La guerre des clans

Une guerre entre Fidèles et Rebelles; Qui la gagnera?
 
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 Chambre de Nathalia

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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Chambre de Nathalia   Ven 16 Jan - 18:16

Un énorme nuage gris flottait au dessus du château. Comme à tous les jours depuis une sombre année, les villageois craignaient à tout moment qu’il défoule sa grande colère. La température était très précaire dans les environs. Tout remontait à la prise de pouvoir d’une fidèle. L’abandon de l’ancien chef avait suffit à la convaincre de la direction que prenait la cause fidèle. Que des lâches sans désirs… Il fallait quelqu’un pour redresser la situation. Nathalia s’en était occupée. Le climat était palpable. La peur et la domination se côtoyaient. L’atmosphère était celle que préférait Nathalia. Du balcon de sa chambre, elle contemplait les horizons. Au premier plan, le village qui s’était développer autour des murailles. Les bâtisses dégageaient un sentiment de tristesse. L’ombre constante au dessus de leur tête accentuait cet état. Au fond de la vue, les territoires inconquits, les montagnes et la grotte des Rebelle dissimulé au travers. La pierre s’effrita sous la main de Nathalia. Appuyée contre la balustrade de pierre, elle s’héritait de ne pas encore avoir vaincu les rebelles de malheurs. Ils l’énervaient… Ils se battaient contre elle et son désir. Il l’empêchait de rebâtir le monde… Son monde. La vue se gâta par le passage trop bas d’un nuage. Nathalia plissa les yeux. Elle m’aimait cette soudaine venue.

La femme abandonna le balcon et retourna à l’intérieur. L’immense pièce était éclairé par le feu de la cheminé. Il projetait des ombres sur les murs et les meubles. L’endroit avait quelque chose de sinistre. Un sourire traversa son visage. Tant de chose s’était produits pendant les mois qui venaient de passer. Arlhéeane avait quitté le château. Elle avait abandonné son peuple pour fuir ses erreurs. Cette garce avait ce qu’elle méritait. Nathalia ne lui avait pas donné son avis ? Ne l’avait-elle pas prévenue contre ce rebelle ? Mais les jeunesses d’aujourd’hui ne voient plus la valeur des paroles d’expérience. Ils préfèrent tomber plutôt que de prévenir les chutes. On n’accomplit rien durant ce temps. Et le temps était précieux pour ceux qui le voient s’écouler, comme Nathalia. Bien que le sablier géant ne puisse rien contre elle, la chef sait qu’il n’en n’est pas de même pour les hommes. Arlhéeane l’avait sans doute oublié. Mais que fessait-elle au château ? Son retour n’était désiré par l’ancienne capitaine de mission. Cette dernière alla se laisser choir sur l’un des fauteuils de sa chambre. Son regard se perdit en direction du feu dans l’antre lorsqu’on cogna à sa porte. Mécontente, elle se contenta de répondre :


-Quoi ?...

-Un messager pour vous, Mistress.
-Qu’il entre mais je connais déjà son message. Arlhéeane est revenue, n’est-ce pas ?

Demanda-t-elle à l’homme qui entra dans sa chambre. Il acquiesça nerveusement. Il n’osait entrer entièrement dans la lugubre pièce. De plus, dans la noirceur vacillante, il ne distinguait pas son interlocutrice. Il sursauta lorsqu’une ombre devant le feu bougea. Une silhouette élancée lui apparut. Nathalia approcha et le feu éclaira son regard trahi par la haine.

-Ou se trouve-t-elle ?

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Jeu 16 Avr - 22:32

[Le petit salon]

D’un pas précipité, la chef regagna ses appartements afin de régler les derniers détails de ses prises en charges. Le bureau adjacent à sa chambre lui permettrait de se vêtir d’un nouveau vêtement plus approprié pour la sortie qu’elle s’apprêtait à faire. La tornade qui avait soulevé son esprit s’était éteinte maintenant que la proximité du Co-capitaine n’était plus. Reprenant ces habituelles manies de chef, elle s’y reconnue mieux. Son souffle sec respirait le calme d’antan. Elle croisa trois malheureuses servantes sur son chemin qui goutèrent à la sévérité de ses yeux. Paniquée, l’une avait renversé l’autre qui s’était à crocher au pan de la troisième qui avait laissé tomber son panier de lingerie en pleine escalier. Dans la tête de la femme, sa voix éternelle et cynique s’était régalée d’un rire franchement amusée. Le retour de la raison lui plu si bien qu’elle décida de rester bien loin de l’homme à la nature semblable à la sienne pour quelques temps. Pour eux, ces temps seraient peu long, mais bien utiles pour Nathalia. Elle se confina à sa chambre le temps de délaissé sa robe épouvantablement sombre. Dans son moment d’allégresse nouveau, elle la trouva bien neutre et sans expression. Le porte de son armoire de restèrent pas fermer bien longtemps après son entré. Elle n’eu pas à chercher bien longtemps pour trouver ce dont elle désirait. Maladif était l’ordre de la penderie. Chaque chose avait une place bien particulière comme toutes choses dans sa chambre. Rien n’eut été déplacé durant oh! Combien d’années. Le seul portrait peint qui était accroché au mur était celui représentatif de deux femmes qui avec seule arme le regard se livrait une lutte déchirante. L’une à la silhouette blanchâtre avec cette aire angélique avait le visage tordu en la direction de l’autre qui voilait son regard d’un masque cornue et aux décorations contradictoires. Plus svelte que la première, elle portait sur sa peau nuage un sombre vêtement décoré à l’unisson avec son masque. Pour Nathalia, la signification était lointaine convaincue que l’auteur eut penser à des connaissance pour représenter nombres mœurs comme ceux du bien et du mal, du jour et de la nuit, du Paradis et de l’Enfer, etc. Le seul visage découvert ne l’avait guère mise en émoi. Le visage n’avait que les traits que tous connurent. Rien pour la démarquer, que seule sa beauté fut suffisante pourtant.

Elle se fit tournoyée d’elle-même devant son miroir afin d’ajuster ses nouveaux vêtements. Au pied de la glace, de flamboyantes bottes rouges lacées sur le devant remontaient à la mi-cuisse. Venait en dessous, un pantalon de cuir blanc d’une souplesse aisée. Une chemise aux manches évasée se dissimulait au niveau du tronc par un corset d’un cuire rouge identique à celui qui recouvrait la majorité de ses jambes. Elle me peut résister à la paire de gant rouge qui sciait désormais à la perfection sur ses mains et ses avant-bras. ( J’ai été inspirée. ) Ne manquait juste à dégager ses cheveux du sommet de sa tête et elle fut prêtes. Elle s’approcha du foyer ou un feu y brulait constamment. Au dessus, était accroché en fer croisé deux épées. L’une de fer ternis à l’allure sombre, l’autre en couleur transparente. Nathalia décrocha cette dernière et la serra à l’abris d’un fourreau sertis de pierres précieuses qu’elle fit pendre à sa taille. Elle passa à son bureau rédiger ce qu’elle avait promis à Daleg et le roula d’une main vive et habiles. Elle appuya le sceau de l’armée sur le ruban qui le retenait puis le plaça dans sa ceinture. Elle sortie finalement dans le couloir, son exil terminé. Elle descendit à la cour chercher à la pigeonière, un messager ailé. Une fois le tout fixé, elle laissa s’échapper la créature qui prit dès son premier battement d’aile la direction des chantiers. Dans le sens contraire, un dragon vint se poser à ses côtés offrant sa selle à la femme de pouvoir. Elle y montant avec aisance pour se fondre ensuite dans les mouvements de l’immense créature écailleuse.


[Les chantiers ]

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 5 Sep - 19:35

~> L'épilogue


Un bain détendait toujours, même les muscles les plus tendus. Des gouttelettes d’eau perlaient encore ici et là sur ses bras et ses épaules laissé à nu par sa robe de nuit de soie noire. Celle-ci descendait jusqu’au sol et se fendant sur sa hanche droite. Elle était retenue par deux bretelles minces sur ces épaules. Lorsqu’un courant d’air froid passa les grandes fenêtres laissées entrouvertes, la femme se leva et alla chercher sur son lit la robe de chambre agencé à sa tenue de nuit. Elle la passa sur ses épaules et retourna à sa coiffeuse reprenant son compte nocturne.

*36…37… 38…*

Elle fit glissé une nouvelle fois sa brosse du haut de sa tête jusqu’au bout de ses cheveux qu’elle avait séparés de chaque côté de sa tête. Sa longue chevelure ébène s’écrasait sur ses cuisses révélant leur longueur. Elle reprit son mouvement pour la quarantième fois. À l’extérieur, de l’autre côté des portes vitrées, il se posa sur la balustrade. Lorsqu’il mit pied sur le balcon de pierre, il se tourna vers son dragon lui faisant signe de s’éloigner. Il s’approcha sans un bruit vers la seule entrée de la chambre qu’il pouvait utiliser sans alerter quiconque. Le vent qui soufflait faisait ondulé les blancs rideaux lui permettant d’avoir une vue sur la douceur à l’intérieure. Installée droite à son tabouret, elle contemplait son reflet dans la glace de sa coiffeuse. Sa frêle main glissait le long de sa chevelure soyeuse la démêlant à l’aide de sa brosse. Seul lui pouvait comprendre la sensualité qui accompagnait son geste répété. Lorsque la femme détourna son regard de la glace pour saisir dans sa tâche les cheveux qui naissaient au dos de sa tête, il profita de son aveuglement des portes pour les franchir comme un fantôme. Il la contourna, passant devant son lit à baldaquin confortable et invitant, pour s’avancer dans son dos. Lorsqu’elle retrouva son reflet dans la glace, elle sursauta découvrant un homme dans son dos. Celui-ci s’était penché à sa hauteur et l'enlaça tendrement. Après un soubresaut, le contact détendit la femme malgré qu’elle n’ait pu contempler le visage de l’homme. De plus, l’odeur qui émanait de celui-ci lui était plus que familière. Elle reposa sa brosse sur le meuble à l’aveuglette et tendit sa main vers le visage réconfortant qui ne se reflétait pas dans la glace à cause de sa position. Seuls ses cheveux foncés lui apparaissaient. Il caressa de sa joue celle de la femme reniflant l’odeur parfumé qu’elle dégageait. Dès qu’elle avait tendu sa main vers l’homme, elle avait fermé les yeux pour mieux sentir la présence contre elle. Les mains de l’homme caressaient son ventre comme il l’eut déjà fait lorsqu’il avait prit une rondeur maintenant partie depuis fort longtemps. Encore aveugle à l’image de l’homme, elle resta surprise de la froideur de sa peau. Il faisait naître en elle des frissons qui lui parcourraient l’échine. Suspicieuse, elle rouvrit les yeux et chercha le visage de l’homme dans leurs reflets. Il avait caché son regard dans le cou de la femme. Lorsqu’il le releva, le regard vert qui la fixait la figea. Ses cheveux noirs encadraient son visage ovoïde. L’homme qui ne cessait de la serrer dans ces bras était une presque copie de l’homme qui lui avait volé son cœur bien auparavant et qui lui avait rapporté. Un murmure se refléta entre ses lèvres dans un souffle paniqué.

