclina la tête en signe de respect devant sa majesté.

- Bonne Soiré votre majesté. Le Roi vous fait ses salutation les plus sincère ainsi que de plate excuse pour le retard de ce soir. Permettez-moi d'expliquer le retard de mon maitre. Disons que après notre dernière rencontre il est partis en voyage et il est revenu que depuis peu. Il a appris un peu tard qu'il y avait un Bal. Mais ne vous inquiéter pas, il sera bientôt ici.

Comme il l'avait dit, Nio était arriver au chateau. Enfin, son dragon venait de se poser dans la cour du chateau et plusieur serviteur avaitdéembuler pour venir saluer le Roi. Nio leur avait demander si le Bal avait commencer depuis u temps déja et il leur avait rpondu que oui etque la danse d,ouverture était déja fait. Nio fulmina un peu. Lui qui d'habitude était quelqu'unde ponctuel. Enfin cela dépendait envers qui et envers quoi. Par exemple, il avait une certaine hate a se retrouver au bal. Non seulement pour Nathalia, mais Lumia y était. C'était ce que les serviteurs lui avait dit. Jeune et influencable, c'était une cible parfaite. Surtout que c'était la fille de son pire ennemis: Arhléanne. Nio donna des ordres et leur indiqua de prendre soin de la malle que Dursknost leur tendit. Il leur dit dele mettre en lieu et de ne l'ouvrir sous aucun prétexte a moins de vouloir mourir. Les serviteurs déglutirent et emportèrent la malle. Ensuite un serviteur demanda a Nio de le suivre vers la Salle du Bal. Nio n'eut d,autre choix que de le suivre. Il ne connaissait pas tant le chemin puisqu'il n'était pas s'y habitué. Bientot il se retrouva devant la porte qui menait à la salle. On lui remit son masque et le débarassa de son manteau tremper par la pluie. Par chance les vêtement en-dessous était encore sec. Il mit son masque sur son visage et on l'annonca.

Un serviteur rentra dans lasalle et demada l'attention de tous.


- Sa majesté le Roi Del Lä Niokirkanof Dïss Kartänockyseff.

Deux autres serviteurs ouvrirent les portent et Nio apparut devant tous interrompant de se fait la danse d'ouverture qui par chance n'avait pas commencé. Il enleva son masque en souriant devant l'assemblé pour montré que c'était bien lui avant de le remettre et de se drigé vers le trone ou il devait être. En le voyant arriver, Ilk s'excusa auprès de Nathalia avant de s'envoler pour se poser sur l'épaule gauche de son maitre. L'assemblé s'inclina devat le passage de Nio. Il y eu quelque murmure, car il était en retard et cela ne semblait pas faire plaisir a plusieurs.

Nio passa a coté de Daleg et s'arrêta au niveau de Lumia. Il retira son masque lui prit la main de lumia et y déposit un baiser.


-Je suis heureux de voir que vus vous porter bien Reine Lumia. Je trouve dommage de pas pouvoir voir votre visage derrière ce masque qui s'en aucun doute doit être magnifique. J'espère que nous entretiendront de bonne relation.

Il la quitta et continua son chemin et arriva devant Nathalia et s'inclina quelque peu pour la saluer. Il s'avanca encore enleva son masque. Il prit la main de Nathalia et y déposa un baiser aussi, avant de se relever.

-Permettez-moi de m'excuser de mon retard. Je suis fort conscient du désagrément que cela a pus causer. S'il y a moyen de me faire pardonner dite le moi, car j'ai un grand respect pour vous. J'imagine que mon fidèle conseiller vous a expliquer le pourquoi de mon retard et aussi je vous en parlerai plus tard.

Il se tourna vers l'assemblé et s'exclama.

- Je tient aussi a m'excuser auprès de vous tous grand et fidèle allié de notre peuple. Sans vous rien de tout ca ne pourrais exister. Vous pouvez continué maintenant.

Il avait bien remarquer qu'il avait gacher en quelque sorte la danse d'ouverture par son arrivé, mais cela ne le dérangea pas plus. En fait cela n'avait même pas commencé, alors il pouvait débuté maintenant. Par exemple, il s'assurerait d'avoir une petite danse avec cette Lumia après que Dareg y soit passé. Il devait s'entretenir avec elle.

Ilk retourna se posé sur le haut du dossier de son maitre. Nio se tint silencieux derrière le masque qu'il portait et observa la danse d'ouverture.
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Jared Devonfeld
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 6 Jan - 16:28

C’était ça la vie de rupins? Porter un masque et faire la cour à pleins de petites midinettes aux mains baladeuses qui avaient d’ores et déjà baladés leurs doigts cents fois sous sa chemise. Jared sourit. Il n’était pas né dans le bon camp, fallait-il croire. Le jeu des jeunes demoiselles étaient clairs: voler un maximum de baiser à cet homme masqué au moment où il ne les attendait pas. Portés par la foule, il fallut entrer. Jared sentit ses jolies et mystérieuses jeunes filles de bonnes familles, se battre pour pouvoir s’accrocher à son bras. Il y’avait plus discret comme entrée. Mais elles réussirent plus ou moins à se mettre d’accord et ils purent continuer de suivre le tapis rouge pour accéder à la salle.

La musique était pour le moment faible. Les musiciens s’accordaient à ne donner pour le moment qu’une simple musique d’ambiance mais les jeunes filles étaient déjà toutes excitées d’entendre le son des violons. Les quatre jeunes filles se déployèrent sur une ligne et saluèrent les deux reines présentent à cet instant. Le jeune homme fit sa révérence ne levant les yeux qu’au cours d’une simple seconde où il se rappela de cet oiseau, vestige de son enfance, auquel il avait arraché toutes les plumes de l’arrière-train alors qu’il était emporté loin de sa mère. Son regard tourna un instant vers sa petite sœur, radieuse dans cette tenue de bal. Très occupée, il ne l’avait guère revu depuis le mariage et elle lui manquait horriblement.

A leur tour, suivant le troupeau de nobles et autres intrus, ils partirent se ranger sur un côté pour libérer la piste de danse. Adossé à une colonne, Jared était agressé par ces lèvres qui se frayait chaque minute, un passage jusqu’aux siennes. Aucune d’elle ne valait la bouche de Chrystal. Leurs baisers étaient fragiles, presque qu’indétectable. Les jeunes filles étaient toutes euphoriques de pouvoir faire fie des convenances ce soir pour se libérer avec un homme mais elles ne savaient guère s’y prendre et cela commençait à agacer Jared. Peut-être qu’elles s’amusaient avec leurs mains de petites poupées qui n’avaient jamais travaillées mais si le jeune prince n’y éprouvait aucun plaisir, il était inutile qu’elles continues. Des lèvres et des mains l’assaillirent une nouvelle fois mais de petits cris plaintifs s’échappèrent des jeunes bouches et elles reculèrent les yeux larmoyants de la douleur que leur avait apporté le dernier contact. Jared se fraya un passage entre elles pour s’en éloigner.


_ On ne vous a jamais appris dans votre joli château que l’amour brûle?

Jared reboutonna sa chemise que les jeunes vierges lui avaient enlevé à force de caresses. « Ou es-tu Chrystal? » Songea-t-il alors qu’il allait se perdre à l’opposé de la salle, proche des buffets. Dire qu’à la grotte, avec la surabondance d’eau, les plants des champs avaient été noyé et que l’on manquait cruellement de vivre et qu’ici, il y’avait tant de nourriture que même cette salle pleine de monde ne pourrait tout manger. Jared arqua un sourcil. Voilà qu’il se souciait d’autres personnes que de lui ou sa famille? Ça ne lui ressemblait pas. D’un geste de la main, il chassa cette curieuse pensée et attrapa un toast couvert de foie gras et croqua dedans. Jared attrapa une coupe de vin qu’il porta à sa bouche, nettoyant d’un coup de langue disgracieux et provocateur les miettes de pain qui s’insinuaient entre ses dents, faisant fuir une dame bien ronde qui partit l’air très offusqué. Jared partit à rire et leva son verre en direction de Méya.

Le roi finit par faire son apparition. Jared ne savait pas s'il était content qu'il soit là ou non. Une chose était sûr, il avait une folle envie de le tuer mais il ne devait pas se détourner de la raison de sa présence en ces lieux pour une simple petite envie. Nio verrait son heure arrivée plus vite qu'il ne la prévoyait!

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Drew Don Sheley
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 6 Jan - 17:34

Henry-Baltazar Don Sheley introduisait déjà son fils à tous et le pauvre jeune homme n’arrêtait pas de devoir faire des courbettes. Son père l’avait briefer sur toutes les grandes têtes présentes au bal et également sur celles qui verraient certainement une montée croissante dans leur popularité et qu’il ne fallait de ce fait, surtout pas ignorer. Ainsi, Drew avait dû mémoriser nombre de détails sur chaque personnage. Il lui était dur de ne pas dire clairement ce qu’il pensait mais son père gardait un œil sur lui et la crainte de lui déplaire malgré ses sourires convenus, le portait à jouer le jeu. Ainsi il complimenta une femme sur l’atroce coiffure qu’elle portait, dû supporter l’immonde parfum d’une autre qui s’était pendue à son bras mais de tout ce qu’on lui demanda, il ne pu rire à une blague scandaleuse qui humiliait un serviteur en venant le jeter au sol. La corbeille de fruits qu’il transportait se déversa sur le sol, inondant la salle de bal de quelques pommes qui vinrent rouler sur le carrelage. Drew dégagea son bras de celui de cette chère lady au nom pompeux et s’exclama offusqué:

_ Et vous vous prétendez nobles?!

Cela jeta un froid dans la conversation et l’ambiance devînt glacée. Les yeux écarquillées des dames et la stupeur des hommes qui ne comprenaient pas la réaction commencèrent à évoluer vers de la révolte. Pour qui se prenait-il cet enfant au prénom affreux pour se permettre une telle remarque? Lord Don Sheley reprit la situation en main, se plaçant entre son fils et les nobles afin de couper dans un premier temps le contact visuel. Au prix d’un effort considérable, il entendit à nouveau la haute noblesse rire. Son père avait du talent pour la conversation et pour manipuler les esprits. Aussi habile avec son cerveau qu‘avec son épée, disaient certains. La noblesse salua le Lors et passa les portes de la salle de bals pour venir saluer. Drew resta un instant avec son père, le hall s’était considérablement vidé depuis leur arrivée. Son père se tourna dans sa direction avec une lenteur farouche qui révélait la colère dans laquelle son acte l’avait mis. Cela ne faisait pas une heure qu’il était là, et sa sincérité l’avait déjà trahi.

_ Père, je…

_ Fais silence! Hurla-t-il. Cela te plait-il tant que cela de ridiculiser notre famille?

La punition attendrait ce soir. Il pouvait le lire dans les yeux de son père. Drew aurait préféré la recevoir maintenant mais son père ne punissait jamais en public ou rarement. Si dans certains cas, le temps suffisait à apaiser la colère, chez son père c’était le contraire. Plus il attendrait et plus il trouverait de quoi envenimer son acte.

Invité par son père, Drew s’avança dans la salle de bals. Les groupes de salut étaient maintenant plus disparates. Tous ou presque semblaient être là. Suivit de près par l’autorité paternel, il salua tour à tour les deux reines dans une révérence de convenance à laquelle on ne pouvait guère reproché grand-chose si ce n’est le fait d’être trop soigné peut-être. Les deux hommes partirent se mettre en retrait et même si son acte allait lui couter cher un peu plus tard, il avait eu au moins le mérite d’éloigner son père de lui. En effet, celui-ci lui avait ordonné de ne pas bouger pendant qu’il parlerait avec ses amis. Drew soupira silencieusement… la soirée risquait d’être longue.
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Adèlia
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Dim 10 Jan - 18:22

Adèlia arriva dans la salle de bal, alors que Nathalia venait de se rassoir et que les gens se mettaient les uns derrières les autres pour venir saluer leurs dirigeants. Elle sentait la présence de Toundra emplir son esprit, pour la garder loin des soucis que pouvait lui causer le fait de se retrouver en compagnie de trop de gens. Déjà il n’en fallait pas beaucoup, pour qu’elle n’y voit plus rien, elle ne pouvait pas prendre de risque en se genre de fête. Ce n’était pas le temps de, par mégarde, enfoncer un couteau dans l’estomac de l’un des convives. Elle ne se sentait néanmoins pas très à l’aise, au milieu de tout ce monde, alors que le vide faisait, pour l’une des rares fois, le plein de son esprit. Elle n’entendait aucune voix et en était presque aussi perturbé que lorsqu’elles prenaient toutes la place, tant elle était habituée à les subir. C’était nécessaire. C’est ce qu’elle se répétait alors qu’elle passait la porte avec cette désagréable impression qu’il lui manquait une part d’elle-même.

Si on y avait porté attention, on aurait remarquer que la jeune femme était moins à l’aise qu’à son habitude. C’était peut-être le simple fait de se retrouver ainsi vêtue au milieu de ses gens ou, comme la rumeur qui circulait le disait, le fait qu’elle est perdu le post de bras droit. Ce n’était pas surprenant. Cette fille était folle. Sa robe noire aurait sans doute mieux convenu à un enterrement, mais elle avait au moins quitter ses grandes bottes métalliques pour porter des souliers plus appropriés, rappelant des chaussons de ballets et un masque de plumes noires cachait la moitié supérieure de son visage. Elle pouvait presque, dans cet accoutrement étrangement normal, passer inaperçu, si ce n’était de la ceinture à sa taille où s’accrochaient deux dagues dont elle avaient refusé de se séparer, bien que ses bijoux rappelant la menace jurait sur le reste et brisait, comme tout autre présence d’arme dans la pièce, l’ambiance festive et légère.

Elle fit, comme tous et chacun la file comme tous et chacun, son regard se portant sur les gens comme si elle avait du mal à les reconnaître. Elle mesurait sa respiration pour garder un calme olympien, malgré le vent de panique qui l’avait envahit lorsqu’elle était entré et laissa filer les gens devant la royauté avant que ne vienne son tour. Ceux qui l’avait reconnu sous son masque s’inquiétait quelque peu de la savoir présente et l’espace entre elle, et les nobles la suivant laissait supposer qu’ils avaient reconnus l’ancienne bras droit. Elle n’y fit pas réellement attention, suffisamment perturbée pour l’instant.

Arrivée devant le trône, elle fit un salue de soldat qui n’avait rien à voir avec l’élégante courbette qu’aurait dut faire une femme de noble nature, provocant un rire discret non loin d’elle qui eut tot fait de se ravaler lorsqu’elle tourna son regard vers la fautive. Toutes ses femmes insipides aux bras d’hommes grotesquement vêtus l’agaçait. Évidemment, elle n’avait pas besoin de voir bien loin pour lire dans les yeux derrières les masques le mépris qu’ils avaient pour tout ce qui sortait de la convenance. Elle ne s’attarda pas devant la triarchie et décrocha son regard de la femme ricaneuse. Il était préférable de ne pas s’en occuper, bien qu’il lui fallut puiser plus d’énergie qu’elle ne l’aurait cru pour oublier. Elle agissait plus normalement qu’elle ne l’avait fait depuis longtemps, mais ce n’était pas nécessairement quelque chose de très rassurant venant d’elle et c’était aussi une chose tout à fait relative. Adèlia n’était jamais réellement normal.

Elle gagna les tables, ignorant un homme qui tenta vers elle une approche, soldé par un lamentable échec, alors qu’elle ne porta même pas sur lui l’ombre d’un regard.
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Alice Kaoz
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mar 12 Jan - 1:25

Alice traversa la porte d’un pas léger, son regard venant effleurer tout ce qui se trouvait dans la grande salle, ainsi que les gens, dans une analyse rapide et habituelle des yeux. Ses yeux métalliques ne s’arrêtaient pas l’espace d’un instant, survolant simplement ce qui se trouvait dans la pièce. Pour l’occasion elle avait retrouvé sa démarche presque gambadante qui allait tout à fait avec ses vêtements qui sortait de ce qui était commun de porter. Le masque qu’elle portait l’aidait à reprendre une confiance qu’elle perdait plus facilement d’ordinaire, lorsqu’on la regardait. Si elle ne se serait pas permit, comme ses femmes qui agissaient comme des trainées en se croyant sous le couvert de l’anonymat, elle se sentait subitement moins intimidé.

Peu habitué au mondanité de se type, elle en profitait pour capter avec attention chacun des gestes des autres, pour les imiter lorsqu’elle devrait faire pareil. Ainsi, cette grotesque coutume où il fallait venir faire la révérence devant la royauté, lui semblait tout à fait ridicule, mais pourquoi pas? Elle écoutait les bavardages autour d’elle, attendant que vienne sont tour et osant subitement se joindre à un groupe. Cela était d’une simplicité désarmante. Un rire puéril pour attirer l’attention et un commentaire bien placé dans la conversation qui avait déjà lieu et on incluait cette jeune femme d’allure extravagante sans se poser trop de question. La conversation tournait évidemment autour des nobles visages couverts qu’ils croyaient tous reconnaître et qui avait tous un accoutrement affreux ou un bien vilain secret que quelqu’un parmi ses gens connaissaient. Alice que les propos ennuyaient terriblement, ne manquait pourtant pas de remarquer comme cette Brenda avait un accoutrement ridicule (mouhaha) et comme le nouvel amant inavoué de Lady Thenson, avait piètre allure.

Si elle avait déjà eut la possibilité d’avoir une amie de son âge dans un village, elle aurait probablement pu constater, comme ses conversations relevaient d’une immaturité d’adolescent et n’en voyait pas l’utilité, sauf quelques commentaires qui captaient son attention plus que les autres et qui soudainement prenait un sens à son oreille. Le garde du corps de Lady Carillo était encore absent semblait-il. Une attaque manquée. C’était dommage qu’elle se trouva encore là pour les affubler de sa présence. Cette femme n’avait absolument aucun style. Alice ne connaissait pas la dite Carillo et une femme, après s’être moquée de sa méconnaissance, lui avait montré du menton, celle qui se tenait debout près du trône dont ils approchaient lentement.

Comment avait-on pu rater le meurtre de cette femme qui, au premier coup d’œil, ne semblait pas avoir plus de force physique qu’elle-même. Le prix sur sa tête, pourtant, apportait aussi la méfiance. Les commentaires futiles continuèrent et diminuèrent lentement à chaque pas que le groupe faisait pour s’approcher du trône. Alice passa devant ses gens, imitant à merveille le salue d’une vraie dame, ses yeux gris, éclatant, posé sur les premières marches de l’escalier. Et elle repartait d’un pas léger regagner son groupe de copine qui partageait à elles toutes le même petit cerveau de la taille d’une noix.

Elle refusa évidemment un verre de vin qu’on lui offrit et demanda posément s’il n’y avait pas plutôt du jus de raisin. Non. Elle devrait supporter tout ses gens pompeux et n’aurait rien d’autre à boire que de l’alcool? Elle refusa le vin sous le rire des greluches stupides et détourna leur attention de se «curieux» refus pour reporter leur attention sur le jeune noble, plus loin, qui choquait par ses manières. Il y avait toujours plus fou que soit pour attirer l’attention. Elle attrapa une grappe de raisin sur la table et en mangea quelqu’uns, alors que les autres préféraient s’en tenir à sa version liquide qui avait tôt fait de faire perdre les sens. Ses copines insipides, à l’approche de la première danse, cherchait à se faire remarquer des hommes pour se faire inviter, alors qu’elle-même préférait encore éviter se genre de chose. Il y avait une limite à se rendre ridicule et se mettre à rire comme la pire des putes de bas quartier pour être emmené à danser ne l'intéressait pas plus que de coutumes, même avec un masque sur le visage.
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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Ven 15 Jan - 19:09

Elles se mouvaient avec tant de grâce et de légèreté accentuée par le mouvement souple de leur crinoline. Grande robe et plumes assorties, ces demoiselles brillaient de tout leur charme pour attirer l’œil. Tant d’effort pour une nuit sans lendemain. Comme tout amant, ils se mentiront toute la nuit souhaitant que le temps s’arrête. Elle avait été que trop souvent ces jeunes filles à la recherche de la bonne réputation. Ce qui la démarquait de ces jeunes papillons de nuit était qu’une fois l’aube levée, elle ne s’en était jamais allé meurtrie de sa nuit trop courte. Tête haute, elle avait parcouru les couloirs du château sûre de voir sa main être vite demander. Lentement et graduellement, elle avait fini pas être la promise d’un grand homme, le capitaine de mission d’un Roi fort bedonnant. À leurs morts, elle avait su jouer la bonne carte pour devenir ce qu’elle avait toujours voulu. Ensuite, tout s’était enchaîné rapidement; Le départ d’Arlhéeane, sa promotion au rang de Chef, le retour d’Arlhéeane, sa promotion au rang de Reine et bientôt il y aurait la mort d’Arlhéeane et la victoire des Fidèles. Assise droite sur son trône, les mains sagement posées sur ses genoux, la reine observait les déplacements des nobles qui défilaient devant la triarchie. Elle savait que l’attention de Lumia risquait de se décrocher en cour de route si rien ne venait capter son attention. Nathalia se proposa donc de lancer quelques commentaires pour l’amuser alors qu’en temps normale, ce genre de détails, elle les gardait pour elle-même s’amusant d’un simple haussement de sourcil. Laissant passer des commentaires du genre «Arg… Si au moins, elle se fermait la gueule avec une telle dentition. » à la mademoiselle Montgomery, ou encore « Il ira bientôt rejoindre ces prédécesseurs » au nouveau mari de Mme. Bloddy, elle se contentait d’abaisser la tête en signe de politesse devant tout ce public. Bien sûr, elle s’assurait que seule Lumia ou encore Rosaly et Daleg soient les seuls à les comprendre leur révélant un côté de la reine qu’elle gardait pour elle-même.