-…Daleg…

Elle se réveilla soudainement en sursauts hagarde au travers des multiples draps qui encombraient son lit. Pourquoi avait-il fallu que ses souvenirs lui confirment ce qu’elle s’interdisait de croire ? Il ne pouvait pas être apparenté, ne serait-ce qu’au quatrième degré du côté maternelle, à son tendre amour partis depuis longtemps. Mais alors d’où lui venait ce sang immortel ? Et puis, lorsqu’il avait caressé son ventre, elle avait eu cette impression que quelque s’y abritait. Était-ce pour lui rappeler qu’elle avait eu une descendance ? Qu’importait puisqu’elle était morte avec l’ancienne terre sans doute. Nathalia ignorait si la jeune fille avait hérité de l’immortalité de son père. Alors comment savoir s’ils eurent une famille encore existante aujourd’hui. Épuisée, elle reposa sa tête sur son oreiller de plume. Tâchant de retrouver un souffle disparu, Nathalia fixa obstinément le plafond du baldaquin. Ses yeux dorés étaient grands ouverts incapable de se refermer et d’encore de s’apaiser. Elle ne pouvait s’empêcher de revoir le souvenir de son cauchemar. Oui, autant les caresses lui avaient fait du bien, autant l’association à ces caresses l’effrayait. Comment cela… Pourquoi? Son esprit n’avait pas l’habitude de lui jouer ce genre de jeu. Elle s’affairait habituellement à raviver des souvenirs lointain, mais pas à en recréer. Nathalia se sentit épuisée. Elle n’avait pas l’habitude de ressentir cette sensation. Dormir n’était plus essentiel pour elle, mais c’était lorsque son esprit était au repos que les souvenirs oubliés lui revenaient. Nathalia se débattit sous ses draps essayant de chasser cette impression d’étouffement. Mais même après s’être débarrassé des tissus, ces poumons cherchaient encore l’air et la douce moiteur qui reposait sur son corps la faisait frissonnée. Instinctivement, elle tourna la tête vers les grandes fenêtres restées ouvertes dans son rêve. Aucun vent ne s’infiltrait par contre à l’intérieur par celles-ci fermée. Un regard vers la cheminé éteinte lui fit comprendre que la pièce avait tout simplement perdu de sa chaleur durant son sommeil. C’était l’inconvénient à ces vieux châteaux de pierre. Désireuse d’un peu plus de chaleur, Nathalia se leva hésitante sur le contact froid du sol sur ses pieds. Elle s’avança vers l’antre sombre contournant son long divan de velours rouge. Prenant au passage sa coupe de vin rouge, elle alla se laisser choir sur l’élégant divan. Encadrée par deux autres fauteuils agencées, il faisait face à la cheminé. Elle changea son verre de main et tendit sa paume gauche vers l’antre qui s’anima d’un feu noir qui prit ensuite une teinte plus flamboyante. Elle se laissa ensuite retombé sur son flanc droit sur la multitude de cousins posé à ses côtés. Le regard absent, elle s’inquiéta de l’Absence d’Arlhéeane, encore plus de son silence. Le bruit que les Rebelles avaient un nouveau chef l’inquiétait aussi. Tant de chose s’était produites au même moment et bien d’autres allaient se produire. Les échos commençaient à peine à naître tandis que d’autre mourrait au lointain.

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 5 Sep - 21:11

Depuis plusieurs jours que Nathalia était partie, les ministres et conseillers s’évertuaient à faire tenir le château debout mais une chose était sûre quand la dame de fer n’était pas là, les politiciens se disputaient le morceau de viande surtout que même Arlhéeane Maraigh n’était plus là et pour cause! Nathalia était rarement partie aussi longtemps et surtout sans donner de nouvelles, il faut dire que le sujet de ce départ soulevait bien des questions et il fallut attendre bien du temps avant d’en découvrir la raison: le pacte avait été signé! D’une famille, ils étaient passés à trois comme aux prémices du premier monde! La nouvelle n’avait pas enchanté Daleg et cela malgré la confiance que sa supérieure témoignait en ses plans. Sous ses airs sereins et maître de la situation, il était depuis quelques jours des plus tendus. Quelques soldats s’en mordirent les doigts tant l’entraînement à l’épée fût intense et ses coups rudes comme s’il évacuait ses craintes à coups de fer. Et l’éloignement de Nathalia n’était pas le seul de ses soucis, la perte de la princesse et l’impossibilité pour les soldats de la retrouver donnait à Daleg des goûts amers de défaites. Il avait battu la campagne, prenant lui-même la tête des recherches, cherchant nuits et jours le visage princier mais rien! Il ne trouva aucune trace d’elle ou de ses kidnappeurs.

C’est donc l’esprit chargé que Daleg s’endormait tard dans la nuit depuis plusieurs semaines. Cette nuit là ne fût pas différente des autres quoique tellement plus intense et tellement plus réelle. Il y’a tellement de magie dans ce monde et pourtant on se surprenait encore lorsque des choses extraordinaires se produisaient. Comment avait-il pu être ainsi confronté à de telles visions qui embrumaient son esprit. Nathalia lui faisait face, ses cheveux ébènes, sa peau blanche mise en valeur par cette tenue de soie noire. Elle lui faisait face pourtant elle ne semblait pas le voir, brossant sa somptueuse chevelure dans des mouvements de brosses élégants. Le Co-capitaine voulu l’avertir lorsque l’homme entra dans la chambre, Daleg voulu attaquer, défendre la femme à qui il avait juré allégeance mais sa voix fût silence et ses pieds étaient figés au sol. Seule cette sensation qui naquit dans son être, cette sensation de bien-être, d’amour! L’homme l’enlaçait et Daleg ne pouvait que ressentir ce don de soi qui animait cette nouvelle Nathalia qui se dessinait dans cette vision. L’homme demeurait de dos, ne révélant son visage ni à elle, ni à lui mais lorsque de sa bouche émergea son nom, le jeune homme se réveilla en sueur. Totalement stupéfait, il resta un instant figé à happer de l’air avant de s’extirper de son lit. Allumant une bougie, il fit les cents pas dans la chambre, se sentant fautif en donnant toute sorte de signification à « son » rêve. Toute sauf une, l’empathie! Le fait que ce rêve ne lui soit parvenu qu’au travers du lien qui les unissait ne pouvait lui en paraître la raison. Au lieu de cela, il s’imaginait avoir eu des pensées qui outrepassaient son rang… il avait honte et s’il avait pu se punir lui-même, il l’aurait fait.

Il devait être dans les 4 heures du matin, la lune était ronde et blanche au milieu d’un ciel sans nuage. Totalement décontenancé, il lui fallait sortir prendre l’air. Il enfila par-dessus son pantalon de pyjama, un petit veston qu’il enfila sans grand soin et sortit de sa chambre. Quittant l’aire des soldats, il marcha dans les corridors, gravissant les escaliers qui menaient à l’aire noble jusqu’aux portes des appartements de Nathalia. Il s’arrêta, son souffle également mais il lui sembla entendre du bruit derrière la porte. On ne pouvait pas vraiment dire qu’il était décent ainsi vêtu s’il devait se présenter devant une dame mais personne n’avait annoncé le retour de Nathalia et c’est avec suspicion qu’il décrocha une épée d’un des murs et qu’il entra dans la chambre.

La porte à peine ouverte, il entra et fit quelques pas menaçants vers l'intérieur de la pièce, jusqu'à arriver au niveau des fauteuils éclairés d'un feu de cheminée. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il croisa le corps de Nathalia, vêtue de la tenue de soie noire de son rêve et comprenant aussitôt son erreur, il baissa le regard et mit genoux à terre, balbutiant quelques excuses.


_ Je…je… vous prie de m’excusez Madame, on ne m’avait pas prévenu de votre retour et j’ai cru à des voleurs dans votre chambre.

Si seulement, il avait pu justifier sa présence dans sa chambre en prétextant qu’il avait des nouvelles urgentes à lui parvenir mais même s’il avait bien des informations à lui communiquer, ce n’est pas les 4h du matin ni sa tenue qui pourraient appuyer sa raison. Attendant le courroux de Nathalia qu’il savait avoir mérité, il resta à terre fixant le sol comme si c‘était une question de vie ou de mort, attendant que sa voix vienne briser le silence qu’il s’était imposer.
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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 6 Sep - 0:51

La pièce s’illuminait de la lueur du feu créant des ombres sur les murs et les meubles de la spacieuse chambre. Seul le crépitement des flammes brisait le silence qui pesait dans la pièce. Étendue de tout son long, Nathalia agitait le contenue alcoolisé dans son contenant sans s’y abreuver. L’aire songeuse, elle fixait sans le voir le feu brulant. Son esprit trop occupé à penser, la chef finit par oublier ou elle était. Elle se revoyait assise droitement sur l’un des fauteuils qui composait les appartements temporaire d’Arlhéeane sur l’un des trois chantiers. De part et d’autre d’elle, Del Lä Niokirkanof et Arlhéeane s’était retrouvé tous les deux dans un piteux état. Elle se souvenait des grimaces de la très chère Maraigh chaque fois qu’elle bougeait sur la chaise pourtant confortable. Ce qui lui revint par suite, c’était l’expression qui avait traversé les deux ennemis lors de la signature du traité. Nathalia n’avait pas aimé le manque de franchise dans leur regard. Rien n’était blanc et elle, mieux que quiconque, pouvait savoir à quel point l’Homme dans son espèce pouvait manquer de confiance. L’assassin, elle en faisait peu de cas, mais l’absence d’Arlhéeane et surtout de sa fille au château lui inspirait mauvais augure. La nomination d’un nouveau chef des Rebelles aussi était très mauvaise. Elle ignorait qui d’entre eux avait reprit les reines. C’était un désavantage auquel il lui fallait remédier. Dès demain, elle ferait savoir son retour et se remettrai au travail. Mais pour l’instant, en cette heure tardive de la nuit pour l’Homme, elle voulait se permettre de réfléchir à tout. La concentration n’était pas mise et Nathalia préférait de loin laisser son esprit voler d’un souvenir à un autre aussi douloureux puisse-t-il être. Elle savait encaisser tous les maux. Son corps comme son esprit s’y était habitué. Toute fois, elle ne pouvait expliquer la sensation qu’elle avait ressentit dans son bas ventre lorsqu’Il l’avait caressé dans son …cauchemar…rêve? Qu’était-ce mise à pare une hallucination qui n’était pas un de ses souvenirs. Un rappel ? Une alerte? Bien qu’aveugle à son entourage, Nathalia ferma les yeux fonçant les sourcils. Ce regard vert bouteille ne l’avait jamais autant frappé que dans ce… cette apparition. Elle revoyait l’intensité qu’ils avaient dégagés. La comparaison l’effrayait. Son esprit lui avait-il joué un sale tour en l’empêchant d’y voir. Avait-il réussit à embrumer son esprit chaque fois qu’elle avait vu Daleg, son protéger? L’avait-il empêché de faire la ressemblance? Ou était-ce elle n’avait tout simplement pas voulu le voir? Ça la tourmentait. Jeter le blâme à autre, même si c’était à une partie de soi, c’était humain. Elle ne l’était plus. Elle devait y voir plus claire dans son propre comportement. Elle devait rester inhumaine, sinon rien n’irait. L’homme, dans son prologue, ne s’était jamais posé les vraies questions. Il n’avait alors jamais obtenue les bonnes réponses. Elle ne pouvait se permettre de se mêler aux autres. C’était son éternel besoin de se sentir à par. Elle n’en retirait pas un quelconque sentiment. Nathalia se devait d’être différente pour ne pas laisser le sort du monde péril de nouveau. Voilà pourquoi le destin l’avait ramenée. La bêtise humaine n’avait pas sa place… l’homme qui n’a jamais appris à diriger ne peut mener son peuple vers un apogée certain. Voilà pourquoi elle s’était toujours tenu prêt des dirigeants de se royaume. Voyant les échecs s’accumulés, elle n’avait pu en supporter plus. Les futurs générations attendaient de recevoir une éducation qui encadrée. La triarchie pourrait l’aider à étendre son influence, mais il y avait encore la bêtise humaine. Pour toujours, devait disparaître l’idéologie des Rebelles. Qu’elle emporte avec elle dans les confonds de l’oublie le profit et les mauvais questionnements!

Le son de son propre souffle la fit sursauter. Nathalia ne s’était rendu compte de la léthargie qui l’avait envahie. Elle se redressa pour poser son verre encore plein sur la table basse qui séparait le foyer et le divan. Sa main avait un tremblotement léger qui la frustra. Elle observa son membre avant de serrer le poing en signe de force. La résistance se fit un moment puis l’abandonna. Ses doigts s’écartèrent doucement et le regard de la femme se vida de toute haine. Comment vivre de se sentiment? L’indifférence lui était plus utile. Elle pouvait rester plus terre à terre et mieux percevoir différente chose. Et cela demandait moins d’énergie en tout les cas. Pour le moment, Nathalia ne pouvait se permettre d’haïr. Son corps se faisait lourd. Sa main restée en suspension devant elle alla rejoindre sa jumelle sur ses genoux. Un élancement derrière la tête la traversa lui faisant plaquer la paume de sa main contre sa tempe. Ses lèvres se tordirent et ses sourcils se foncèrent. Élancement de perdura pas, mais elle sentit son esprit s’embrumer. Au même moment, l’entré d’une personne la fit surgir de la torpeur. Elle se leva d’un bond en se tournant naturellement vers l’intrus prête à se défendre. L’identité du jeune homme ne lui apparut qu’après avoir échanger un regard avec celui-ci. Le vert bouteille la fit chanceler. Elle ne s’y était pas attendue du tout. La surprise la fit reculer alors que son protéger se mettait à genou devant elle entre deux coin de fauteuil pris d’un remord. Dans son élan d’étonnement, elle rencontra la table base sur laquelle reposait sa coupe de vin et son cruchon. L’arrière de sa jambe secoua le meuble et ce qui était sur lui. Le verre versa et se fracassa rependant son contenu. Le cruchon plus loin ne fit saisit que d’un tremblotement. Les pieds en mêlés, Nathalia tomba à la renverse sur la table de salon. Le coup ne lui fut pas brutal, mais les morceaux de verres étendus lui pénétrèrent la paume de la main. Elle ressentit même pas la brulure tant la surprise la saisissait encore. Les pans de sa chemise de nuit se retroussèrent révélant ses longues et pâles jambes.


-Da… Daleg?

Son nom fusa de sa bouche alors qu’il terminait de se confondre en excuse. Ses yeux ne voulait pas reprendre cet air anodin donc elle avait prit l’habitude. Ils étaient allumés d’un regard interrogateur. Alors qu’elle allait se lever de sa grandeur pour lui faire face, les brisures de verres se manifestèrent dans sa paume révélant la blessure profonde. Elle réprimanda un son de douleur et retira le morceau le plus important tout en se levant. Elle ne se préoccupa pas du sang violet qui tâchait le tapis de l’ère. ( Adèlia ne serait pas fière! ) Elle était absorbée par la présence du jeune homme à cette heure avancée. Était-ce encore une autre hallucination que son esprit lui créait?

-Vous… Ici?

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 6 Sep - 10:54



Genoux à terre, visage vers le sol, maintenant il réalisait dans quelle position il se trouvait. Ouvrir la porte et découvrir Nathalia alors que tous la disaient encore loin du château lui avait fait un choc. Jamais il ne se serait permis d’entrer dans cette chambre qu’il savait des plus privées s’il avait su que sa souveraine s’y trouverai. C’est donc avec un certain sentiment de gêne qu’il essayait de se faire le plus discret possible et s’il n’avait pas eu besoin de son ordre pour entrer, il l’attendait pour sortir. Le Co-capitaine maudissait ce rêve qui l’avait amené à quitter sa chambre et à faire n’importe quoi. Entrer armé dans la chambre de sa Suzeraine en la prenant pour un voleur… mais quel idiot! Dans cette grande sensation qu’il avait de toujours la décevoir, cette bévue dépassait toutes les autres.

La rétrogradation, voilà bien la pire des punitions qu’elle pourrait lui infliger. Et ce n’est pas pour son rang et les privilèges qu’il lui donnait qu’il s’en serait senti blessé mais pour sa proximité vis-à-vis de la chef. En effet, grâce à son poste, il pouvait voir Nathalia, lui parler. Il n’avait pas peur de venir lui annoncer les bonnes nouvelles comme les pires. C’était une femme fascinante dans toutes ses réactions! Depuis le jour où elle lui avait permis de vivre, sauvant l’enfant qu’il était d’une mort certaine, une connexion s’était nouée et même si Daleg n’était pas à la place qu’il espérait, il était honoré de la servir. Le poste qu’il enviait depuis déjà plusieurs siècles était celui que possédait Adélia. Mais ce rôle était passé de main en main sans jamais s’arrêter entre les siennes. Adélia, Daleg ne comprenait pas comment Nathalia pouvait avoir une telle confiance en une jeune femme aux réactions si… étranges. Il lui était dévoué depuis si longtemps et chaque fois il voyait le poste de bras droit atterrir dans les mains d’un autre et depuis plusieurs siècles et à chaque fois, c’était un échec de plus à sa carrière, un sentiment d’être décevant et de ne pas avoir assez de mérite aux yeux de la chef… Si elle savait à quel point cette perspective le faisait souffrir, lui qui donnerait sans hésiter sa vie pour elle. Viendrait-elle sur sa tombe s’il venait à trépasser? Caressant l’espoir d’un jour pouvoir être à droite de la Reine sur le champ de bataille, en première ligne à ses côtés, il continuait cependant de la servir fidèlement.

Le plat de la lame sur le sol reflétait les flammes dansante de l’âtre mais également le corps longiligne de Nathalia, debout devant lui. Bon sang qu’elle était belle ainsi éclairer par les flammes, son corps simplement révélé par les jeux d’ombres et de lumière! Sans lever les yeux dans sa direction, il la vit basculer sur la table dans un bruit de verre brisé. Ses jambes longues… blanches… parfaites se révélèrent. Le jeune homme ferma les yeux et s’incrimina intérieurement, comment pouvait-il regarder Nathalia comme une femme, il n’avait pas le droit de la voir autrement que comme sa Reine, sa supérieure, celle qui donnait les ordres!
Daleg hésita mais finit par se lever pour la rejoindre. Après tout, ce qui se passait n’avait rien de normal, rien d’officiel. Il n’avait pas sa tenue de soldat ni même celui d’un gentilhomme mais il n’en demeurait pas moins serviable et inquiet pour autant. Il la regarda retirer le morceau de verre de sa main blanche déjà couverte de ce liquide vermeille. Saisissant son poignet et posant le dos de sa main ouverte dans sa paume, il dit:


_ Laissez-moi faire, c’est ma faute!

Daleg leva le plat de sa main restée libre au dessus de la paume blessée de Nathalia et sans avoir à picorer morceau de verre par morceau de verre, les éclats se soulevèrent délicatement, se libérant de sa peau pour venir luire comme des diamants en suspension dans le vide, à la lueur de la cheminée. Les morceaux de verre suivirent la main de Daleg qui les posa en tas sur la table de bois, rassemblant tous les autres morceaux de verre pour qu’aucun ne viennent blesser les pieds blancs de la Reine. Daleg regarda autour de lui, contemplant l’intimité de Nathalia, les draps de son lit défait, son bureau propre et rangé, sa coiffeuse… C’était fou comme ce meuble ressemblait à celui de son rêve. S’en approchant, Daleg saisit un mouchoir blanc posé sur une petite pile et revînt saisir le poignet de Nathy pour tamponner sans crainte la plaie puisque tous les morceaux en avaient été extrait. Pas une seule fois, il songea à poser un regard sur le visage de Nathalia, ses yeux verts bouteille se contentant de fixer la paume de sa main. Refermant ses doigts sur le mouchoir qu’il lui avait mis dans la main, il ajouta en baissant le regard.