Alors que la file de nobles s’amincissait, une vitre s’ouvrir aussi rapidement qu’elle fut refermé par une servante. Un oiseau avait toute fois eu le temps de pénétrer à l’intérieur. Nulle inquiète, Nathalia laissa son regard suivre l’animal volant jusqu’à ce qu’il se posse sur le trône de son maître lui faisant manquer les inclinaisons de quelques nobles. Elle ne savait point quoi en penser. Était-il plus aisé d’essuyer un retard qu’une absence pour un personnage aussi important qu’un roi? Nathalia savait que la question ne se formerait pas à l’esprit de l’Assassin. Dans le sien par contre, tout était en mouvement. Manipulé les faibles esprits demandaient de leurs plaire ce qu’elle s’afférait à faire. Il était bien sur que la réputation de Del Lä Niokirkanof Dïss Katänockyseff ne plaisait pas au peuple et il était mal aisé de la faire oublier en si peu de temps… Mais en réalité n’était-il pas plus rassurant de le savoir si menaçant à ses côtés que de l’autre côté des terres de combats comme Arlhéeane. N’était-ce pas les actes de l’homme qui l’avait convaincue d’accepter l’offre d’Arlhéeane de réinstaurer la Triarchie? Quand un nom était plus significatif que la mort elle-même, il fallait être diminué pour s’en faire ennemi. Nathalia acquiesça les paroles du conseiller personnel du roi en même temps qu’elle penchait la tête devant la dernière famille à donner leur révérence à la royauté. Autour d’eux, la foule s’était rapproché des trônes tout en laissant l’espace nécessaire pour un couple d’ouvrir le bal. Viendrait se joindre à eux le reste des danseurs pour la seconde dance. Droite et rigide, Nathalia suivit des yeux son protéger tendre la main à Lumia. Elle admira son charme alors qu’il conduisait sa partenaire au milieu de l’espace réservé à leur dance. Lorsqu’un sourire voulu grandir sur ses lèvre, elle l’avorta bien avant qu’il ne puisse naître. Nathalia se contenta de porter sur Daleg une entière attention. Celle qu’il avait toujours eu droit lorsqu’éclairer par les flammes brulantes dans une cheminée, il récitait ses leçons devant elle conscient du privilège qu’il avait de recevoir son savoir. Il avait fait si peu d’erreur durant son cheminement qu’elle ne pouvait que les attribuer à l’insouciance de l’enfance aujourd’hui disparut pour l’éternité. C’est alors que les deux portes s’ouvrir sur un personnage que les convives n’espéraient plus. Brisant du même moment l’attention qu’elle portait sur son protégé, on fit l’annonce du Roi alors que celui-ci s’avançait à l’intérieur de la salle. Sur son chemin, les gens s’inclinaient tour à tour comme une vague jusqu’à ce qu’elle vienne se frapper contre les rochers. La foule s’était séparée en deux masses pour laisser passer le Roi qui fut rejoint par son aigle. Ce dernier avait quitté le bras du trône de la reine, seule figure à l’avant mise à part Rosaly, après une inclinaison qui surprit la reine. Tant de courbette l’amusa illuminant son regard d’un plaisir vague. La femme suivit la masse sombre jusqu’à son maître qui s’arrêta devant la Reine Lumia afin la saluer. Puis, de sa démarche habituelle, celle qui capte le regard parce que menaçante, l’assassin continua sa route jusqu’à ce qu’il se retrouva assez près de Nathalia pour pouvoir déposer sur la paume de sa main un baiser. Ce geste dont la dame doutait du sérieux fit arquer les sourcils de cette dernière. Perplexe, elle suivit son déplacement vers l’avant pour s’excuser au près des convives qui avaient entamés des discutions à voix basse. Après quoi, elle le surveilla du coin de l’œil alors que le Co-Capitaine et la Reine se remettait en position de valse. Pensif, l’assassin s’était tut alors elle passa un commentaire gardant tout de même un œil sur la dance qui leur était offerte de voir.


-Je ne sais point ce qui est le plus surprenant de votre part…Vos manières ou votre présence? Je n’étais faite à l’idée que quelque chose en mes murs vous déplaisaient pour ne pas avoir eu de vos nouvelles.

Elle échangea un regard avec l’assassin derrière leurs masques avant de rapporter son attention sur le couple devant eux qui se promenait sur toute la surface qui leur était réservé. Daleg guidait aisément la jeune fille sur les dalles reluisantes bien que la femme soupçonnait qu’il avait du rappeler sa partenaire à l’ordre devant son insistance à diriger. Cela n’était pas pour rien que l’homme tenait la taille de sa compagne et que cette dernière se contentait de tenir soit un pan de sa robe soit l’épaule de son binôme. Toute fois, Nathalia devait avouer que pour un premier bal, Lumia s’en tirait sans trop de problème. Quant à Daleg, elle admirait tout simplement ses mouvements et sa prestance. Il était une fierté pour elle. Voilà qu’après tant de siècle d’apprentissage et de leçon, il était prêt à la représenter, elle et sa cause. Loyale et noble, il lui était dévoué en chair et en sang. C’est alors que les dernières notes de la musique annoncèrent la salutation entre les deux danseurs. Une foule d’applaudissement vint accompagner leur finale. Nathalia s’y joignit avec un tapage doux, lent mais régulier. Puis une seconde chanson invita les convives à attraper la main d’un compagnon pour venir se mouvoir avec charme sur le plancher improvisé de dance.

-Mes excuses Niokirkanoff…

Sur ces paroles adressées au roi à sa droite, Nathalia se leva de son trône centré sur l’estrade. Retenant sa robe gonflé de crinoline, elle descendit les quelques marches qui l’avait séparé depuis le début des nobles invités. Elle traversa avec aisance les couples qui se mouvaient déjà sur le son des instruments pour aller rejoindre son Co-capitaine de mission.
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mer 20 Jan - 14:24

(en retard... Mais bon, ce sont des détails ça XD)

Nolamy était finalement entrée à l'intérieur de la salle et fut en même temps frappée par le nombre de personne présente à un tel bal. S'éloignant de son cavalier, elle voulu chercher un miroir, mais ce dernier la rattrapa prestement en lui disant qu'il était primordial d'aller s'incliner devant les monarques avant de faire quoi que ce soit d'autres. En retenant un soupire qui aurait été nécessairement perçu par une quelconque présence autre que ses compagnons de carrosse, elle se mit en file derrière tous ces surexités qui commentaient quiconque osaient passé devant eux. Nolamy s'étouffa d'ailleurs avec la poudre qui s'échappa de la coiffure d'une noble au rire si fort et aigu qu'il fit craquer la coupe de vin de tenait un serveur qui passa non loin. Alors, en riant, cette noble bascula la tête vers l'arrière, soupoudrant Nolamy par la même occasion. Dans un mouvement de dégoût, elle dégagea la poussière blanche et ne pu s'empêcher cette fois-ci de soupirer, s'attirant un regard sévère de son cavalier qui lui demanda de récupérer son sourire. Elle fit un effort pour suivre ce conseil, mais ne pu s'empêcher de rouler de l'oeil.

Plutôt rapidement, la file devint moins imposante et ce fut bientôt son tour devant les reines, puisque le roi semblait être absent. L'archère avait bien sûr observé toutes ces dames de noble rang exécuter des courbettes et avait retenu la plus simple afin de faire de même au moment critique. Alors qu'il ne restait qu'un groupe de personnes devant elle, Nefandezza recommença à paniquer en lui disant qu'il valait mieux qu'elle s'en aille loin et qu'elle aide pour la suite des événements. Nolamy lui ordonna finalement de se taire avant que quelqu'un capte les penser de la dragonne et qu'elle ne se fasse repérer, particulièrement devant les trônes.

Son tour arriva finalement. Prenant une discrète inspiration, elle avança d'un pas et pencha le haut de son corps vers l'avant en soulevant doucement sa robe. Elle ne tenta pas un seul instant de capté le regard d'une des reines, mais elle ne pu s'empêcher de regarder légèrement l'habit de la reine Lumia avant de se tourner et de se mêler à la foule.

Il n'avait pas été caché que Lumia, la fille d'Arlhéeane qui fut autrefois chef fidèle et qui est maintenant l'épouse de leur propre chef, avait pris la place de sa mère sur le trône de la triarchie. Le choix de Loan pour son épouse ne faisait pas l'unanimité parmi les rebelles et elle supposait que le choix d'Arlhéeane ne devait pas être apprécié chez les fidèle. Pour Lumia, ça ne devait pas non plus être très facile de prendre la place d'une chef comme Arlhéeane. Personne ne pourrait jamais oublier la réputation de cette dernière... Et ce devait probablement être la raison pour laquelle peu de rebelles osaient faire confiance à cette femme. Cependant, un événement vint troubler l'échange entre Nolamy et sa dragonne, et ce ne fut pas son cavalier qui venait de s'apercevoir de sa présence non loin de lui. Ce fut plutôt l'entrer de l'aigle, de ce corbeau noir qui annonçait rarement de bonnes nouvelles... Ou plutôt de bonnes présences...

Comme de fait, De La Niokirkanoff fit sa présence dans la salle en s'excusant et en prononçant d'autres belles paroles. Du moins, la seule chose positive était bien que cette intervention lui fit voir que la danse d'ouverture était sur le point de débuter. La discussion silencieuse se tut dans la tête de la jeune femme et elle porta son attention sur l'élégance de la danse. Elle ne put s'empêcher d'applaudir suite à la danse juste avant de se faufiler dans la foule dans l'espoir de trouver un endroit ou se cacher pour éviter la danse et réfléchir dans le calme, loin de toute cette agitation. En fait, elle voulait réussir à faire taire cette voix dans sa tête qui lui répétait qu'elle n'avait pas pris la bonne décision.

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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mar 20 Juil - 19:47

Alors qu'une danse l'attachait à son protéger, la reine avait aperçu entre les convives un regard blanc qui l'avait déconcentrée par leur signification. Heureusement pour son honneur, son cavalier avait le respect d'être un excellant meneur de danse. Elle avait tout de suite ramené son attention sur ces gestes et sur l'attrayant regard de son partenaire. Il n'était pas dans les habitudes de la reine de se laisser ainsi distraire par un détail. Habituellement, elle était de glace devant les surprises de ce genre, mais cette fois, elle ne savait si c'était la danse qui l'avait mise dans un état nouveau ou encore si c'était l'improbabilité d'une telle chose? Le temps d'y réfléchir, d'autres questions se formaient et la danse se terminait. Déchirée entre le soulagement et la déception, elle avait rejoint son trône en quelques instants seulement encore à la recherche de son souffle. Celui-ci avait disparut de ses poumons en même temps que son rival dans la foule. De son trône surélevé par le podium, Nathalia pouvait contempler la foule mieux que quiconque dans la salle, les deux autres trônes ayant été désertés. Ses yeux dorés se mirent alors à la recherche d'une rouquine en vain. Au contraire de son époux, Arlhéeane n'était pas assez dupe pour se retrouver en ces lieux sans un costume méconnaissable. De plus, sa connaissance des étiquettes Fidèles lui permettait de ne pas attirer les regards sur elle. Non, le problème de la chef des Fidèles venait de cet aveugle qui se glissait avec aisance entre les invités. Plus elle y réfléchissait, plus le doute s'insinuait en elle. Le charisme de sa démarche lui était peu habituel. Elle n'aurait su dire si une partenaire lui avait passé le bras en dessous pour aider à le guider. Était-ce un piège dans lequel elle était entrain de tomber? Cette présence si inattendue la rendait folle. La place qu'elle occupait était sécuritaire de par l'arme glissée dans l'angle du dossier. De plus, elle était à bonne distance des convives, donc une approche discrète était peu possible surtout qu'on ne s'adressait pas à la Reine comme on aborde une Bohémienne. Même Daleg respectait toujours les politesses qu'ils convenaient lorsqu'il venait s'enquérir au près d'elle de sujet quelques peu banals. Elle le savait d'ailleurs attentif à son monarque. Même si la foule l'avait harpée, son œil océan devait veiller sur elle comme cette nuit où le verre brisé avait pénétré la paume de sa main. Elle ne gardait plus aucune marque de cette nuit là, mais le souvenir, lui, ne la quittait plus. Ses muscles saillants sous le léger tissus qui recouvrait son torse, la dureté de (humhum...ses fesses? Sa Perche?) ses poings lorsqu'il en avait frappé sa poitrine meurtrie suite au coup; Elle se souvenait surtout de la liberté de leurs échanges qui s'étaient terminés trop rapidement à son avis. Ils n'avaient pas pu reprendre là où ils s'étaient laissé. Le dernier mois s'était écoulé à une vitesse surprenant pour Nathalia. Depuis de si nombreuses années, le balancier sur lequel Nathalia synchronisait sa vie avait cessez de fonctionner. Les préparatifs du bal et les affaires de l'armée lui avaient demandé des heures considérables. Certains dossiers avaient demandés une attention particulière. Nathalia ne pouvait commettre de bévue sur quelques sujets. Sa cause réquisitionnait la patience et la minutie de l'auteur qui s'affaire à une composition. La compagnie de son protégé lui avait manqué. D'autant plus, que les dires qu'il lui avait confiés la laissait perplexe. Se pouvait-il que le temps est formé un lien entre eux? Certes, la magie et le paranormal était de ce monde, mais une logique les appuyait. Un tel lien ne pouvait être naturel.

C'est alors que le regard de la reine le repéra dans la foule. Cet homme qu'elle avait vu alors qu'elle dansait. Une chevelure noir de jais remonter en queue de cheval, des yeux blancs que son masque n'arrivait pas à dissimulé, c'était lui: Loan Devonfeld, chef des Rebelles. Il se mouvait entre les invitées avec une assurance remarquable pour un aveugle. Nathalia avait apprise à ne pas le sous-estimer cependant. La leçon commençait à rentrer. Comme quoi il n'y avait pas d'âge pour apprendre de ses erreurs. La reine suivit du regard l'homme. Puis, avant qu'il ne puisse disparaître encore dans la foule, elle se leva. Debout, elle se rappela qu'elle ne devait pas être aussi stoïque. Avec une grâce naturelle, elle avança vers les quatre marches qui la séparaient de la foule. Ses yeux retrouva une nouvelle fois l'aveugle, puis ses pieds la guidèrent au travers les obstacles. Sa silhouette frêle lui permettait de se faufiler au travers des gens comme un fantôme. Elle s'était certes parée d'artifices mais elle mesurait presque une tête de moins que les hommes. Ses yeux suivaient l'homme au regard absent jusqu'à ce qu'il se déplace vers la gauche. Une femme passa devant Nathalia et elle le perdit une nouvelle fois. Elle rageait à l'intérieur. Il avait eu raison d'elle une fois de trop. Si sa taille l'avait avantagé plus tôt pour qu'il ne l'aperçoive pas, ou plutôt pour que ceux qui l'accompagnaient clandestinement ne l'aperçoivent pas, maintenant elle lui nuisait. Elle ne voyait pas aussi bien que sur son trône. Tout ce qu'elle pouvait voir c'était les gens devant elle et des têtes. Il avait été si prêt d'elle plus tôt. Comment faisait-il? L'aveugle, c'était supposé être lui! Pas elle! Elle était désormais obsédée par sa présence. Elle se leva sur la pointe de ses pieds, ce qui attira un peu trop l'attention sur elle. Tout de même, elle restait l'une des reines du royaume. Elle soupira de mécontentement et lâcha :


- On ne peut jamais trouver qui que se soit dans ces soirées...

L'expression mauvais qu'elle y mit termina de désintéresser les invités autour d'elle. Elle continua son chemin pour disparaître de leur vu. Chemin faisant, elle commença à se sentir mal. Elle étouffait, la chaleur était insupportable... Et on pilait sans cesse sur sa robe. Ces évènements n'étaient plus pour elle vraiment. Elle s'arrêta un instant pour souffler. Une main sur son ventre, elle soupira en silence, comme une prière au destin, le nom de Daleg. La proximité des gens qui l'entouraient la mettait mal à l'aise. Habituellement, elle gardait une bonne distance entre elle et les étrangers massés en foule. Son pouls s'accéléra malgré elle. Son regard se promena un instant autour d'elle à la recherche de quelqu'un d'invisible puis elle ferma les yeux pour reprendre contenance. Elle bâtit des paupières alors que le calme revenait en elle. Elle n'était plus celle qu'elle avait jadis été. Ces frivolités n'étaient plus pour elle. Elle se détourna pour rebrousser chemin et retourner là où elle se sentait mieux soit sur son trône.

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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Jeu 29 Juil - 15:50

La soirée avançait à une vitesse folle. La frénésie gagnait la foule et Méya ne pouvait douter que parmi les rebelles, même, certains avaient trouvé à s’amuser plutôt qu’à s’acquitter de ce pourquoi ils étaient là. Elle-même portant une coupe à sa main tout le long de la soirée, ne la déposant qu’un instant, le temps d’une danse sans signification au bras d’un inconnu. Comme toujours pourtant, si elle savait feindre d’être grisée par cette fête, son cœur ne brulait pas de la chaleur de la soirée, mais d’une indicible haine qui l’habitait toujours lorsqu’elle se trouvait en présence d’une trop grande concentration de nobles. Ce n’était pas tant les fidèles qu’elle haïssait, que ces femmes qui regardaient tout de haut et ce moquait, frivoles, de tout ce qui n’était pas comme elles. Les souvenirs que ramenaient une telle soirée lui levait le cœur et il fallait souvent faire un effort surhumain pour ne pas que le mépris apparaisse sur son visage. Le masque fut un véritable allié pour y parvenir. En effet, quelques rictus sur son visage demeurèrent invisibles à l’œil nu, dissimulée par son ami de toujours.
Son attention c’était naturellement porté sur la chef des fidèles lorsque celle-ci c’était levé pour danser au bras de son cavalier. Elle suivait chacun de ses pas avec grande attention et sa mâchoire se crispa de manière presque imperceptible. Il fallut qu’elle sente un regard insistant sur elle pour détourner son attention de la chef des fidèles et quelques instants pour réaliser que les danseurs avaient rejoints la piste et qu’un inconnu l’invitait à esquisser quelques pas de danse avec lui. Elle ne se fit pas prier, aillant besoin de se détendre, mais l’effet salvateur de l’amusement ne se fit pas sentir de toute la soirée. Si elle teint une coupe de vin entre ses mains toute la soirée, si elle se rappela sans mal de chacun des pas d’une valse et qu’elle montra ses belles dents blanches à qui s’évertuaient de la faire sourire derrière son masque, elle se sentit des plus crispée tout le long de la soirée. Les premiers pas de danse l’avait ramené si loin en arrière, comme cette ambiance de fête, ses rires et ses lumières le faisaient, qu’elle en avait blêmit. Si cela n’avait été de la chef des fidèles, retournée bien trop vite sur son trône, Méya aurait sans aucun doute quitté le bal bien avant. Un malaise n’aurait pas apparut particulièrement suspect. Son apparence était calme et décontractée, mais ce n’était qu’un masque comme un autre qu’elle s’évertuait à présenter pour cacher ses blessures.
Aillant prit place sur l’un des sièges rouges, tenant négligemment un verre d’un vin divin, son regard c’était posée sur l’une des grandes fenêtres à quelques mètres d’elle. La présence de son dragon lui aurait fait un grand bien à cet instant là, mais c’était seule qu’elle se retrouvait à présent. Le moment d’après ce n’était plus par la fenêtre qu’elle regardait, mais loin dans ses souvenirs. Le bal exista ailleurs, à une époque où elle était heureuse, alors que ce ne serait plus jamais le cas. Son œil fut attiré par un reflet dans la fenêtre sur laquelle ses yeux étaient toujours fixés. Sa main libre se crispa légèrement sur l’avant-bras du fauteuil alors que son cœur bondissait dans sa poitrine. Malgré son cœur qui se mit à battre la chamade, elle se redressa lentement et déposa sa coupe de vin sur une petite table. Pourquoi sentait-elle que c’était maintenant le temps d’agir, alors que plus tôt dans la soirée elle avait préférée s’abstenir? Les souvenirs avaient rappelé la haine à elle. Son cœur brulait douloureusement. Elle s’avança dans la foule, suivant la reine sans savoir, ni se demandé, ou celle-ci errait. S’y préoccupée qu’elle était à mettre son énergie dans la tâche qu’elle allait accomplir, elle ne vit même pas le trouble de celle qu’elle avait prit en chasse. Elle la suivit un moment au milieu des convives, restant à honorable distance pour ne pas inquiéter les gardes royaux, mais elle ne pouvait poignarder dans le dos un être sans ressentir la lâcheté d’un tel geste. Elle devait faire face à son ennemi, car même si sa main c’était glissé subrepticement entre les plis de sa robe pour attraper le manche de son couteau, elle ne pourrait agir lâchement.
Comme en réponse à sa silencieuse demande, Nathalia fit soudainement volteface, alors que Méya c’était encore rapprochée de quelques pas, ne laissant que très peu de distance entre elles, une distance si infime que Méya ne pouvait manquer de toucher sa cible. Elle croisa le regard de la chef des fidèles, les yeux dorés, vif comme ceux d’un chat. Une impression de déjà vu la prit, sans qu’elle ne puisse se rappeler du souvenir exact auquel cela faisait allusion. La lame sortie d’entre les tissus de sa robe où elle était demeurée cachée, sortant de nul part dans la foule et les mots s’échappèrent d’entre ses lèvres, des mots qu’elle seule pouvait se rappeler avoir déjà prononcé autrefois et dont la porté avait été si grande.