_ Je vais faire venir le médecin, il faut bander cette plaie.

Daleg oublia un instant ce qu’il venait de dire en regardant sa propre main couverte du sang de Nathalia. Son sang avait quelque chose de différent, le rouge avait un peu passé prenant une teinte un peu mauve. Était-ce de là que tous disaient que son cœur avait cessé de battre depuis longtemps? Qu’elle l’avait laissé aux enfers où les légendes des historiens disaient qu’elle avait séjourné. Lui, qui avait le don immortel finirait-il par voir son sang se ternir et sa vie avec? Daleg sortit de sa torpeur, croisant le regard de Nathalia sans contrôle. Le Co-capitaine se retourna presque aussitôt.

_ Je devrais sans doute vous laisser, votre voyage a dû vous épuiser... Je m'en veux de vous avoir déranger.
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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Mar 8 Sep - 19:56

Les flammes dansaient sur les murs et créaient une atmosphère lugubre dans la chambre. Les meubles qui faisait face au feu empêchait la lumière de s’étendre jusqu’au fon de la pièce. Le lit à baldaquin s’en retrouvais sombre et à l’abandon. Les draps de soie rouge qui pendaient de chaque côté avaient une allure de sang dans l’atmosphère que créait l’antre brulant. L’intrusion du Co-capitaine avait mené une suite de péripéties des plus maladroites pour Nathalia. Se pouvait-il que la seule présence du jeune homme puisse à ce point la perturber? Elle, si droite et discipliner, en parfait contrôle de ces capacités? Décidément, ces derniers temps, elle ne comprenait plus rien à ce qui lui arrivait. Ces maux de tête qui la suivaient partout, ces souvenirs montés de toute pièce, son esprit avait vraiment du mal à supporter les chamboulements que le retour d’Arlhéeane avait entrainés. Pourtant, elle se savait prête à se retourné au dernier instant. De plus, elle savait Del Lä Niokirkanof incapable de supporter Maraigh. Même s’il n’agissait pas comme il prétendait, elle pouvait s’assurer qu’il n’approuverait pas le comportement de la chère Arlhéeane. Cela aurait du l’apaiser, mais sa conscience n’arrivait à se convaincre des dires. Nathalia ne confiait pas sa confiance à importe qui bien qu’il eut s’agit du grand assassin. Elle ne tolérait même pas de confier une décision à son bras-droit ou encore son capitaine de mission. Seul Daleg avait droit aux ébauches de ses plans… Le jeune homme devant elle lui inspirait quelque chose auquel elle était étrangère. Une sensation unique qui lui avait permis de s’occuper elle-même de son éducation militaire. Sa croissance plutôt lente lui avait permis de se rapprocher de Nathalia. Elle en avait fait son protéger en songeant au potentielle qu’elle reflétait en lui. Elle avait eu raison puisqu’aujourd’hui il semblait voir le même horizon qu’elle.

Elle le vit avancer à sa rencontre ignorant sa question sans réponse. Il abordait un air inquiet et fidèle semblable à celui qu’il avait eu quelques jours plutôt dans le salon après l’évènement de Lumia. Elle y revoyait le jeune garçon soucieux de faire ses preuves devant elle. Elle éprouva de la fierté pour cet homme qui lui saisit le poignet désireux d’obtenir son pardon. Elle l’observa d’un regard neutre retirer les bris de verre avec ses pouvoirs. Sa chaire brulait, mais Nathalia l’ignora s’attardant plutôt sur la silhouette vouté au dessus de sa main. Elle hésitait entre se dire qu’il était concentré ou tout simplement trop soumis à elle pour l’observer dans un tel moment. Il n’était pas dans ces habitudes de laisser quelqu’un utiliser ses compétences pour la soulager d’un mal. Étant d’une constitution différente des Hommes, elle appliquait d’ordinaire elle-même les techniques médicaux sur sa personne. Était-ce encore cette sensation qui la rendait inerte devant l’attention que lui portait son protéger. Elle lui permettait tant de chose qu’elle se refusait parfois à elle-même. Lorsqu’il s’éloigna d’elle, Nathalia observa sa main. Plus aucun morceau ne reluisait à la lueur du feu au travers de son sang inhumain. La couleur vermeille qui s’étendait dans sa paume la ramena à la cicatrice sur l’un de ses doigts laissée par la lame de Del Lä Kirkanof Dïss Katänockyseff après l’avoir elle-même manipulé (je parle de la lame pas de Kirkanof^^). Un élancement lui commença derrière la tête. Elle fonça les sourcils espérant que le mal ne soit que passager après le dernier souvenir invoqué. Comme prédit, il disparut alors que Daleg revenait vers elle, mouchoir à la main. Il ne prêta point attention à son regard redevenu indifférent. Il épongea du mieux le sang sans relever la tête ne serait-ce qu’une seule fois par instinct. Lorsqu’il abandonna sa main, elle vint serrer le mouchoir de son autre main. À la mention du garde malade, elle se détourna de lui avec sècheresse. Nathalia se refusa une seconde faiblesse.


-Je serai apte à faire le reste moi-même, Daleg.

Son ton étouffa la boule dans son ventre. Elle reprit contenance en redressant les épaules et en dissimulant sa main du regard du jeune homme. Alors qu’il se retournait pour lui faire dos, Nathalia remarqua, avec un sourcil perplexe, l’habit du jeune homme. Il s’était véritablement peu soucié de rencontrer une quelconque personne en cette heure matinale. Il faut dire que lorsqu’elle avait quitté elle-même son lit, elle avait passé outre un habit de convenance pour recevoir. La délicieuse robe noire laissait voir l’entré de sa fine poitrine et la fente qui débutait sur le haut de sa hanche droite faisait apparaître sa jambe. Elle se félicita de s’être débarrasser du porte-jarretelles en début de nuit. Décidément, tout deux ne respectait pas les convenances prévues entre hommes et femmes. De plus, l’ironie était que le Co-capitaine eu pénétrer son intimité arme au poing. Les éclats de verre ainsi que le liquide rouge qui marquait le tapis ne l’épargnait pas des accusations. Amusée, Nathalia se permit un sourire en coin en sa présence. Pourtant ce dernier ne pu l’apercevoir s’étant retourné sans qu’elle le voit. Bien qu’il eut fait le souhait de quitter, il ne bougea pas pour accompagné ses dires. Elle ne lui laissa pas le temps toutefois d’acheminer vers la sortie toute proche.

-Je n’ai point besoin de repos. Vous devriez le savoir après tout ce temps. Restez Daleg…Si votre sommeil vous le permet.

Nathalia utilisa un ton respectueux, très différent de la dernière fois. Elle serrait toujours le mouchoir dans sa main. Ce dernier était imbibé de sang. Elle se permit d’avancer dans son dos pour longer celui-ci. L’étroit espace que permettait l’aménagement des meubles fut réduit à deux corps rapprochés. Elle ne s’attarda pas dans cette position et contourna l’homme pour continuer sa lancé vers la coiffeuse de bois. Elle y prit un nouveau mouchoir de papier qu’elle replia et déposa sur sa blessure. En fouilla dans l’un des trois tiroirs du meuble, elle fit la découverte prévue d’une longue bande de tissu. Elle l’enroula autour du mouchoir et de sa main pour ensuite le nouer. Elle s’élança dans deux pas vers la porte qu’elle referma afin d’enrichir l’intimité qui l’unissait à la jeune personne présente. Lorsqu’elle se retourna vers la personne en question, on aurait dit qu’elle abordait un subtile sourire dissimulé par l’air figé de son visage. Bien consciente de leur apparence, elle ne fit toute fois pas de détour vers son pardessus noir. Elle retourna vers Daleg et l’invita à s’assoir d’un signe de la main.

-Seriez-vous en mesure de m’informer des derniers évènements survenus?

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 13 Sep - 18:00



Même s’il ne pouvait le dire tout fort ou du moins en ces termes, la Reine lui avait manqué. Plus rien ne marchait lorsqu’elle était loin, les soldats n’ayant plus personne à craindre se laissait aller à des pauses plus longues, à des jeux d’argent, à des sorties en ville pour boire… L’intrusion au château était bien la preuve que quelque chose fonctionnait mal lorsque Nathalia quittait les lieux. Il y avait un véritable gouffre entre le comportement relâché des soldats affiliés à la garde du château et le comportement du jeune homme. Bien trop accaparé par le désir de ne jamais décevoir Nathalia, il ne se permettait que rarement des activités externes et même s’il lui arrivait de fréquenter des lieux de jeux, une partie de ses pensées ne quittait pas le château, ni la femme dans ces murs.

Ce soir, c’est une autre femme qu’il découvrait. Elle était si séduisante dans sa tenue de nuit. Pour chaque parcelle de sa peau que ses yeux avaient effleurés, on l’aurait mille fois punis. Battu, humilié, brûlé… les fidèles n’avaient jamais manqués de techniques pour faire comprendre qu’on ne pouvait pas tout se permettre en présence de la chef Fidèle. Et si les rebelles avaient pour beaucoup trépassés sous les coups, les soldats désobéissants et indisciplinés ou encore maladroit, n’y échappaient pas. Epargné ou miraculé, Daleg n’avait jamais eu le droit à de telles punitions durant tout son apprentissage à la caserne militaire du château. Puisqu’il était différents de ces camarades, puisque lui ne grandissait pas avec le même entrain, il pouvait s’abreuvoir à chaque cours et d’un tempérament solitaire, il ne s’était trouvé qu’une seule amie: Nathalia. Parfois il la voyait encore avec les yeux d’un enfant, ou du haut de sa petite taille, elle l’écrasait de tout son charisme, de toute sa fermeté, de toute sa splendeur. Daleg n’avait pas de parents, pas de famille… il avait simplement une longue vie pour se rendre compte de ce qui lui manquait.