-Vive la liberté.

Mais le regard l’avait désarçonné. Elle l’avait déjà vu. Déjà vu longtemps auparavant et lorsque le couteau quitta sa main, s’enflammant brusquement, ce n’est pas vers le cœur qui s’élança. Il vint s’enfoncer brutalement dans l’épaule de la reine. Un coup qui n’était pas mortel, alors qu’il aurait fallut qu’il le soit. Sa main attrapa aussi rapidement qu’auparavant, un nouveau couteau qu’elle tenait cachée et visa, sans maladresse, le cœur, sans se préoccuper de savoir où elle l’avait déjà croisée. Mais désormais son esprit travaillait à traverser dans le temps les souvenirs qui lui était revenu tout au long de la soirée. Nathalia faisait partie, comme du décor, d’un passé lointain et si elle n’avait pas été si obsédée par la nécessiter de la tuer avant tout, elle lui aurait demandé qui elle était. Le temps n’était pas aux présentations pourtant. Derrière son masque, sa mâchoire se crispa, alors qu’elle se concentrait à reprendre son aplomb.


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Daleg
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Ven 30 Juil - 13:06

Daleg aurait-il pu être plus fier que ce soir là? Jamais encore il ne s’était senti aussi important et pourtant les situations n’étaient pas rares pour se mettre en avant et briller au sein de l’armée fidèle et au sein de la noblesse… mais ce soir, rien n’égalait ce sentiment de fierté d’avoir été le cavalier de Nathalia. Qu’elle soit Reine ou non n’avait rien à y voir, elle était la femme la plus glorieuse à son cœur, celle pour qui tous ses gestes étaient dévoués. Son masque ne suffisait pas à cacher cet air superbe qui le maintenait tête et épaules droites. Il n’ignorait pas qu’il avait plus de faveurs auprès d’elle que bien des nobles et cela le rendait également très satisfait avec quelque part une pointe d’orgueil, unique à chaque homme. Y’avait-il quelque chose qu’il se refuserait à faire pour elle? La question ne se posait pas, elle était inutile et depuis longtemps elle ne lui venait même plus en tête. Refuser d’obéir était en quelque sorte la tromper et lui renvoyer en plein visage tous les soins maternels, éducatifs et militaires qu’elle lui avait accordée.

Et même si cette danse avait été la plus agréable de sa longue existence, il lui avait semblé qu’un instant sa Reine n’était plus tout à fait à lui, distante et distraite. Elle lui avait échappé un bref instant pour aller se perdre dans la foule. Quelque secondes qui avaient suffit à le rendre inquiet lorsqu’elle avait rejoint son trône. Il l’avait suivi du regard, immobile sur la piste alors que quelques couples se reformaient et dansaient autour de lui donnant un aspect un peu illusoire à la scène qu’il venait de vivre. Les yeux posés sur ces traits blancs, il tentait de discerner où allait ce regard sévère. Y’avait-il une menace immédiate? Daleg avait glissé jusqu’à l’une des doubles portes s’approchant d’un valet pour lui ordonner de descendre jusqu’à la caserne pour faire remonter les soldat en repos et ainsi doubler la garde.

Lorsqu’il se retourna vers le trône et qu’il le vit vide, son cœur se souleva et de ses yeux écarquillés de stupeur, il chercha sa reine au sein de la vague mouvante et colorée des nobles qui continuaient à danser sans se soucier de quoique que ce soit, si ce n’est que leur coupe soit toujours pleine et leur compagnie agréable. Il ne la voyait plus et son œil inquiet sautait d’un corps à un autre dans l’espoir de l’apercevoir. Elle n’était pas femme à quitter son trône pour une raison banale, surtout pour se mêler à une foule surexcitée et bruyante. D’instinct, il se mêla à la foule et laissa son cœur guider ses pas vers sa Reine. Son inquiétude ne devait pas couper ce lien qui lui permettrait de la retrouver n’importe où. Avait-il rêvé ce murmure où elle prononçait son nom tel un appel fantomatique dans son crâne. Il redoubla d’aplomb, écartant et bousculant quelques nobles de ses bras aussi indélicat qu‘une masse métallique lancée contre un mur de grès.

Se pouvait-il qu’il soit arrivé trop tard lorsqu’il entendit ces quelques mots et que la lame se planta dans la chair. Le malaise qu’il ressentit à cet instant où il n’avait pas été là au moment où elle en avait besoin lui arracha un râle. Le revers de son poing s’abattit sans prévenir sur le visage masquée de cette jolie plante. Déjà la foule autour s’était dispersée en toutes directions à la vue du sang. Quelques cris effrayaient déjà ceux qui ne comprenaient pas ce qui venait de se produire. Là, tout s’enchaîna. Daleg dégaina son épée en appelant à la garde, les rebelles camouflés voulurent venir en aide à leur alliée et attaquèrent à leur tour la garde au milieu de la noblesse paniquée qui quittait les lieux sans se soucier de bousculer ou non leurs voisins.

Daleg aurait voulu se soucier de la blessure causée à son monarque mais avant la dévotion et « l’amour » qu’il lui portait, il devait assurer son devoir de soldat et celui était de mettre hors d’état de nuire la criminelle qui venait de tenter de tuer Nathalia. Son jugement serait à la hauteur. En tuant la Reine, qui aurait succéder à cette femme sans descendance? Avec le nouveau système de trimonarchie, Arlhéeane aurait-elle dû être rappelée sur le trône? Ce qui aurait été terrible avec son affiliation aux rebelles. Non, Nathalia n’avait pas le droit d’être tuée, il la défendrait et si elle devait trépasser, il trépasserait avant elle en la défendant. Daleg laissa sa cape tomber sur le sol dans un souci de confort et son masque vînt le rejoindre en un bruit léger amorti par le tissu rouge qui jonchait le sol.


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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Sam 7 Aoû - 22:29

Les voix autour d’elle disaient tout et rien à la fois. Elles s’élevaient dans une harmonie de discorde qui crevait les tympans de la reine. Jamais la foule ne lui avait semblé aussi bruyante et la musique qui faisait valser les couples aussi lointaines. Et ces personnes masquées qui lui étaient plus que jamais inconnues. Ses pieds qui l’avaient guidée au travers des corps plutôt ne voulaient plus la mener. Ils ne savaient point où se rendent, car pour une première fois depuis des lustres, Nathalia était égarée. L’expression quasi inexistante sur son visage n’osait se tordre d’inquiétude. Pourtant son cœur, ou du moins l’organe, avait recommencé à se débattre dans sa poitrine. Son buste se soulevait rapidement rendant son corset presqu’inconfortable. Ses yeux vifs erraient sur la foule compacte qui ne semblait pas vouloir la laisser avancer plus loin. Le destin tenait-il tant à ce qu’elle ne retrouve pas l’aveugle? Les malaises qui la saisissaient la convainquirent de retourner sur son trône rassurant, mais désormais loin. En tournant les talons, l’idée d’être ainsi sans arme au milieu de visage dissimulé à la poursuite d’un ennemi lui donna l’impression de cauchemar. Qu’avait-elle espérer faire subir à son ennemi rebelle une fois face à lui? Lui n’était sans doute pas seul et devait bien avoir dissimulé de quoi éloigner les ennuies s’ils se présentaient. Elle, dans l’illogique de ses gestes, s’était disjointe de ce qui l’avait au début des réjouissances si rassuré. Ces longs cheveux noirs se soulevèrent dans son geste de recule dégageant ces frêles épaules. Sa robe suivant son mouvement s’était aussi soulever avec légèreté déployant les tissus qui se superposaient avec magnificence.

Ces yeux alors rencontrèrent ceux ambre d’une jeune fille. Ils étaient encadrés d’un masque qui se fondait dans les traits de la douce enfant. Un visage qui lui rappelait une lointaine personne comme tant d’autres qui l’avaient hantée comme des fantômes du passé venu la troubler. Saisie par cette soudaine apparition, Nathalia s’arrêta nette bloquée par la jeune femme. Un instant suffit pour que le regard captivé par cette fresque, la femme ne puisse voir la lame argentée apparaître au milieu des voiles satinés qui habillaient la fausse inconnue. Les mots prononcés la désarçonnèrent plus que la douleur qui lui tira l’épaule brusquement. Avait-elle bien compris ou son ouïe comme son esprit avait-il prit de l’âge? Venait-on de ramener à la vie des mots qui après avoir fait naître tant d’espoir au sein des paysans trop exigeants s’étaient éteint avec les véritables raisons qui opposaient deux groupes sociaux? Une plaie profonde venait de lui couper le souffle arrachant l’air qui lui restait des poumons. Le sang de plusieurs rois s’y écoulait de même que celui des innocents condamnés à la potence pour montrer la cruauté des fidèles. Des exemples qui avaient convaincu certains et découragé d’autre. Le mal insupportable que trois mots avaient attisé engourdissait l’esprit de la reine. Ce ne fut que lorsque quelque chose fit déplacer la jeune fille rester devant elle que Nathalia prit conscience de l’entaille qu’une arme projectile chauffé à blanc lui avait occasionné. Cela lui apparut comme étant ce qui avait glissé des pans de robe de son assaillante. La douleur physique à ce stade ne pouvait l’affaiblir plus. Par miracle, un souffle traversa ses lèvres entrouvertes par l’étonnement. Sa main contraire à l’épaule blessée monta tâter le contour de la blessure. Ses doigts se tâchèrent de son sang vermeil. Autour d’elle, le décor vacillait comme les gens qui s’éloignaient de plus en plus. Ses jambes n’étaient plus solides et lui manquèrent légèrement. Elle fit deux pas mal assurés vers l’arrière. L’un de ses bras pendait sans force contre elle. Le sang s’y laissait glissé créant des réseaux sillonnant ses pores en excroissance jusqu’aux bouts de ses doigts engourdis. Cahin-caha, la vieille mère reporta son regard un peu plus loin devant elle. Son tendre protégé avait fait face à son agresseur. Il avait jeté masque et cape par terre. Il se présentait à la jeune femme avec franchisse et sans dissimulation assumant ces actes futurs. Si certains s’offusqueront de sa confrontation à une dame, Nathalia lui avait pertinemment apprit jadis qu’une femme qui ose de tel acte ne veut pas du respect que l’on devrait porter vu son sexe. Décliner de s’opposer à elle était pour elle une insulte qui laissait croire qu’on la sous-estimât de façon naturelle vu la gente dont elle appartenait. À la guerre, il n’y avait ni sexe, ni âge, ni rang, seulement l’appartenance à des camps différents.