Ce petit vide qu’il avait au creux de son être ne l’avait jamais quitté. Quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse, dès qu’il agissait pour autre chose que pour la guerre, il devenait triste et maladroit, lui pourtant si doux. Son poste de Co-capitaine était totalement à l’opposé de son caractère mais il n’était pas le premier soldat au cœur d’or à s’oublier pour tuer ou mourir sur un champ de batailles et lorsque Nathalia éleva la voix, il comprit qu’il avait été maladroit encore une fois. L’homme avait fauté mais le soldat en lui était prêt à réparer toutes les erreurs que lui causait son humanité. Un frisson lui électrisa la colonne alors qu’il se retournait. On impose rien à la Reine, on lui propose à la limite mais on ne va guère au-delà. En affirmant qu’il allait amener le médecin, Daleg ne lui avait pas demandé son avis et avait imposé une décision à sa propre supérieure. Grossière erreur se moqua le soldat en lui-même.


_ Veuillez me pardonnez Nathalia, j’ai manqué de jugement.

Avait_on le droit de laisser un serviteur de la cause fidèle avoir autant de proximité avec la chef « incontestée » du territoire? Après tout, Nathalia avait tous les droits: sur son corps, sur son cœur, sa raison et sa vie. Honorer, servir sans faillir et mourir était une grande ligne de conduite qu’il s’évertuait à perpétrer. Il y’avait tellement de petits détails qui s’était produit en cette chambre qui aurait coûté la vie à tellement d’autres! Ses yeux la suivirent à travers l’ombre de la pièce. Son air d’enfant qui étincelait dans ses yeux s’alluma un instant lorsqu’elle ferma la porte, lui rappelant les soirs ou dans le petit salon tout à côté, la Reine lui enseignait l’histoire et les lettres. Ce soir, il n’était pas question de cela, bien entendu. Du chemin s’était écoulé depuis mais pendant un instant, le jeune homme s’était retrouvé des années en arrière. Elle s’assit, l’y invitant à sa suite. L’homme se serait sans doute assis mais aussi vite que le petit garçon qui avait brillé dans ses yeux une minute auparavant, il s’était enfuit, laissant une place ample au soldat. De son visage neutre, de ses gestes robotiques, il s’abstînt. Le soldat ne s’asseyait pas, le soldat restait toujours debout! Grand et noble.

_ Si vous n’y voyez pas d’inconvénient ma Reine, je préférerai resté debout.

Il est vrai que la Reine n’avait pas besoin de repos ou si peu mais sa proposition n’avait été que pour mieux pouvoir lui donner des raisons de l’évincer si elle jugeait sa présence pesante. Son sommeil quant à lui, était bien mauvais depuis quelques jours et puis dormir était bien peu de chose face à l’immense honneur qui lui était donné de partager encore quelques minutes du temps de Nathalia en sa compagnie et de plus dans ce lieu si secret à beaucoup.

Oui, ça Daleg pouvait le faire! Il avait fait en sorte de se tenir au courant de tout ce qui s’était passé depuis son départ. Sélectionnant le plus important, il ne souciait guerre plus de sa tenue que révélait un corps bien bâti. Il ne lui fallut pas une seconde pour élaborer l’ordre de ce dont il allait parler. Le plus dur viendrait à la fin.


_ Durant votre absence, nous avons subi une intrusion… 15 soldats sont morts et quelques autres ont été blessés. Les intrus, un homme et une femme sont entrés par la face nord du château. Ils ont détruit la grande salle à manger et ont kidnappé la Princesse Yamina, revenue de voyages. Nous avons battus la campagne à sa recherche mais nous restons sans nouvelle. Je repartirai à l’aube pour la retrouver…

Daleg eut une hésitation, devait-il rester dans le vague ou devait-il lui donner plus de détails pour chaque nouvelles. Il lui sembla tout de même important de mentionner ce que ces oreilles avaient entendues.

_ Ces deux intrus se déplaçaient comme des assassins, ma Reine et votre bras droit a appelé la femme « Arc-en-Ciel ». Elle semblait se connaître. Toutefois, l’homme l’a appelé Chrystal. Un certain homme atypique, avec une chevelure sombre et des yeux blancs. Arlhéeane étant partie avec une grande partie des richesses contenue dans nos coffres, les conseillers ont fait lever des nouvelles taxes pour réparer la grande salle à manger du château.

Cette fois-ci, il allait attaquer un gros morceau. Arlhéeane était partie mais était-ce pour cela qu’on pouvait l’appeler traîtresse? Mais avec ce qu’avait appris le Co-capitaine, il n’y avait plus de doute possible, elle avait définitivement choisi de passer de l’autre côté.

_ Arlhéeane nous a trahi. Aux dernière nouvelles, elle aurait rejoint le nouveau chef rebelle et la rumeur va bon train qu’elle serait sur le point de l’épouser. Aucune autre information n’a filtré concernant le lieu ou les invités présents à ce mariage. Si je puis me permettre, peut-être serait-il bon de faire surveiller Lumia par quelques uns de nos espions, sans doute sa mère voudra-t-elle qu’elle soit présente le jour de son mariage et cela nous permettrait peut-être de trouver le repère rebelle.

Mise à part les petites querelles de villageois, Daleg avait fait le tour de ce qui s’était passé durant ces derniers temps, silencieux, il suggéra d’un hochement de tête qu’il avait fini.
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 27 Sep - 15:46

Il se tenait droit et fière. Il la dépassait d’une tête désormais. Elle ne s’en était pas aperçut plutôt, mais en le dépassant dans l’espace restreint entre les deux divans, elle n’avait pas eu le choix de le remarquer. Son visage et ses mains avaient pu découvrir son dos musclé et ses omoplates souples. Il était devenu un homme. Après toutes ces années, il avait enfin atteint l’âge adulte…Nathalia le savait près. Tant de chandelle avait brulé sous son regard des nuits durant. Elles valaient sans aucun cet homme qui répondait aux convenances malgré l’ironie de la situation. Il refusait de s’assoir comme elle-même avait refusé de le faire en compagnie du roi lorsqu’elle avait réclamé le post que Nathalia aurait aimé que Daleg réclame. Le capitaine Dikana, tout comme Arlhéeane, ne méritait plus sa confiance. Quelque chose la faisait douter et le doute n’avait pas sa place dans l’échiquier qu’était la survie. Les pions devaient braver les autres pions pour protéger le roi. Ironiquement, par contre, c’est la reine qui a tout les pouvoirs. Le roi finit toujours par mourir de la main de la reine adverse. Sa femme ne peut le protéger de par tout. Arlhéeane avait donc une faiblesse à quelque part… Un pion mal placé…

-Vous dite…Un mariage?

Le rapport de Daleg sur les derniers évènements la mit sur ces gardes. Arlhéeane avait donc officiellement détourné du chemin glorieux sur lequel elle était née. Le sentier que la lumière n’éclairait pas avait eu raison d’elle. Les mains et les mots de l’aveugle avaient conquis son âme et maintenant elle sellait son cœur au sien. Aucun repentir ne lui serait accordée! Que son âme dérive et s’échoue sur le rivage des corps perdus. Nathalia pencha la tête vers ses mains posées sur ses cuisses. Dans sa tête, les liens se tissaient au rythme d’une toile. Le rebelle avait pris sous sa gouverne plus qu’une femme… Son clan lui était dévoué désormais. Cet homme était dorénavant une menace officielle. Il n’était plus celui qui avait volé la rousse enfant fidèle. Il était le chef de Rebelle affilié à la trahison d’Arlhéeane. Le crime était encore plus grand! Elle maudit l’homme en pensé et le condamna au limbe de l’éternel.

-…Ainsi donc ce serait le diminuer… Intéressant.

Fit-elle plus pour elle-même que pour quiconque. Ses yeux se promenaient dans le vide au dessus du sol comme si elle tentait de déchiffrer un parchemin posé devant elle. Mais il n’y avait que cette table sur laquelle le liquide alcoolisé continuait de se répandre. Le regard perdu d’une enfant aux yeux émeraude s’imposa en elle. Daleg avait raison. Lumia pourrait bien les guidé plus loin encore. Pourtant, Arlhéeane avait sans doute déjà eu la même ou en partie la même idée que Daleg. Lumia ne devait pas se promener librement sans avoir un regard rivé sur elle. Il suffisait juste t’atterrir sur une casse contraire à ceux du fou. Ce protecteur avait des contraintes… Lumia était une jeune fille égarée qu’une main tendue pouvait cueillir. Nathalia ne pouvait pas se permettre de la laisser sombrer dans l’illusion des Rebelles. Ces derniers tentaient de revoir un horizon perdu, mais Nathalia, elle, voyait au-delà de ce même horizon. Elle n’arrivait pas à éclairer les yeux des rebelles. Ces moyens pour parvenir à l’horizon pouvaient sembler orthodoxes, mais sans sacrifices, on ne parvenait à rien. Et cette guerre, elle empêchait tant de gens de parvenir à cet horizon tant désiré. Si l’homme apprenait à se soumettre et à faire confiance, l’aurore éclairerait déjà tous et chacun.

Le calme était maintenant revenu dans l’esprit fragile de Nathalia. L’intrusion donc Daleg lui avait parlé un peu plus tôt lui revient. Les dégâts étaient considérables, mais les mesures nécessaires avaient déjà été déployées. Nathalia n’avait pas en s’en préoccuper toute fois, il ne fallait pas négliger les pertes. Comment ces deux assassins étaient-ils parvenus à faire autant de grabuge? Était-ce les deux disciples de Kirkanoff? Était-ce lui qui avait orchestré cette intervention désastreuse? Tant de chose chez l’homme lui était resté dissimulé. Ces longs silences avaient été mensonges sans l’ombre du doute. La princesse Yamina était-elle destiné à subir la même éducation que les enfants d’Arlhéeane prisonnier des manières de l’Assassin? En quoi était-ce si désastreux si n’Est qu’elle aurait enfin du plomb dans la tête. Cette gamine allait devoir grandir et devenir digne de son titre. Nathalia ne pourrait lui autoriser d’autre bévue. Une éducation tiré au quatre épingle lui était destiné à son retour. Il ne serait se faire tarder, elle connaissait la persévérance de son Co-capitaine. Ces méthodes étaient efficaces. Lumia allait sans doute connaître le même courroux et tous ceux qui ne se pliaient pas encore sous ses ordres. Nathalia allait devoir se tenir encore plus droite et fière.