Le bruit des lourds pas de la garde la ramena en d’autre lieu alors que d’autres soldats tentaient de retenir une furie en flamme. Le corps inerte du roi glissait lentement sur le trône. Les trois poignards dont les lames avaient aussi été chauffées avant de pénétrer la chair ne suffisaient pas à retenir le sang. Mais ou était les deux autres poignards qui aurait du l’achever? Prise une nouvelle fois d’une faiblesse, le regard de la reine revint à ses pieds. Un couteau semblable à celui qui lui meurtrissait l’épaule jonchait devant elle de ses flammes presqu’éteintes. Celui-ci n’avait pas atteint sa cible. L’intervention de Daleg avait sans doute fait dévier l’arme pour qu’il ait s’écraser au sol plutôt que de se planter au creux de la poitrine de la reine et ainsi la harper mortellement. Étrangement, le premier aurait du porter ce rôle, mais malgré la proximité des deux femmes, l’objet tranchant avait choisis de l’épargner en la blessant plutôt grièvement. Se souvenait-elle d’avoir été plus au centre de la menace qu’en cette nuit soudainement froide.

Le fer qui s’entrechoquait la ramena lentement au danger. Avant de risquer de s’affaisser par terre sans défense, Nathalia rassembla son attention et ferma les yeux bien que consciente du risque que cela occasionnait. Un pictogramme au sol s’illumina sous elle légèrement dissimuler par sa large robe bouffée de crinoline. Elle s’effaça graduellement de façon plutôt rapidement cependant. Elle réapparut sur les quelques marches qui conduisait au palier des trônes. Elle s’y affala rudement affaibli par sa blessure qui lui brûlait le corps. Sa concentration ainsi que la force lui avait manquée durant l’utilisation de ses pouvoirs. Sentant le danger s’approcher d’elle rapidement, Nathalia s’aida de sa main pratiquement invalide pour reprendre pied étant donné que ses pieds glissaient sur sa volumineuse robe. Elle rejoignit le grand trône central pour y tirer sa bonne vieille amie en diamant juste à temps pour parer un coup venu de nul part. L’arme lui était inconnue mais la main qui la tenait la fit redoubler de prudence vue son état. Se redressant du mieux que lui permit sa condition, elle fit face à son ennemi bien que légèrement de trois quart pour mettre en retrait sa blessure qui irait de mal en pire d’une façon ou d’une autre.


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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Dim 8 Aoû - 13:40

La nuit aurait pu lui être bien agréable. Il goûterait avec plaisir la joie d’être fidèle pour se mêler sans tabou au corps désormais ennemi de la belle tigresse. Il se réveillerait à l’aube, baignant dans un océan de luxure et de mots silencieux. Il devrait disparaître à nouveau, repartir dans cette grotte sans lumière où vivre l’exaspérait. Se cacher. Mais se cacher de quoi? Il n’avait pas peur, se souciant trop peu des gens pour ressentir cette même empathie que celle que semblait avoir son père pour les miséreux qui venaient grossir leur rang. Il ne comprenait pas pourquoi certaines personnes avaient tant de mal à vivre libre. Pourquoi certaines personnes étaient-elles faibles et se complaisaient à se faire protéger par d’autres comme le rôle que remplissait ses parents? Pourquoi étaient-ils prêts à se battre pour quelques bouseux incapables de se défendre? Il aurait été ravi de les voir gagner cette guerre, il ne le niait pas mais quant à lui, il fournirait uniquement les efforts qui lui plaisaient de fournir. Il ne gâcherait pas sa liberté à se battre pour d’autres.
Ce soir, le secret d’une rencontre interdite devrait rejoindre le tombeau dans lequel il entassait toutes ses aventures pour un départ vers l’autre monde inéluctable. Ses caresses n’eurent cependant pas le temps de se souder à sa peau alors que la réalité de leur deux vies, de leurs choix qui les éloignaient de plus en plus se manifestèrent par ce vent de panique qui brisa l’harmonie de leur deux corps. Jared avait comme rouvert les yeux. Il contemplait sa belle à nouveau mais d‘ un œil plus lointain. Elle n’avait guère perdu de sa superbe et lui n’avait guère perdu de son désir mais bousculer par la horde de nobles qui s’enfuyaient pêle-mêle, il ne douta pas que ses mains devraient s’occuper à autre chose ce soir. La présence des rebelles venaient d’être percé à jour… par qui? Comment? Il n’avait pas eu le loisir de répondre à ces questions, trop occupé dans son business corporel. Le cri de liberté de Méya lui était parvenu comme une brise fantomatique qu’il n’avait pas cherché à comprendre. Elle avait brisé son bonheur illusoire. Jared et Chrystal ne seraient pas unis ce soir. Il se dégagea alors de son souffle envoutant et de sa peau sacrée.


_ Je reviendrais pour toi, sois en sûre!

Sa démarche orgueilleuse quitta la colonne sans plus lui adresser un regard, pour se mêler au premier rang de la ligne rebelle qui avait accueillit la garde au cœur de la salle de bals. Les armes camouflées sous les tissus apparurent, brillantes et avide de défendre leur cause. Peu importe ce qui se passerait ce soir, il est sûr que cet incident ferait leur chemin dans le crâne des fidèles pourtant le but de cette infiltration n‘avait pas été de porter une attaque directe au pouvoir mais plutôt de s‘assurer que Lumia était bien installée au cœur de la trimonarchie et que sa voix n‘était pas étouffée. C’est pour cela qu’il n’était pas des plus nombreux.

Jared n’était pas armé, bien confiant dans le fait qu’il n’avait pas besoin d’arme pour porter des attaques mortelles et qu’à côté de cela, brûlait un feu ardent en son être qu‘il lui plaisait de libérer devant la destruction immédiate que cela causait. Toujours très sûr de lui, il toisa ces hommes armés d’un regard amusé. L’adrénaline dans ses veines le rendait presque euphorique d’être ainsi exposé au danger. Mais se battre contre des gardes allait bien cinq minutes, il lui faudrait quelque chose de plus gros à se mettre sous la dent. Quelque chose qui ferait bondir son cœur à en faire trembler ses artères. Jared joua un peu avec ce garde, esquivant d’une simple rotation du buste les quelques coups portés puis le pas de trop de cet ennemi dans le champ d’attaque du rebelle se retourna contre lui. D’un simple mouvement de bras peu délicat, le cou se brisa et l’homme s’étendit au sol. Jared s’empara de son arme qui lui sembla bien légère contrairement à l’arme de prédilection qu’il était habitué à manier. Qu’à cela ne tienne, elle ferait l’affaire!

L’homme se mit en quête de son assassin préféré mais le Roi semblait s’être envolé. Bien, il trouverait un autre ennemi à la hauteur. Près du trône du Roi absent siégeait Nathalia. Un frisson grisant lui caressa l’échine. Avec une femme aussi mortellement dangereuse, il n’y perdait pas au change. Il s’avouait assez content que sa sœur ne soit pas dans la salle. Il n’avait pas l’envie de la voir s’interposer, ni de la voir blesser. D’un pas rapide, de peur qu’on lui vole son ennemie, Jared s’avança jusqu’aux trois fauteuils. Il abattit son épée, visant le vide pour manifester sa présence mais cependant assez proche pour donner à la Reine l’envie de le parer. C’est à cet instant qu’il remarqua le sang sur la robe. Voilà qui l’embêtait! Combattre une proie qui s’écroulerait avant la fin du combat en ayant perdu tout son sang ne l’enchantait pas et puis s‘il gagnait, les jaloux auraient tôt fait de dire que cela était à cause de cette blessure. Il n’y a bien que les lâches pour ne pas se battre alors qu’ils sont blessés! Alors que sa lame rencontrait celle de la Reine Fidèle, il lui suffit d’un geste de doigt pour que la plaie se cautérise laissant la brûlure remplacer le sang.


_ J’ai cru remarquer que ma présence ne vous avait pas laissé insensible, une petite danse avec un parfait Adonis ne serait pas sans vous déplaire?

Sous l’orgueil que semblait porter cette phrase, Jared n’était pas un sot et les avait employés en toute connaissance de cause. Adonis avait attiré la convoitise même des Dieux mais sa fin fût tragique. Aujourd’hui encore, il jouait avec la mort, à la défier. Une chose était sûre la grande Faucheuse (pas la mère d’Arlhée, hein! XD) serait la dernière femme qu’il séduirait. Il huma l’air qu’environnait Nathalia et eut un sourire satisfait.

_ Votre parfum est divin et votre robe somptueuse. Cela dit, j’ai peur qu’elle ne vous gène dans nos ébats? Peut-être voudriez-vous la retirer?

Provocateur ou séducteur, pourquoi pas les deux? Une chose est sûre, Jared, malgré le sourire de « Casanova » Razz qu’il affichait, était très sérieux. Moins irresponsable qu’il n’y paraissait, Jared savait que c’est avec sa vie qu’il était en train de jouer présentement mais s’il oubliait cette arrogance surjouée qui lui chantait qu’il pouvait gagner, peut-être était-il moins attaché à la vie que cette énergie qu’il déversait pour démontrer le contraire. Il avait été élevé par son pire ennemi, n’avait pas eu d’enfance et devrait tôt ou tard renoncer à la fille de sa vie. Il n’avait trouvé sa place nulle part, ne se voyait pas dans un grand avenir alors il fallait forcer sur ce qui lui restait. Il continuerait de construire sa légende et répondrait à cette drogue que le danger déversait dans son corps à chaque fois qu’il le pourrait. Il s’accorda une dernière petite pensée vers ses parents et ses deux jeunes sœurs pour qui malgré ses plus terribles manquements d’obéissance, il aimait intensément. Cet instant passé et mit de côté, il était totalement concentré sur ce combat, ne laissant pas ce sourire aventurier quitter son visage.

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Méya Vane
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Lun 23 Aoû - 20:55

Dans le regard de la reine, Méya avait lu qu’elle aussi était perplexe. La question silencieuse passa dans son regardé malgré elle. Un «Je ne vous aurait pas déjà vu quelque part par hasard?» qui ne convenait pas à la situation. Elle ne connaitrait pas la réponse à la question que ses yeux posaient malgré elle. Elle n’aurait pas voulut savoir non plus, si elle avait connu cette femme dans une autre vie et pourtant son cerveau cherchait dans sa lointaine mémoire, dans les souvenirs passé, d’où les yeux dorés, perçants comme ceux d’un chat, pouvait venir.
Le poing heurta son visage, déplaçant légèrement son masque qui resta cependant en place. Comme une seconde peau, moulé à son visage, celui-ci refusait de le quitter. Pendant une seconde le coup fit écho dans son crâne empêchant son couteau d’aller gagner le milieu de la cible. La reine rouge avait disparut, mais lorsque le premier couteau avait manqué sa cible, Méya savait déjà que sa tentative serait un échec. Elle n’avait pas droit à l’erreur et avait manqué sa chance. Elle n’essaya pas de trouver du regard, où la reine blessée c’était réfugié.