-Je conte sur vous, Daleg, pour retrouver la princesse en effet. Nous ne pouvons nous permette de laisser ces jeunes âmes emprunter le même sentier qu’Arlhéeane. Je le refuse!

Son poing serré alla s’écraser sur l’appuie-bras de son fauteuil. Son visage s’était crispé. Ses yeux avaient retrouvés la fureur de sa vie. Elle devait exercer un plus grand contrôle à partir de maintenant. Les gardes allaient devoir se plier à de nouveaux échéances ainsi qu’à des lois plus striques. Il devenait immédiat qu’on soustrait les erreurs de fonctionnement dans ce château. L’intrusion comme ils avaient été «victimes » n’avait pas lieu d’être. Heureusement, cela n’avait été que deux assassins en quête sans doute de défi, néanmoins ils avaient abattus une quinzaine de ces soldats. Les dégâts auraient pu être encore plus considérables s’ils avaient été des Rebelles désireux de nuire. Si les rebelles faisaient sonner les cloches des églises, Nathalia remettait quant à elle la pendule du clocher à l’heure juste.

-Y a-t-il autre chose donc je devrais être au courant ? [L’arrivé d’un fairepart dans le courrier par exemple?]

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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 3 Oct - 18:04

De tous les hommes qui parcouraient le château, Daleg n’était peut-être pas le plus ambitieux, peut-être pas le plus entreprenant, ni le plus effrayant… peut-être était-ce la raison qui l’avait amené à n’être que le Co-capitaine mais même en honorant ce simple rôle, il était de loin le plus fidèle à Nathalia. Pour elle, il avait mille et une fois tâché ses mains de sang, pour elle son âme avait été vendu au supplice éternel. Une dévotion sans égal, un cœur qui battait au rythme de sa supérieure, quand celui-ci s’emballait, le sien s’emballait. Ses peurs devenaient les siennes, il en était de même de ses plaisirs. Pourtant celui qui connaissait le cœur de Daleg saurait que rien ne le préparait à une telle vie. Le jeune homme n’aimait pas le sang, il n’aimait pas la violence et ne prenait aucun plaisir à voir plier les hommes sous leur pouvoir mais la dévotion était la plus forte et bien qu’il n’était pas le plus heureux des hommes, il ne souhaitait pas que cela change. Nathalia serait toujours la plus belle raison de son existence, partout où elle irait, il la suivrait… peu importe ses ordres, il les exécuterait et même si cela devrait lui coûter l’Enfer éternel.

_ C’est bien cela, un mariage Madame… Nos espions sont sur le qui-vive mais rien ne filtrent pour le moment.

Daleg arqua un sourcil perplexe en tentant de décrypter les murmures de sa souveraine mais ne dit mot, ne voulant pas la perturber dans les nouvelles réflexions qui semblaient germer en son esprit. Pour beaucoup, cela aurait sans doute semblé superflu ou même invisible mais il sembla au Co-capitaine que sa supérieure était tendue plus que de coutume, son teint pourtant naturellement blanc lui semblait un peu plus blanc et cela, malgré le reflet des flammes jaunes qui dansaient sur son corps. La Reine fidèle finit par briser le silence. Cette phrase fit monter la pression en son être. Bon sang, elle « comptait sur lui »! Et s’il échouait? Et s’il n’était pas à la hauteur de ce qu’on lui demandait? Et si la princesse était morte? Le geste vif de Nathalia le ramena sur le droit chemin et il vînt à son tour témoigner son obéissance. Il frappa peut-être un peu fort contre sa poitrine, habitué à venir heurter la lourde armure des fidèles de son poing en réponse aux ordres de sa Reine. Son fin chemisier amortit comme il le pu le choc.

_ Non, ma Reine. Il n’y a rien de plus à vous apprendre. [Nan pas de faire part, ce n’était qu’une blagounette entre Arlhée et Lolo et il sait bien que ce serait dangereux de te provoquer ainsi.]

Daleg regarda un instant en direction de la fenêtre de la chambre. Il resta quelques secondes l’air songeur, une moue embarrassée et indécise se dessina sur son visage. Au bout de quelques secondes supplémentaires, le jeune homme abandonna quelques instants sa position de soldat pour faire part d’état d’âmes personnels. Cela n’avait plus grand-chose à voir avec les questions problématiques du petit garçon qui demandait à son professeur: « Pourquoi je suis différent? », « Pourquoi les autres m’aiment pas? » Il lui avait bien fallu se faire une raison mais pour ce problème là, il avait beau retourner le problème dans tous les sens, il ne voyait pas de réponse assez logique pour le soulager. D’une voix mal assurée, il se risqua.

_ Nathalia, pardonnez-moi si je manque à ma place mais j’ai besoin de vous faire part d’un mystère qui me persécute depuis des nuits… et j’ignore pourquoi mais vous êtes prioritairement concernée.

Les silences se succédèrent. Daleg entrouvraient les lèvres mais les refermaient aussitôt car il ne savait pas comment formuler ce problème sans qu’il ne passe pour un fou. Mais l’aube se lèverait sans doute bientôt et il n’avait pas toute la nuit pour lui faire part de ce qui lui pesait. Si les serviteurs les surprenaient tous deux dans cette tenue. Nathalia, lui, le lit défait… cela engendrerait des rumeurs dont la Reine voudrait certainement bien se passer. Il activa.

_ Je vous vois dans mes rêves… je sais que cela peut paraître stupide de vous faire part d’une chose aussi futile, sans doute me direz-vous que ce n’est qu’un rêve mais ce sont des rêves si… en fait, je crois que ce ne sont pas les miens. Il vaudrait peut-être mieux que je vous raconte le rêve qui m’a amené à errer dans les couloirs du château cette nuit. Vous étiez assise à une coiffeuse comparable à celle qui orne votre chambre et un homme ayant mes traits s’immisçait derrière vous, j’avais beau essayer de vous prévenir, vous ne sembliez pas me voir et cet homme se penche sur vous et vous enlace, et quand vous finissez par le regarder vous lui donnez mon nom. Je suis désolé ma Reine, j’ai essayé des nuits entières de garder cela pour moi mais mon travail commence à s’en ressentir et j’ai mille questions qui germent en mon esprit.

Daleg demeura dans la pièce un peu perdu, ne sachant pas si il avait bien fait de lui parler de cela. Il avait trouvé encore une occasion de se faire passer pour un idiot. C’était une partie de sa vie intime qu’il venait de lui livrer sur un plateau et sa pudeur et sa discrétion l’empêchait de se sentir à l’aise face à cela.
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Del Lä Niokirkanof
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 4 Oct - 20:03

Ilk arriva sans crier gare et s'engouffra dans la chambre de Nathalia. Il poussa un cri strident pour bien sur se faire remarquer. Ensuite il se percha sur une poutre et attendit que les deux personnes présente ait finit de parler pour lui-même intervenir. Surtout que cette fois-ci il se trouvait dans une situation critique. Il devait agir avec parcimonie pour ne pas qu'il y ait de problème entre les deux.
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 4 Oct - 22:31

(8 lignes minimum mon cher kirkanoff Wink )
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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 17 Oct - 1:22

Leur conversation dans le bureau adjacent lui semblait si peu lointaine; une dizaine de jour ou plus. À son retour au château, la belle rouquine avait eu dans le regard une flamme que Nathalia avait mainte fois au paravent étouffée, éteinte pour ne pas dire tuée. Par contre, la lueur qu’avait engendrée l’annonce de la triarchie s’était montrée tout autre. L’excitation que la veuve lui avait jadis connue s’était de nouveau montrer, mais aussi tôt, celle-ci s’en était déjà aller. Arlhéeane était celle qui avait fait renaître la Triarchie et voilà que déjà son héritière prenait sa place. Nathalia n’accorderait plus de repentir à la femme qui l’avait une fois pour toute déçue. Comment se pouvait-il qu’Arlhéeane ait pu se retourner si vite en un délai si limité… Son esprit devait déjà se torturer quant à cette décision lorsqu’elle était revenue. Le sort que Del Lä Niokirkanof avait réservé à ses enfants avait du « accélérer » sa décision. Arlhéeane s’était toujours montré bonne improvisatrice lorsqu’elle gouvernait les Fidèles. Cette impassibilité devant les obstacles laissait croire que tout était prévu. C’était cette positivité qui avait laissé croire à Nathalia qu’Arlhéeane arriverait à détruire les Rebelles un jour. Mais ce jour ne viendrait jamais… Toutes ces qualités militaires qu’elle avait développées lors de son apprentissage en ces murs jouaient désormais contre eux. Les fidèles avaient été sa famille, mais l’apparition de cet aveugle dans la vie d’Arlhéeane avait suffit pour qu’elle se révolte. Mais encore, jamais Arlhéeane n’avait douté du projet fidèle. Elle était partie parce qu’elle portait dans ces entrailles le fruit d’une trahison. Ses sentiments amoureux l’avaient forcée à capituler. Pourtant, la foi d’Arlhéeane était sans précédant. Y avait-il encore une chance qu’elle ne rejoigne pas le rang de Soldat Rebelle? Refuserait-elle à cet homme cette chance d’avoir parmi les simples miliciens plus qu’un soldat de formation, une combattante hors-paire. Nathalia ne pouvait qu’espérer.

Le changement de ton de Daleg l’inquiéta un peu. Cela faisait de longues années qu’il ne l’avait pas utilisé devant elle. Lorsqu’enfant, il lui avait posé de nombreuses questions existentielles sur ce même ton. Elle para le coup en affichant une mine songeuse. Quels songes pouvaient encore le tourmenter. Il semblait à la femme de pouvoir qu’elle avait parcouru en long et en large tout son savoir sur son existence avec lui. Elle fut surprise qu’entendre qu’elle jouait un rôle dans le film de ses rêves. Étant elle-même peu familière avec ses propres songes nocturnes, elle ne pouvait voir où il en viendrait. Dans ces jeunes années sur cette terre, elle avait fait de ce sujet une obsession. Encore, elle ignorait comment se soustraire définitivement à ces hallucinations. Sa solution durant toutes ses années avait été de subir lors de ces rares périodes de sommeil. Pour Daleg, elle avait constaté qu’il était de constitution différente. Plus humain, il lui était essentiel de dormir. Quant à ses rêves, il lui avait raconté des histoires farfelues propres aux rêves humains. Quelques tourments quant à son identité selon ce qu’il lui avait glissée il y a de cela fort longtemps, mais aucunes similarités avec le calvaire des nuits que la Reine vivait. De plus que son esprit avait entrepris dernièrement de lui faire vivre des instants irréels. Nathalia se trouva bien dépourvu devant ce que lui racontait son protéger. Inévitablement, elle se tourna vers la coiffeuse qu’elle avait fuit du regard lors de son réveil. En effet, elle avait prononcé son nom de la même façon que lorsqu’il avait pénétrer dans sa chambre en brandissant son arme. Mais d’où pouvait-il le savoir? Ces talents magiques s’arrêtaient à la manipulation de la matière. Il ne possédait aucune faculté lui permettant de s’insinuer dans l’esprit de la femme méphistophélique. Il semblait toutefois qu’il ait fait son propre rêve bien avant elle. Il ne lui était pas possible de se souvenir si une impression de déjà-vu l’avait envahi à ce moment de fabulation.

L’homme se tenait toujours debout devant elle. Nathalia pouvait lire sur son visage un mal qu’elle seule pouvait apaiser. Malheureusement, elle ignorait comment. Sa propre personne était un mystère alors quant à Daleg, elle ne pouvait que suggérer une similitude. La tournure que prenait leur discussion la touchait énormément. Que l’homme la considère encore comme la femme à qui il pouvait raconter les mœurs de son intimité empêchait Nathalia de le laisser planter devant elle comme un soldat devant son supérieur. Elle se leva de son simple fauteuil et avança en sa direction. Dans un geste lent, elle lui saisit les poignets et l’entraina avec elle sur le divan à leur gauche. Elle le fit s’asseoir à ces côtés retenant encore ses mains dans les siennes. Elle lui porta un regard affectueux.


-Daleg, il m’est impossible de faire le compte des années de ma vie. Cette terre me porte depuis un temps qui n’existe plus même dans les mythes les plus anciens. Depuis toujours, dans mes rares sommeils, je revis des moments de ma vie que j’ai oubliée. Je n’ai jamais connue les songes humains qui sont le résultat de leur sentiment et de leur état d’âme. La logique provient du fait que je ne connais pas ces états. Ma tête se contente de me faire vivre toutes les pages de ma vie passée.

Elle marqua une pause afin de relever son regard qui s’était abaissé vers le sol. Il s’échappait de ces paroles une nostalgie qui ne resta pas longtemps. Sans doute, Daleg avait souvenir d’avoir déjà entendu ces mots lorsqu’enfant. Dans un contexte fort différent, Nathalia lui avait jadis dit ces mêmes phrases entre coupé de d’autres. Sans doute, devait-il se demander pourquoi elle lui racontait encore cette vieille histoire, elle qui n’aimait pas répéter. Lorsqu’elle eut soufflée un peu et que son regard recroisa celui de son protéger, la dame reprit son récit, mais elle se dirigea concrètement vers le but de ces paroles.

- Ce que tu me raconte de ton rêve ne m’est pas totalement étranger. En cette nuit même, et là je te parle de façon très personnelle (autrement dit Ilk est pas encore là), j’ai eu un songe identique. Le décor que tes mots ont construits est le même que dans mes pensées. Je ne suis pas familière à ce genre de vision. Mon esprit s’est toujours contenté de me renvoyer des souvenirs éteints. Certains évènements me sont déjà apparus auparavant, mais ils ne se sont jamais déroulés devant cette coiffeuse. Je suis tout aussi incrédule que toi… Pour la première fois de mon existence, je pense à abandonner. Je ne veux plus chercher plus à comprendre ce qui m’arrive. Ce sont toujours des questions avec des esquisses de réponses. Quelques soient tes questions, je doute d’y répondre avec efficacité. C’est bien l’un des seuls sujets sur lequel je suis loin d’être maître.

Cette franchisse l'effrayait. Elle venait de livrer à cet homme la seule faiblesse qu’elle reconnaissait. Elle se doutait que ce n’était pas la seule qu’elle pu possédée, mais en cet instant, c’était la seule devant laquelle elle pouvait s’avouer vaincue. Elle baissa le regard vers leurs mains toujours jointes. Dans ces explications, elle en avait oublié leur contact physique. Ses yeux dorés se ternirent malgré les flammes qui dansaient dans l’antre accompagnée par celles du soleil qui se levait derrière la porte vitré. Sa peau naturellement blafarde était à l’opposé plus colorer qu’à l’habitude. C’est sous cet aspect plus humain que miroitait Nathalia. Elle pouvait sentir le regard de Daleg sur elle. Elle tenta d’y échapper en se détournant de l’homme lâchant enfin les larges mains qu’elle avait recouvertes des siennes. Le bruit de pas dans le couloir attira son attention. Elle pouvait entendre le son de la porcelaine qui s'entrechocait. La nuit avait fillé si vite qu'elle ne s'était pas rendu compte que le matin avait fait son apparition. Comme à l'habitude, une servante venait porté à Nathalia une tasse de thé. Sans doute, avait-elle répéter ce geste même lorsque la Reine eu été absente. La porte s'ouvrit pour laisser passer une silhouette délicate plateau à la main. La surprie se lu sur son visage de découvrir deux grands personnages dans la pièce habituellement vide ou du moins que seule la propriétaire eu été l'occupante. La jeune fille pencha la tête en tentant de bredouiller des excuses. Le regard de Nathalia s'était tout de suite dirigé vers cette dernière.


Dernière édition par Nathalia Gaviria le Dim 25 Oct - 12:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 24 Oct - 13:42

Daleg n’ignorait pas qu’il avait les faveurs de la Reine, mais même s’il savait qu’elle supporterait venant de lui bien plus de chose que chez beaucoup d’autres soldats, il n’en jouait pas. Ce soir était une exception, une exception qu’il aurait bien volontiers tué dans l’œuf mais il ne pouvait plus taire des rêves où il se trouvait aspiré, comme un invité forcé. Il n’avait pas demandé à partager ce genre de visions nocturnes. Lorsqu’elle regarda la coiffeuse, Daleg dût retenir bien des questions car il comprit que ce rêve lui parlait plus à elle qu’à lui. Il aurait voulu savoir qui était cet homme qui avait su voler son cœur de femme mais il avait emmené Nathalia sur un chemin qu’il aurait rendu impraticable s’il avait su les tourments que cela lui causerait.

Ses mains qui enserrèrent ses poignets le conduirent automatiquement à son enfance où ses cheveux noirs ne lui tombaient alors que jusqu’aux épaules. Maintes fois, ce petit être perdu qu’il était aurait voulu l’appeler Maman après tous les soins et toute l’attention qu’elle lui avait porter… un peu d’amour peut-être. Il n’était le fils de personne alors l’enfant rêveur avait imaginer que Nathalia serait celle-là. Il n’avait pas exiger d’elle plus que ce qu’elle lui donnait, conscient que sa vie était déjà une chance. Peut-être qu’après tout, Nathalia avait besoin d’aimer. Cela devait être dur de voir mourir les gens qu’on aime alors que nous sommes nous-mêmes condamnés à rester sur cette terre. Daleg vieillissait lentement, très lentement et peut-être que Nathalia avait trouvé en Daleg, la seule personne qui ne lui briserait pas le cœur en disparaissant dans le néant aussi rapidement que tous les hommes qui parcouraient le monde. Un sourire inquiet vint répondre à cette lueur de tendresse alors qu’ils s’asseyaient tout deux dans le sofa. Il n’avait pas essayé de lui résister, son corps s’était laissé happé par le besoin de comprendre. Concentré sur les explications qui glissaient de ces lèvres noires, le jeune homme ressentait le poids des mots et ces rêves qui étaient des « pages de sa vie passé » ne lui donnait que davantage envie de lui demander: « Qui était cet homme? » mais une nouvelle fois, comme soudée l’une sur l’autre, ses lèvres ne bronchèrent pas. Il garda pour lui cette question qui lui brûlait les lèvres jusqu’à les consumer et qui s’il l’avait su, aurait pu éclairer encore un peu le chemin de ses origines. Comme deux marionnettes, ils tournaient ce soir autour du même secret.


Plus dur encore que tout ce qu’elle lui apprenait, le mot « abandonner » de la bouche de Nathalia fit écarquiller les yeux du soldat qui se libéra des prises sur ses poignets avec surprise, non jamais il ne la laisserait abandonner sur quoi que ce soit. Quel idiot était-il d’avoir lancer ce sujet en s’attendant à ce qu’elle ait une réponse à une chose aussi invraisemblable.

_ Ma Reine, vous savez que l’arrogance n’est pas un trait de mon caractère mais croyez-moi, il n’y a personne qui croit plus en vous que moi dans ce château et jamais, et j’offrirai ma vie sur cette certitude, je sais que vous n’abandonnerez. L’abandon n’est pas dans votre nature… et je…

La poignée s'abaissant, le bruit du nécessaire à thé tremblotant sur le plateau, l’apparition de cette servante à peine réveillé ramena Daleg a une réalité qu’il avait oublié. Il se releva d’un coup, s’éloignant brutalement de Nathalia. Cette femme aussi innocente soit-elle serait bien capable de colporter des rumeurs les ayant trouvé tout deux en milieu de la nuit dans la chambre de Nathalia, uniquement vêtus d’une tenue de nuit. Daleg recula vers la porte. Il l'ouvrit alors que la lueur de l’aube émergeait à l’horizon. Ses yeux verts bouteille la croisèrent une dernière fois tandis qu’il la saluait avec aplomb.

_ Je ramènerai la princesse, ma Reine!

La porte se referma après lui mais la colère du jeune homme aurait bien coupé cette femme en rondelles. Il lui avait prit un temps, déjà trop rare, où elle et lui pouvaient se retrouver comme des êtres humains et non comme des soldats parlant de stratégies et de guerre.

Le Co-capitaine rejoint sa chambre pour rapidement se préparer à un prompt départ. Il ne savait pas plus où chercher mais quitte à se mettre en danger, il se rapprocherait de la zone rebelle. Si Yamina s’y trouvait, il la trouverait!
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 25 Oct - 11:40

Scuse Nio, ça fait 21 jours que tu n'as pas changé ton post donc j'ai pris la liberté de changer Ilk en servante dans mon post afin que nos persos ne restent pas bloqués.