Elle regarda l’homme masqué, hauteur du coup qui lui avait élégamment été porté au visage, se défaire de sa cape et de son masque. Elle n’aurait pas le loisir de se défaire de ses jupons pour pouvoir se déplacer plus aisément et son masque resterait sur son visage, partie intégrante de ce qu’elle était. C’était sans masque qu’elle avait l’impression d’être affublé d’un costume. Un second couteau apparut dans sa main libre et les deux lames s’enflammèrent brusquement dans un souffle. Elle fit un salue de politesse exagérée, comme s’ils entamait une danse plutôt qu’un combat, mais aucun sourire moqueur n’apparut sur son visage. Elle esquissa ensuite un pas de côté étudiant celui qui faisait face.

La musique avait cessé, la panique avait prise la place de la légèreté de la fête. Certains aillant perdu la tête dans la boisson se trouvait plus perdu que d’autre, mais Méya n’entendait rien de cette panique. Elle ignorait la réaction qu’avait eut les autres rebelles devant son geste qui n’avait été plus ou moins prévu que par elle. Elle sentait la chaleur du coup sur sa joue s’apaiser tranquillement, mais son cœur à elle ne s’apaisait pas. L’un des couteaux, chauffé à blanc, quitta sa main pour fondre sur l’homme, vive et légère elle se déplaçait en cercle autour de lui, se gardant à distance de l’épée qui devait la tenir plus éloignée de lui que ses couteaux à elle pouvait tenir loin le fidèle. Sa robe ne semblait que très peu empêcher ses mouvements. C’était l’ancienne habitude des amuseurs de foire de faire des acrobaties dans des costumes impossible qui lui avait donné une agilité en toute circonstance. Certes, un vêtement moulé à sa taille, laissant libre ses jambes eut facilité les choses, mais elle ne s’en laissait pas imposé. Trois pas et la seconde lame quitta sa main droite, frôlant le visage du fidèle, chauffant légèrement son oreille au passage comme une cuisante menace. La lame se ficha dans une colonne. D’un simple geste de la main, Méya ramena les couteaux vers elle, comme s’ils avaient été magnétisés. Ils revinrent vers ses mains en sens inverse et elle les rattrapa sans un coup d’œil pour eux. Malgré la distance qu’elle gardait, elle mourait d’envie de venir coller son poing sur le joli minois du défenseur de la reine, pour lui rendre la pareil, ne s’attristant pas de l’idée d’abimée le visage lisse et sans faille de l’homme.

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Daleg
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Mar 24 Aoû - 10:14

Daleg ne releva même pas ce salut. L’inéluctable bataille ne l’amusait pas et bien que se battre avec une femme n’était pas pour lui plaire, il n’y renonçait pas: le crime avait été trop grand! Elle ne partirait pas de cette salle sans avoir perdu quelque chose, que ce soit son sang ou un peu de sa fierté… ça, il s’y engageait silencieusement en venant serrer d’une main confiante le pommeau de son épée qui entourait son poing d’élégantes torsades de métal. C’est vrai qu’il avait un visage doux qui faisait souvent oublier que c’était un homme capable de se défendre et plus un enfant. Il accorda un intérêt particulier à son ennemi, lui offrant de son plus bel œil, quelques bravades pour lui témoigner qu’elle avait toute son attention. La pièce habituée à accueillir les plus grands et les plus beaux orchestre du continent ne connaissait plus de musique. Seul le bruit des épées rebelles et fidèles qui se battaient éparses dans la pièce empêchait celle-ci de se noyer d’ennui.

Nathalia s’était rendu à son trône mais déjà assaillit par un autre rebelle. Mais celui-ci, oui celui-ci! Sa voix… il la reconnut immédiatement… cette pointe de provocation, cette confiance exacerbée, c’était cet assassin venu avec sa compagne détruire la grande salle à manger. Ceux-là même qui s’étaient enfuit! L’effronté était revenu chercher les ennuis et sûr qu’avec Nathalia, il les trouverait. Et quel manque de respect de s’adresser ainsi à une Reine! Lui arracher la langue, voilà bien ce qu’il méritait dans un premier lieu. Les choses arriveraient en leur temps, Daleg ne commettrait pas l’erreur d’être impatient et de faire une erreur dans une précipitation que seul l’envie de voir l’ennemi à genoux guidait.

Peut-être était-ce à cause du masque ou peut-être parce que séparé trop jeune, Daleg n’avait pas souvenir du visage de sa sœur. Toujours est-il que ses yeux dorés ne lui inspirèrent aucun retour dans le passé. Aucun sentiment de lien de sang ne se manifesta, elle n’était qu’une ennemie, une de plus à combattre et il le ferait. La lame tournoyant autour de lui, le força à rester statique les premiers temps, pivotant simplement sur place pour ne pas la perdre de vue et inclinant simplement sa tête lorsque la seconde lame vînt à siffler à son oreille. Il ne se préoccupa pas de la fine goutte de sang qui perla alors jusqu’à son lobe, blessure trop infime pour s’en inquiéter. Elle était agile, plus que ce que Nathalia avait pu lui enseigner mais bien que moins protégé sans l’armure fidèle, il était également plus preste, cela était un mal pour un bien.

Ainsi voulait-elle l’avertir qu’elle ne plaisantait pas. Bien, il ferait donc de même. La cape se souleva au signe de sa main et vînt s’enrouler autour de Méya, lui cachant la vue, le temps qu’il vienne frapper son agile poignet d’un coup de pommeau. Il se recula, portant sa lame devant son visage prêt à parer les prochains coutelas qu’elle enverrait. De chaque côté les tirs de sommation venait d’être tiré, le véritable combat pouvait prendre place. Daleg était quelque part, désavantagé, elle jouait la carte de la distance et lui n’avait qu’une arme de corps à corps. Il fallait réfléchir pour tourner la situation à son avantage. Son épée à la main, il avancerait tandis que ses pouvoirs lui serviraient à dévier les lames de leur trajectoires entre autre chose. Ses quelques pas d’éloignement n’avaient été fait que pour garder un œil sur les coutelas et laisser également une chance à Méya de se battre car il aurait été lâche de l’attaquer alors qu’elle n’y voyait plus rien. D’un pas en avant, il donna le premier assaut. Genoux légèrement fléchis, une jambe tendue vers l’avant en appui, bras armé tendu, l’autre vers l’arrière servant à garder l’équilibre, son épée vînt fendre l’espace qui les séparait pour mordre l’ennemi qui avait fait l’erreur d’attaquer leur dirigeante. Sans doute oui, il avait les traits d’un ange mais lorsqu’il maniait l’épée, son angélisme avait quelque chose de sombre.

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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Sam 25 Sep - 18:09

La clameur joyeuse et festive s'en était allé du même pas pressé que la noblesse. Elle s'était déchirée en parallèle avec la chair de la reine. La douleur de cette dernière s'était élevée dans le cri des convives surpris dans leur sécurité et intimité. Il n'y avait pas à dire, la soirée battait son plein sous le son des armes qui s'entrechoquaient. La grande salle renvoyait en échos les grognements, les cris et les mots incompréhensibles sur eux. Dans son dos, Nathalia pouvait sentir ses hommes se mouvoir pour passer d'un ennemi à un autre et vise et versa. Le chef des rebelles n'avait pas envoyé au hasard ses hommes. Il les avait choisis afin de s'assurer qu'ils survivent à cette attaque contrairement à ce qu'il aurait du arriver à la reine. L'incompréhension occupait une grande partie de son être alors qu'elle grimpait une à unes les dernières marches qui la séparaient de son trône et par conséquent de son arme de prédilection. Sa robe lui semblait lourde et encombrante. Ses pieds ne savaient où se poser pour s'assurer un bon équilibre. Lorsqu'enfin son calvaire s'acheva, Nathalia se redressa avec l'aide de son trône massif et riche de décoration. Sa main chercha dans les recoins du siège le vieux pommeau travaillé avec élégance. Ses doigts se refermèrent avec ardeur sur celui-ci et la reine le tira de sa cachette avec son bras valide. Sa lame rencontra celle d'un ennemi qui s'était élancé sur elle pour tenter de l'achever pour une seconde fois. Devant elle apparut donc un jeune homme affublé d'un costume élégant qu'il remplissait avec muscles. Sa mâchoire était celle d'un homme. Son visage était masqué, mais les traits que Nathalia devinait derrière se masque en cuir agrémenté de plume était ceux de son grand ennemi de la soirée. Il l'avait nargué en restant dans l'ombre au début de la soirée lorsque les invités s'étaient avancés pour saluer la triarchie. Comment n'aurait-elle pas pu remarquer ce regard vide d'expression encadré de mèches noires qui s'échappaient du ruban qui tiraient ces cheveux vers l'arrière?

Elle ne s'y connaissait pas du tout dans le domaine de la cécité, mais il lui restait incompréhensible le fait qu'il ait gravit les marches avec autant de facilité pour abattre près d'elle un lame précise. Elle lui fit front sachant mettre en retrait sa blessure. Elle le regarda dans ses conjonctives bulbaires qui occupaient toute la place. Incapable de savoir où il regardait précisément, elle maudit son masque qui avait du volé la place de son habituel bandeau noir. Ses yeux blancs mis à nus la troublaient par leur pureté. Alors que dans un mouvement rapide, le jeune homme tenta un mouvement vers elle. Ses doigts effleurèrent son bras alors que leurs armes se croisaient. Nathalia relâcha la prise sur son arme et recula pour éviter le contact de leur peau. À peine avait-il pour dire tenter un geste vers elle que son échine subit un frisson et son épaule, une chaleur. Sa plaie lui brulait suite au mouvement. Un rapide coup d'œil l'étonna. Sa plaie semblait avoir été cautérisée. Une petite fumée se dissipait en s'élevant de la plaie qui avait cessé de pleurer son sang. Perplexe, elle porta un nouveau regard sur son ennemi. N'avait-il pas envoyé cette rebelle pour justement la tuer? Pourquoi alors la soignait-il? Ses sourcils se foncèrent légèrement marquant son étonnement. Son incrédulité était totale. Ses esprits ne semblaient plus vouloir se poser bien des questions et encore moins d'y trouver une réponse suffisante et ce, de façon rapide. Le temps avait passé pour elle emportant avec lui des aspects dont elle ne savait pas encore se passer. À l'affut des sons qui résonnaient dans la grande pièce, la femme fut presque heurtée par le sens de ses paroles. Comment avait-il bien pu se rendre compte de quelque chose qu'elle avait dissimulé aux yeux des convives? Se pouvait-il que depuis la première fois où elle l'avait aperçu, elle se soit méprise quant à son identité? Tout semblait lui confirmer cette bévue.