Voilà, donc, dès que tu auras l'occasion tu pourras reprendre une entrevue avec Nathy.

A bientôt! ^^
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Jeu 29 Oct - 22:12

hj: C'est cool je n'en ai pas rancune

Ilk était en effet arriver au moment ou la discution venait de se terminer. Il avait a peine pus entendre les dernier mots de Daleg, mais il avait pus le voir sortir. Il avait vu dans le regard de cet homme de la frustration.

-Et bien ma reine. Voila que vous mettez de si beau jeune homme en colère alors que vous pourriez profiter d'eux. Vous êtes tout comme mon maitre. Vous vile et manipulatrice. hehehe

Il poussa un cri ressemblant a un rire.

-Mais ce n'est pas pour vous flatter que je suis venu, mais bien pour me mettre a votre service. Nio m'envoi non pas pour vous observer, mais bien pour être votre conseiller. Si vous me demandez qu'est-ce qu'il prépare, je crois qu'il est a la recherche d'une certaine fille.

Il s'envola et atterit sur l'épaule de Nathalia lui rentrant les griffe dans l'épaule.

-Ce sont mes ordres et je ne peux y déroger. Alors laisser moi vous dire ceci. Voici mon premier service pour vous prouver ma loyauté. Lors de mon voyage jusqu'ici, j'ai assister a une scène des plus alléchante. hehehe

Il s'evola laissant une trace sanglante dans l'épaule de Nathalia et se posa sur le lit.

-J'ai reconnu un certain capitaine. Armure scintillante lance, épée et bouclier ccrépitante de petite éclaire électrique. Je ne conais pas son nom, mais je m'en souviens assez pour l'avoir vu sur les champs de bataille que j'ai observé pour mon maitre lors de combat entre fidèle et rebelle. Surement qu'il ne eut pas que vous le sachiez étant donner qu'il est le capitaine a vos service. Mais en écoutant ce qu,il a dit j'ai su que cela pourrais vous donner une raison de vous en débarasser, enfin si vous vous dépêcher avant qu'il ne trouve la nouvelle reine. hehehe

Il s'envola encore une fois pour se poser sur un le dessus d'un miroir de bureau.

-Mais de quoi je parle vous aller me dire. hehehe. Je parle d'une révolution au sein même de votre armé. Il a prit un grand nombre d'homme avec lui. Des gens de tout rang, mais tous des combattants. Aguerrie si je ne m'abuse après les avoir vu. Il a sortit un discours émouvant qui m'aurait peut-être fait ébraler si j'avais été plus virtueux. hehehe. En bref un groupe de quelque centaine de soldat se sont retourné contre vous pour se mettre au service de cette nouvelle reine. hehehe. Alors qu'en pensez-vous.

Il s'envola et atterit sur la même épaule et lui susura a l'oreille.

- Alors qu'en pensez-vous.
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Nathalia Gaviria
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Dim 8 Nov - 15:45

Les bruits dans le couloir ne l'avaient point affectée jusqu'à ce qu'ils viennent s'arrêter devant la porte de sa chambre. L'enfant au plateau de Thé n'avait sans doute prit aucune chance en sautant un matin même si la Reine s'était montré absente les veilles. La porte s’était ouverte alors que Daleg s’interrompait frappé par une réalité que tout deux avaient omis quelques instants. La jeune servante s’était figée sur place en apercevant deux présence alors qu’une seule aurait du s’y trouver. Elle connaissait la réticence de Nathalia de recevoir dans un tel lieu. Toute fois, que l’homme soit nul autre que le Co-capitaine Daleg la mit mal à l’aise. La tête baissée, elle attendit en retrait l’instant approprié pour aller déposer son plateau. Quant à la Reine, elle s’était contentée de se retourner vers les flammes dansantes. Tout ce qu'elle trouva à réponde à cet homme résolu de quitter de la pièce se résumait à ses attentes envers sa réussite. Lorsqu'il passa au côté de la demoiselle tremblante, celle-ci s'éloigna de Daleg en se rapprochant de Nathalia. Malheureusement, l'état de la table ne lui permettait pas de poser son plateau pour ensuite partir. Un certain liquide rouge s’était répandu sur la table basse. La servante déposa son étalage sur un coin de la table sec et sortie de son tablier un chiffon sous le regard vide de Nathalia. La jeune enfant épongea le contenue rouge qui s’égouttait encore sur le sol et replaça le plateau devant la chef. Elle tenta un regard vers la femme de pouvoir, mais aucunes réactions ou émotions n’étaient perceptibles. De plus, la jeune fille effrayée percevait un battement d’aile. Sans aucun désir de prolonger sa présence, elle s’éclipsa d’un pas rapide tout en refermant la porte avec délicatesse derrière elle. Nathalia ne bougea pas lorsqu’une vois s’éleva de par et d’autre d’elle. Cette voix commençait à lui être familière. Évidemment, elle contrôlait son animosité accumulée depuis nombre de jours.

-Il m’est trop dévoué pour que dans son âme il puisse subsister un sentiment d’antipathie.

Elle ferma les yeux pour mieux absorber le son trident que l’oiseau poussa. Elle tourna la tête vers celui-ci lorsqu’il vint à éclaircir la raison de sa présence. Elle s’était attendu à ce qu’il lui annonce un message de la part de son maître, mais de là à lui proposer de la conseiller. Bien entendu, c’était selon le désir de Del Lä Niokirkanof. Le fait qu’il soit à la recherche d’une certaine enfant ne surprit pas Nathalia. La femme avait fini par s’habituer au comportement quelque peu « paternel » de l’assassin. Toute fois, il n’existait pas beaucoup de ses âmes qui puissent intéresser l’homme. Ayant sa propre idée quant à l’identité de cette personne, Nathalia passa au point suivant que l’aigle lui commentait. L’oiseau laissa de petites entrailles dans son épaule lorsqu’il reprit son vol jusqu’au lit à baldaquin. Elle le suivit du regard et se tourna sur le divan appuyant ses bras sur le dossier du fauteuil et son menton sur ses bras. Son tronc était accoté contre la rembourrure rouge du sofa.

-Ça, ça m’intéresse…

Elle porta une attention particulière à la description que lui fit Ilk, le compagnon de Kirkanoff. Ainsi, le capitaine Dikana avait commis la faute qu’elle attendait tant. Nathalia n’était pas du genre à accorder sa confiance à autrui avec facilité et le capitaine malgré ses longues années à son service n’avait jamais pu prouver sa loyauté envers elle. Tant de fois, elle l’avait examiné afin de trouver une raison de sa destitution. Elle resta immobile lorsque l’oiseau changea encore d’endroit. Cette fois à sa gauche, l’aigle poussa un peu plus loin ses dires. Nathalia se trouva embêter d’apprendre que le capitaine avait créé une révolution dans ses rangs. Ainsi, il voulait jouer au Rebelle de plomb... Nathalia ne le laisserait pas mettre des idées saugrenues dans la tête encore vierge de la chère Lumia. Cette enfant était héritière d’un trône. Un trône que sa mère lui avait créé, une place de choix. Non, Nathalia s’était juré que l’enfant sera à elle. Ce ne serait pas de petits pions qui mettraient en échec la reine. Nathalia ferma les yeux un instant. L’oiseau se posa sur son épaule une nouvelle fois et vint lui susurrer des mots à l’oreille.

*Que parfois, moi aussi j’aimerais être un petit oiseau pour entendre entre les branches.*

Elle se leva du sofa dans un houlement des épaules ce qui fit perdre sa place à l’aigle. Elle fit le tour du diva net se dirigea vers le fond de la pièce là ou se trouvait son armoire à vêtement. Elle l’ouvrit pour passer du regard ses tenues.

-Et je suppose que la fille que cherche Niokirkanof est justement cette princesse, la progéniture d’Arlhéeane de surcroit.

Confia-t-elle à l’oiseau noir alors qu’elle arrêtait son choix sur une de ses robes noires. Elle fit glissée sa tenu de nuit de ses épaules pour repassé sa robe sombre aux garnitures dorées qui tombait sur ses courbes. Deus ruban de fils d’or passaient sur sa poitrine et longeaient son ventre pour se rejoindre sur son bas-ventre, un col de dentelle teint lui montait dans le cou et ses manches se terminaient au coude en froufrou doré. La reine lissa le bas de la robe que la crinoline faisait gonflée. Elle se dirigea ensuite vers sa coiffeuse ou elle s’assit. Son propre reflet créa une boule dans son ventre et d’ainsi prendre sa brosse dans sa main la fit déglutir en silence. Elle passa quelques coups dans ces longs cheveux pour ensuite en remonter une partie. Elle se pencha pour sortir d’un de ses tiroirs une rivière de pierres dorées. Pour terminer, Nathalia ouvrit le coffre à bijoux posé sur sa coiffeuse. Sa couronne en or s’y trouvait. Elle l’installa au sommet de sa chevelure avant de se retourner vers l’aigle.

- Je dois rencontrer des gens. M’accompagnez-vous?

Dit-elle en offrant son épaule à l’oiseau avant de cheminer vers la porte qu’elle franchit par la suite.

[C’est un peu abrupt comme fin, mais si t’avais encore quelque chose à faire dire de la part de Ilk, poste-le. J’vais poster ensuite dans la salle de bal. ]
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MessageSujet: Re: Chambre de Nathalia   Sam 21 Nov - 16:04

Pendant que Nathalia parlait, Nio se trouvait en effet dans la salle de bal. Pendant qu'il écoutait les convives et la conseillère il avait prit contacte avec son aigle et avait pus observé tout la discussion sans pour autant entendre ce qui se disait. Il se devait de ne pas perdre le fil de la discussion en bas. Une fois la dscussion terminer et Nathalia partit, Nio coupa le contacte. Ilk se secoua la tête. Il détestait quand son maitre rentrait dans sa tête comme cela, mais il n'avait d'autre choix que d'enduré. Nathalia était partit et lui était rester, mais il savait ou son maitre se trouvat, aussi, il s'envola a travers les portes et se dirigea vers la salle de balle ou se trouvait son maitre.

-Et encore un mal de tête pour le pauvre Ilk.

Il voleta dans les couloir faisant peur a plusieurs servant et servante qui échappèrent leur plateau sur son passage. C,était de quoi rendre Ilk de bonne humeur. Enfin, il arriva bientot a destination
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Chambre de Nathalia
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