-Ainsi donc, là où le père a passé, le fils passera.

Cette phrase n’avait peut-être pour lui aucune logique mais pour cette femme que la vie avait si souvent meurtrit, ses mots avaient une connotation bien profonde. Cela dit, l'humour dont faisait preuve le jeune homme l'inquiétait presque. Se rendait-il compte à qui il s'adressait ainsi? Il était d'une vulgarité qui n'était pas propre aux Devonfeld et encore moins à la chère Maraigh. On pouvait supposer que cela était sa façon bien à lui d'être différent de son père alors que la similitude était étonnante. Son charme ne fit malheureusement pas beaucoup d'effet à la reine. Ces jeux de mots devaient être aussi vieux qu'elle-même. Dans un clin d'œil discret, Nathalia lui adressa un sourire en coin. Pénétrant dans son jeu duquel elle souhaita tout de suite ressortir, elle lui adressa :

-Je n'ai malheureusement rien de convenable en dessous, Apollon. Pourquoi ne pas vous en tenir à me retirer pudiquement ma vie?

Toute fois, elle maudissait elle-aussi cette robe trop longue qui n’avait fait que rejaillir de souvenirs lointains. Ses doigts soigneusement enveloppé dans le satin de son gant se resserrèrent sur la poigné de son épée. Son corset était humide de sang et étouffait sa poitrine qui se gonflait sous sa respiration accélérer par le danger proéminant. Sa main libre qu’elle gardait en retrait glissa sur sa hanche et termina sa course sur sa cuisse contraire. Ses doigts agrippèrent le pan de sa robe qui remonta sensuellement sur ses jambes. Ce geste lui tira dans l’épaule, mais maintenant que la blessure était refermée, Nathalia pouvait se permettre de ne pas s’en préoccupé. Son organisme différait énormément de celui d’un homme normal pour ne pas dire mortel. La reine releva devant elle son arme qui scintillait sous les flammes des flambeaux qui illuminaient la grande salle de bal. Sur le plancher principal, les soldats fidèles mettaient à l’épreuve leur entrainement contre les quelques Rebelles les plus doués de leur clan. Le protéger de la reine affrontait dans une danse bien entamé celle qui avait lancé les hostilités à son égard. Nathalia ne pourrait pas oublier ces yeux dorés qui lui avaient renvoyé son propre reflet. Toutefois, dans l’instant présent, c’était dans un vieux miroir ternis qui ne projetait plus que les ombres que la Reine avait plongé son regard. Alors qu’elle cherchait toujours à lire sur ce visage, Nathalia lança les premières notes officielles de leur combat en s’avança vers lui. Son épée s’abattit contre celle de son ennemi avant de revenir de nouveau à l’assaut avec rapidité. Légère, elle se mouvait sur la scène entrainant avec elle le jeune homme. Leur espace était plutôt limité par les trônes qui occupaient la tribune. Ils étaient à la fois un avantage et un danger pour eux. Ils se devaient d’être attentifs à leurs positions et utiliser les grandes chaises à leurs avantages. C’était quelque chose que Nathalia savait très bien faire. Obligeant son ennemi à reculer ou encore de partir dans une direction précise, Nathalia portait ses coups avec précision devinant leurs répliques. La reine était une femme d’expérience et était le maestro de ses combats. Fine manipulatrice depuis des siècles, elle menait les hommes de cette terre du bout de sa lame tranchante. Son opposant restait qu’un damoiseau à la recherche d’une belle veuve à consoler comme elle en avait tellement rencontré. Dans un mouvement rapide, elle le fit parer sa lame puis alors qu’il vint de nouveau abattre sa lame contre la sienne, elle esquiva un pas de coté pour faire passer sa propre lame sur la poitrine de l’homme. Il recula juste à temps pour que le tissu de sa chemise soit seul à se déchirer sous la coupure nette du diamant. L’entaille dans le tissu laissa voir une peau brulé par le soleil trop fort et modulé de muscles bien découpés dans sa chaire. Nathalia se recula à distance sécuritaire après avoir aperçu ce coin de paradis où s’étendre.

- Je ne sais si mort ou vif, tu m’es luxure… Honte à moi!

Préférant susurrer ses derniers mots, Nathalia fit mine de réfléchir. Péché mortel serait d’abimer ce corps parfait aux histoires infidèles et malheureuses. Pourtant, elle ne pouvait le laisser partir sans lui faire payer son affront et sa présence, de même que son identité. Fils de traites, il n’était malheureusement pas né avec le même destin que sa sœur. Nathalia releva son arme pour reprendre là où elle s’était arrêtée. Son visage se durcit et ses yeux tout comme sa lame se fit menaçante.

- Il est temps de mettre fin aux festivités.

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Jared Devonfeld
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MessageSujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal]   Dim 3 Oct - 15:59

Jared aimait être au cœur de cette tension dramatique qui animait la salle jusque dans la moindre de ses dorures. Son masque ne cachait pas l’éclat de son sourire qu’il portait en dépit de la situation. Là où on lui avait interdit toute action, il se retrouvait pourtant en première ligne dans la bataille. Un remerciement devrait être fait, à cette occasion, pour l‘opportunité que Méya lui laissait un peu contrainte. Etre ni plus ni moins soldat de sa propre volonté, voilà qui l’animait d’une profonde satisfaction. Passé outre les ordres, ne rendre de compte à personne, voilà un chemin des plus captivants… peut-être l’un des plus courts aussi, mais qu’importe le flacon tant qu’on a l’ivresse! Et lorsque l’on vous vole près de 17 ans de votre vie, Jared s’était bien ancré dans l’esprit que la vie est courte et fragile. Il embrassa donc cette impulsivité avec laquelle il se retrouvait confronté à un combat à mort en abattant cette lame contre Nathalia.

Ah les femmes de caractère et de pouvoir! Si en bien des choses, Jared différait de son paternel, il avouait volontiers que son penchant allait pour ces mêmes femmes brillantes et fortes qui à l’image de sa mère savent en quoi elles croient et ce qu’elles veulent. Les nunuches d’un soir n’était bonnes qu’à l’amuser, à maintenir la séduction active, à garder la jalousie des unes et des autres tranchante comme leurs griffes dans son dos et faire de lui cet amant inoubliable qui savait les combler de cet amour artificiel. Avec Chrystal, il y’avait cet amour infidèle et pourtant vrai. Seule elle, avait suffisamment d’importance à ces yeux pour le mettre en colère. Tout le reste semblait si secondaire! Mais des femmes comme Nathalia n’était en rien comparable aux autres, c’était encore d’un autre genre, un genre qu’il n’avait jamais tenu entre ses mains. Elle avait vécu et pourtant le temps ne se manifestait pas sur elle comme elle aurait fait sur le commun des mortels. Cette peau blanche, ses doigts fins que le satin de ses gants ne pouvaient cacher, ses lèvres pleines et cruelles, ce charme irréel l’aurait fait ramper, suppliant qu’elle croque sa peau hâlée entre ses dents blanches.

Jared répliqua sans plus de détours à cette remarque, conscient d’avoir capté son intérêt, avec cette insolence insoumise qui ne faisait qu‘en réclamer davantage.


_ J’ignorais que j’arrivais en terres déjà conquises.

Le jeune rebelle songea qu’il était dommage de devoir en arriver si vite au combat alors que ce court échange l’amusait beaucoup et lui donnait tout le loisir de l‘imaginer dans des tenues plus inconvenantes.

_ Si vous voulez de la pudeur, demandez donc à un de vos Fidèles domestiqués! Moi, je ne fais pas dans la demi-mesure.

Cette jambe blanche ne lui échappa et si tout être courtois aurait détourné les yeux ou du moins l’aurait regardé avec moins d’insistance, il trouva le spectacle très sensuel et presque provocateur qu‘une Dame remonte ainsi sa robe, exhibant sa jambe à la vue de tous. Dans d’autres circonstances, il aurait répondu à son appel par une caresse sur cette peau ou la sienne aurait été contraste. Mais le temps n’était pas à la badinerie, il était dédié au bruit des lames qui s’entrechoquent. Et s’il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit une novice dans l’art du combat, il lui fallut tout de même quelques minutes avant de trouver un rythme pour changer ses parades incessantes en attaque. Au début du combat, elle le baladait, il n’y a pas d’autres mots. Sa lame ne lui servait guère qu’à rester en vie en la parant. Quelques mouvements pour se dégager des trônes et il était finalement rabattu vers eux en un mouvement qui lui déchira la chemise, manquant de lui trancher la peau dans un même temps s‘il avait été moins rapide à se mettre hors de portée de la lame. Observant un court instant sa chemise en venant écarter les bords du tissu qui avait été tranché net alors que Nathalia était à bonne distance, il s’exclama à sa suite avec un sourire dissimulé:

_ Et si impatiente de m’ôter ma chemise!

Il reprit son épée bien en main avec vigueur et la pointa vers Nathalia, signe qu’il n’en avait pas encore eu assez.

_ Il est temps de les débuter au contraire!

Cette seconde partie du combat, il ne la laisserait pas tout tourner à son avantage. Elle avait certes l’expérience qu’il n’aurait jamais dans toute sa vie mais il n’entendait pas la laisser gagner sans lui donner un minimum de difficultés. La peur de mourir en cet instant était absente de son être mais celle de s’éteindre comme un novice résonnait dans son cœur. Devant tous les témoins combattant dans cette pièce, il se devait de se battre avec force, rigueur et persévérance jusqu’à ce que le coup fatal lui soit porté car il en était maintenant sûr, Nathalia ne pourrait que gagner face à lui.

Serrant le pommeau dans sa paume, il retourna à l’attaque. La première partie du combat avait été très éducative et lui permettait maintenant d’attaquer et d’esquiver tout en essayant à son tour de la diriger, de la pousser contre les trônes. Le choc de son épée contre celui de la Reine ne manquait pas de violence et à son oreille couvrait largement le bruit des tintements environnants. S’il n’en sortirait pas vainqueur, ce combat gardait quelque chose d’euphorisant, c’était le seul combat dans lequel le danger était vraiment réel. Rien à voir avec les entraînements de Nio ou ceux de ses parents, ces quelques combats de taverne ou les quelques fidèles mis à mal. Là, il était dans la cour des grands, ce pour quoi il avait une grande attirance. Dans ce combat là, il se livra entièrement pour se hisser à un niveau dont on aurait pas à rire de lui sur sa tombe. Il faisait chaud sous son masque à mesure que son épée s’abattait férocement contre son adversaire. Ses cheveux se libérèrent complètement du ruban qui les maintenaient attachés pour donner une autre dimension à ses mouvements qui s’abattaient contre elle. Quand soudain sonna le glas…




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